Quand un peuple descend dans la rue, c'est que l'État a cessé de gouverner pour lui
Il y a quelque chose de particulièrement éloquent dans la colère d'un peuple réputé patient. Pendant des décennies, les Mauritaniens ont encaissé, absorbé, digéré. Ils ont regardé leurs ressources partir vers des cieux étrangers ou vers les comptes de quelques mafieux Nouakchottois. Ils ont vu leurs enfants diplômés rejoindre les longues files de l'attente kafkaïenne devant des ministères indifférents. Ils ont compté leurs sous face à une inflation galopante pendant que, sur l'avenue du Roi Fayçal, les SUV blindés des conseillers présidentiels fendaient la foule sans ralentir.
Aujourd'hui, ils descendent dans la rue. Et quand ce peuple-là descend dans la rue, ce n'est pas un caprice. C'est un diagnostic.
Les visages que l'on voit sur les images qui circulent sur les réseaux sociaux ne sont pas ceux de révolutionnaires professionnels. Ce sont des jeunes de Sebkha et d'Arafat, des commerçants du Cinquième, des femmes de Teyarett, des enseignants de l'intérieur du pays qui ont fait douze heures de route pour dire, simplement, qu'ils n'en peuvent plus. Leur présence dans la rue est la preuve que les soupapes institutionnelles - partis politiques, Assemblée nationale, société civile encadrée - ne fonctionnent plus comme exutoire. L'État a fermé toutes les portes. La rue est la dernière qui reste ouverte.
La thèse de cet article est simple : ces manifestations ne sont pas un accident de l'histoire politique mauritanienne. Elles sont la conséquence logique, documentée et prévisible d'un régime qui a failli à sa mission fondamentale - gouverner pour tous et non pour quelques-uns. Et elles adressent à Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani un avertissement que l'histoire des révolutions arabes et africaines nous enseigne à ne jamais sous-estimer.
Un État tribal et clanique - L'anatomie d'une République de façade
La République islamique de Mauritanie possède une constitution, un parlement, une Cour constitutionnelle, un Haut Conseil islamique et toute l'architecture symbolique d'un État moderne. Mais derrière cette façade républicaine se cache une réalité que tout observateur sérieux connaît : le pouvoir réel en Mauritanie se distribue selon des logiques tribales et claniques qui n'ont jamais été formellement abolies, simplement camouflées sous le vernis institutionnel.
L'analyse des nominations aux postes stratégiques est, à cet égard, particulièrement révélatrice. Dans l'armée, dans la diplomatie, dans les directions générales des entreprises publiques, dans les gouvernorats des wilayas sensibles, la compétence est rarement le premier critère retenu. Ce qui compte, c'est l'appartenance - à la tribu du chef, à la confrérie qui soutient le régime, au réseau de fidélités personnelles tissé depuis les années de formation politique et militaire du président. Les grandes tribus historiquement proches des cercles du pouvoir - et leurs ramifications dans les corps de l'État - continuent d'exercer une influence déterminante sur la configuration des élites dirigeantes.
Cette architecture n'est pas nouvelle. Elle traverse tous les régimes depuis l'indépendance en1960. Ce qui est nouveau, c'est l'aggravation de ses effets dans un contexte où la Mauritanie dispose, pour la première fois de son histoire, de ressources gazières et minières susceptibles de transformer son économie. Quand les ressources étaient maigres, le tribalisme était une nuisance. Quand les ressources deviennent abondantes, il devient une catastrophe nationale. Car il signifie que la rente sera captée par les réseaux de fidélité et non redistribuée selon des critères d'équité territoriale et sociale.
La conséquence directe de cette logique tribale est la destruction progressive de la méritocratie républicaine. Le fonctionnaire compétent qui ne dispose pas des bonnes connexions végète. Le médiocre bien introduit grimpe. Les jeunes mauritaniens le savent, le vivent, le dénoncent. Et quand ils descendent dans la rue, c'est aussi pour dire que le diplôme qu'ils ont obtenu au prix de sacrifices familiaux considérables ne vaut rien dans un système où ce qui compte, c'est le nom de tribu que l'on porte sur sa carte d'identité.
