Poésie de la douleur, poésie de circonstance.

mardi 14 juillet 2009

Rancunes et rancœurs : le pacte introuvable



Qui est prêt à perdre ?

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En vérité, la question que chacun se pose, n’est pas la bonne. Dans ce jeu électoral, la vraie question n’est pas de savoir « qui va gagner ? », mais plutôt « qui acceptera de perdre ? ».

En effet, l’examen des principaux candidats en lice, ne laisse pas indifférent ; non pas quant à leur capacité de gagner, chacun, qui comme on le sait, ayant ses atouts, mais à leur capacité de perdre sans plonger le pays dans la zizanie.

Au lendemain du 18 juillet 2009, une personne sera élue. Il n ya qu’un seul fauteuil pour un unique président. C’est alors moins la connaissance du vainqueur qui compte que l’attitude qu’auront les vaincus. Et je crois que l’avenir de la Mauritanie dépendra beaucoup moins de celui qui sera élu que de ceux qui voudront bien le reconnaître.

En effet, les dissensions qui existent actuellement entre les candidats du fait de leur background politique et leurs divergences d’antan présage bien d’une situation dans laquelle, il serait probable qu’un consensus sur l’élu ne se fasse que difficilement.

Aziz, accepterait-il d’être vaincu ? Accepterait-il que ELY soit élu ? Daddah malgré son alliance avec Ould Boulkheir accepterait-il d’être coiffé au poteau au dernier tour par ce dernier ? Ould Boulkheir se fera-t-il à l’idée que Aziz ou ELY soit élu ?

Autant de questionnements dont la réponse se trouve déjà dans la façon avec laquelle chacun appréhende ses chances de gagner et donc d’écarter les autres.

Les sempiternels cris aux « élections truquées » et autres « boycotts d’investitures », vont-ils réapparaître au lendemain du 18 juillet ? Va-t-on revoir pointés les canons aux portes de la présidence et un énième reniement d’élections?

On se dira que c’est trop tôt pour en parler. Mais il est des menaces qui se doivent d’être fixées avant qu’elles n’adviennent.

Aziz : « l’Etat c’est moi ! »

Aziz, sur cette lancée électorale, au vu de ses propos et de sa façon de tenir encore l’armée dan son giron est dans notre opinion, un candidat qui n’acceptera pas de perdre. Les enjeux pour lui sont éminemment importants. « Son » coup d’Etat, son objectif de conquérir la présidence du fait des concessions « qu’il a bien voulu accepter » pour permettre ces élections et son investissement personnel, humain et matériel dans sa campagne présage qu’il ne souffrira pas d’être battu. Sa situation d’être l’instigateur de cette élection, d’en être le pourvoyeur et le « maître » d’œuvre, ajoutés à son tempérament du « j’y suis j’y reste » (l’éviction de Sidioca en témoigne), ne facilite pas l’idée de croire qu’il lâchera de sitôt les brides d’un Etat dont il n a jamais quitté les alcôves et qu’il a même décidé depuis 2007, avec l’élection de Sidioca d’en être le mentor.

Voyez-vous cet homme là du jour au lendemain céder la bride de son Leviathan, au profit du premier venu ?

Il faut être naïf pour le croire. Aziz, a appris, le jeu de la force et il sait qu’elle a sa disposition. Il n’a jamais en vérité quitté son habit de militaire. C’est toujours un candidat en kaki et qui ne renoncerait pas à continuer à squatter le sommet de l’Etat. N’en déplaise aux autres candidats : Aziz a le plus investi dans le pouvoir. Il a fait des coups d’Etat, il a « maintenu » un président démocratiquement élu au pouvoir, il l’a destitué à ses risques et périls, il a défié la communauté internationale et enfin il a gagné en forçant des élections en y impliquant toutes les tendances opposantes confondues.

Croyez-vous que cet homme-là va laisser « sa » place, chèrement gagnée à une opposition qui n’est même capable de présenter un candidat unique ?

Aziz dispose de la force, des fonds de tiroir de la république, de quelques centaines de sous-fifres chèrement nommés dans les rouages de l’Etat et de cette formidable capacité de notre classe politique courtisane à faire volte-face au premier froissement d’un billet de banque. Dans la politique du ventre, idéologie de nos élites politiques, Aziz tient la cuillère et la soupière.

Daddah : « C’est moi, c’est moi ! »

Quant à Daddah, le voyez-vous battu pour la énième fois ? Si après le 18 juillet, il accuse encore une défaite exponentielle