La gouvernance mercantiliste - L'économie comme butin
La Mauritanie est, sur le papier, un pays riche. Son sous-sol recèle du fer, de l'or, du cuivre et du phosphate. Ses eaux territoriales comptent parmi les plus poissonneuses du monde. Et depuis 2023-2024, le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé conjointement avec le Sénégal en partenariat avec BP et Kosmos Energy, a commencé à générer des revenus d'exportation substantiels qui étaient attendus comme un tournant historique pour le développement du pays.
La question qui s'impose alors avec une acuité douloureuse est la suivante : où va l'argent ?
Selon les données de la Banque mondiale, le PIB par habitant de la Mauritanie en parité de pouvoir d'achat reste désespérément bas, aux alentours de 5 500 à 6 000 dollars, et les inégalités de distribution de la croissance sont structurellement prononcées. Le taux de pauvreté, selon les estimations de l'Office National de la Statistique mauritanien et des partenaires du développement, touche encore une fraction significative de la population rurale, particulièrement dans les régions du Guidimakha, de l'Assaba, du Hodh El-Charghi et du Hodh El-Gharbi. Ces populations ne voient pas les retombées des hydrocarbures offshore. Elles ne voient pas les royalties minières. Elles ne voient que la cherté des denrées alimentaires, l'absence de routes, l'hôpital en ruine et l'école sans enseignants.
Le modèle économique mauritanien est, structurellement, un modèle d'extraction-captation. Les ressources naturelles sont extraites, les contrats sont négociés dans l'opacité, les marchés publics sont adjugés à des opérateurs économiques dont les liens avec le pouvoir politique ne constituent un secret pour personne à Nouakchott. La Cour des comptes mauritanienne a signalé des irrégularités dans la gestion des finances publiques. Mais les suites judiciaires restent l'exception et non la règle.
Les accords de pêche avec l'Union européenne illustrent particulièrement bien cette dynamique mercantiliste. Pendant que des chalutiers européens drainent les ressources halieutiques mauritaniennes en vertu d'accords dont les termes financiers favorisent peu les communautés de pêcheurs locaux, les populations d'Imraguen, de Nouadhibou et de la côte atlantique voient leurs moyens de subsistance traditionnels se réduire. La mer nourrit l'Europe et remplit quelques comptes bien précis à Nouakchott. Elle ne nourrit pas assez le Mauritanien ordinaire.
La corruption systémique - Chiffres et visages
La corruption en Mauritanie n'est pas un phénomène marginal qu'un gouvernement courageux pourrait éradiquer par une campagne de communication bien orchestrée. C'est une donnée structurelle du système de gouvernance, documentée, mesurée et régulièrement dénoncée par les institutions internationales.
L'Indice de Perception de la Corruption de Transparency International place régulièrement la Mauritanie dans le dernier tiers du classement mondial, aux alentours de la 130e à la 140e position sur 180 pays évalués. C'est le signe d'une corruption perçue comme systémique et non pas exceptionnelle. Le rapport annuel de la Banque mondiale sur la gouvernance classe la Mauritanie dans les percentiles les plus faibles pour les indicateurs de « contrôle de la corruption » et d'« État de droit ». Le FMI, dans ses consultations au titre de l'Article IV, a régulièrement exprimé des préoccupations sur la transparence de la gestion des ressources extractives et la faiblesse des mécanismes de contrôle interne.
Au-delà des indices, la corruption mauritanienne a des visages concrets que les citoyens ordinaires vivent quotidiennement. C'est le fonctionnaire de l'état civil qui exige un bakchich pour délivrer un document auquel le citoyen a droit. C'est le marché public gonflé à 40% au-dessus du prix réel du marché. C'est l'exonération fiscale accordée discrétionnairement à une entreprise appartenant à un proche du régime pendant que le petit commerçant croule sous le poids d'une fiscalité appliquée avec une rigueur sélective. C'est le contrat de concession minier négocié sans appel d'offres transparent. C'est le budget de l'éducation et de la santé chroniquement sous-exécuté pendant que les dépenses de souveraineté et de sécurité restent hors de tout contrôle parlementaire effectif.
Sous Ghazouani, quelques procès retentissants ont été médiatisés - dont celui de l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, son prédécesseur et mentor devenu rival, poursuivi pour des faits de corruption et d'enrichissement illicite. Ce procès, aussi important soit-il symboliquement, ne doit pas faire illusion. La corruption d'un individu, même au sommet de l'État, ne constitue pas la preuve d'une volonté politique sincère d'éradiquer le phénomène dans ses dimensions systémiques. La sélectivité des poursuites judiciaires - frapper l'ennemi politique sous couvert d'anti-corruption - est l'un des détournements les plus cyniques de la lutte anticorruption dans les régimes post-autoritaires africains.
La fracture sociale - Le peuple mauritanien à bout
Les manifestants mauritaniens ne sont pas dans la rue pour des raisons abstraites. Ils y sont parce que leur vie quotidienne est devenue, pour une fraction croissante de la population, insupportable dans ses dimensions les plus concrètes.
Le chômage des jeunes constitue la blessure la plus profonde. Avec une population dont la majorité a moins de 25 ans et une économie dont la croissance est insuffisamment créatrice d'emplois formels, les estimations du chômage des jeunes oscillent entre 30 et 40% selon les sources. Des milliers de diplômés de l'Université de Nouakchott, de l'École Nationale d'Administration, des instituts techniques, attendent depuis des années une hypothétique titularisation dans la fonction publique ou une insertion dans un marché privé structurellement étroit et dominé par les réseaux. Cette jeunesse désœuvrée, connectée aux réseaux sociaux, informée de ce qui se passe dans le monde et chez ses voisins, est une poudrière sociale que ni les discours présidentiels ni les programmes d'emploi des jeunes aux résultats décevants ne suffisent à désamorcer.
L'inflation alimentaire aggrave dramatiquement cette situation. Les prix des denrées de base - riz, farine, huile, sucre - ont connu des hausses significatives ces dernières années, partiellement importées par le contexte international post-pandémie et post-conflit ukrainien, mais aussi amplifiées par les défaillances de la politique commerciale intérieure et la spéculation des importateurs en position quasi monopolistique. Pour une famille dont le revenu mensuel ne dépasse pas 30 000 à 40 000 ouguiyas, cette inflation est une catastrophe silencieuse qui ronge chaque jour un peu plus ce qui reste de la dignité matérielle.
Le système de santé publique mauritanien est, dans de nombreuses wilayas de l'intérieur du pays, à l'état de délabrement avancé. Les centres de santé manquent de médicaments, de personnel qualifié et d'équipements élémentaires. La mortalité maternelle et infantile reste parmi les plus élevées de la région sahélo-saharienne. Les Mauritaniens qui en ont les moyens se soignent au Maroc, en Tunisie ou en France. Les autres s'en remettent à la providence. Ce n'est pas une métaphore : c'est la réalité documentée par l'Organisation Mondiale de la Santé et les rapports de l'UNICEF sur la Mauritanie.
L'éducation publique est dans un état analogue. La déperdition scolaire, particulièrement dans les zones rurales et péri-urbaines, atteint des niveaux alarmants. La qualité de l'enseignement souffre d'une politique éducative incohérente - les réformes du système bilingue arabe-français ont produit des générations de diplômés maîtrisant insuffisamment l'une et l'autre langue - et d'un sous-investissement chronique dans la formation des enseignants et les infrastructures scolaires. L'école mauritanienne ne produit plus l'ascenseur social républicain qu'elle était censée être.
Face à ce tableau, les manifestants qui scandent des slogans pour la dignité ne font pas de la politique partisane. Ils décrivent leur vie.
L'injustice comme ciment du régime - Quand la loi protège les forts
Une démocratie, même imparfaite, se distingue d'un régime autoritaire par un critère fondamental : l'égalité de tous devant la loi. En Mauritanie, cette égalité est une fiction constitutionnelle que la réalité judiciaire quotidienne dément sans cesse.
La justice mauritanienne souffre d'une double pathologie : la dépendance structurelle au pouvoir exécutif et la perméabilité aux influences tribales et financières. Le Conseil Supérieur de la Magistrature, qui est censé garantir l'indépendance des juges, est présidé par le chef de l'État lui-même - disposition constitutionnelle qui dit tout sur la conception mauritanienne de la séparation des pouvoirs. Dans ces conditions, il est structurellement difficile pour un juge de trancher contre les intérêts du pouvoir politique sans risquer sa carrière ou son affectation.
Les conséquences de cette dépendance sont multiples. D'abord, l'impunité des puissants : les scandales financiers impliquant des personnalités proches du régime font rarement l'objet de poursuites sérieuses, sauf lorsqu'elles sont tombées en disgrâce politique. Ensuite, la répression des voix dissidentes : des journalistes, des blogueurs, des activistes des droits humains ont été poursuivis, arrêtés ou condamnés pour des délits d'expression qui, dans tout État démocratique sérieux, relèveraient de la liberté constitutionnellement garantie. Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté des cas de détention arbitraire et de procès inéquitables touchant des militants mauritaniens, notamment des défenseurs des droits des communautés négro-africaines (Haratine et Afro-Mauritaniens) et des activistes anti-esclavagistes de l'organisation IRA.
Car il faut dire ici ce que beaucoup de discours officiels taisent : la question de l'esclavage et de la discrimination raciale reste une plaie béante dans le corps social mauritanien. L'esclavage a été formellement aboli - pour la énième fois - en 2007, puis criminalisé en 2015. Mais les experts de l'ONU et les organisations spécialisées estiment que des pratiques d'esclavage par ascendance persistent, touchant principalement la communauté Haratine. La criminalisation légale n'a pas été accompagnée d'une volonté politique réelle de poursuivre les pratiques ni d'un programme de réinsertion économique et sociale des communautés concernées. Et quand des militants comme Birame Dah Abeid et ses camarades de l'IRA dénoncent ces réalités, l'État mauritanien répond souvent par la répression plutôt que par la réforme.
Cette injustice multidimensionnelle - économique, judiciaire, sociale, raciale - est le véritable carburant des manifestations actuelles. Elle est aussi le signal le plus inquiétant, parce qu'elle indique que le mécontentement ne se limite pas à une couche sociale ou à une région géographique : il est transversal, il est profond, il est existentiel.
Ghazouani face à l'histoire - Ce que la rue lui dit vraiment
Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani n'est pas Mouammar Kadhafi. Il n'est pas non plus Omar el-Béchir. Il a une réputation d'homme discret, peu enclin aux excès de personnalité qui ont caractérisé certains de ses prédécesseurs sahéliens. Son style de gouvernance est moins brutal dans ses formes apparentes que celui de son mentor et prédécesseur Mohamed Ould Abdel Aziz. Certains observateurs lui reconnaissent une forme de pragmatisme et une volonté de stabilité.
Mais voilà le problème : la douceur du style ne change pas la nature du système. On peut gouverner un État injuste avec courtoisie, mais l'injustice n'en est pas moins réelle pour les gouvernés.
Ghazouani a été élu en 2019 avec des promesses de rupture avec les pratiques de gouvernance de son prédécesseur, et réélu en 2024. Cinq ans après sa première élection, les structures fondamentales qui organisent l'injustice mauritanienne - le tribalisme dans les nominations, la corruption systémique, l'impunité des élites, la marginalisation des régions intérieures - sont intactes. Les discours sur la « bonne gouvernance » et le « développement inclusif » n'ont pas été suivis de réformes institutionnelles profondes et mesurables.
L'histoire des révolutions de la dignité dans le monde arabe et africain enseigne une leçon que personne ne devrait sous-estimer. Zine El-Abidine Ben Ali a dirigé la Tunisie pendant 23 ans en croyant que la police et la croissance économique suffisaient à maintenir l'ordre. Il est tombé en 28 jours. Hosni Moubarak croyait que l'armée et l'Occident le protégeraient indéfiniment. Il a fini devant un tribunal dans une cage en verre. Blaise Compaoré croyait que le Burkina Faso était trop habitué à lui pour se rebeller. Il a fui en pyjama.
Dans tous ces cas, le signal précurseur était identique : une rue qui descend pour la dignité et que le pouvoir n'entend pas, ou pire, qu'il réprime. La répression d'une manifestation populaire légitime n'éteint pas la colère - elle la radicalise et lui donne une légitimité morale supplémentaire.
Ghazouani devrait écouter attentivement ce que la rue lui dit. Ce n'est pas l'opposition politique qui a orchestré ces manifestations pour des raisons tactiques. Ce sont des citoyens ordinaires qui lui disent, avec leurs corps et leurs voix, que le contrat social est rompu. Que l'État ne remplit plus sa part du deal. Que la patience a des limites.
Mise en garde finale - Avant qu'il ne soit trop tard
Mon objectif n'est pas un réquisitoire partisan. Ce n'est pas non plus un appel à la déstabilisation d'un pays qui, au regard de ce que vivent certains de ses voisins sahéliens, a préservé une relative stabilité sécuritaire. La Mauritanie a échappé au chaos jihadiste qui a englouti le Mali, le Burkina Faso et une partie du Niger. C'est une réalité qui mérite d'être reconnue.
Mais la stabilité construite sur l'injustice est une stabilité précaire. C'est un édifice dont les fondations sont rongées de l'intérieur pendant que la façade reste apparemment intacte. Et l'effondrement, quand il survient, est d'autant plus brutal qu'il a été plus longtemps différé.
Les signaux d'alarme sont aujourd'hui clairement visibles pour quiconque veut les voir. Une jeunesse massivement chômeuse et connectée. Une fracture sociale qui s'élargit entre les élites et le reste de la population. Une corruption perçue comme systémique et inattaquable. Une justice aux ordres. Une presse contrainte à l'autocensure. Des manifestations qui s'amplifient. Si à ces signaux le pouvoir répond par la répression policière, les arrestations d'activistes et le silence bureaucratique, la Mauritanie s'engagera dans une spirale dont les étapes suivantes sont écrites d'avance dans les annales des révolutions .
La sortie de crise n'est pas mystérieuse. Elle est même techniquement simple, même si elle exige un courage politique considérable. Elle passe par une réforme profonde des mécanismes de recrutement dans la fonction publique, garantissant la méritocratie contre le tribalisme. Par une transparence totale et opposable de la gestion des ressources naturelles - gaz, pétrole, minerais, pêche - avec publication des contrats et des revenus. Par une véritable indépendance de la justice et une lutte anticorruption qui ne se limite pas à frapper les ennemis politiques. Par un plan d'urgence pour l'emploi des jeunes et la reconstruction des services publics de base. Et par l'ouverture d'un dialogue national sincère avec toutes les composantes de la société mauritanienne, y compris les voix qui dérangent.
Ce n'est pas un programme révolutionnaire. C'est le minimum républicain que tout État digne de ce nom doit garantir à ses citoyens.
Ghazouani a encore le temps de choisir entre l'ignorance d'un système prédateur et les réformes que son pays attend désespérément. L'histoire jugera. Et les rues mauritaniennes, elles, n'attendent plus.
La rue qui gronde n'est pas un ennemi à réprimer. C'est un miroir que le pouvoir doit avoir le courage de regarder en face.
LA VIDEO DE L'ARTICLE, ICI :
Pr ELY Mustapha

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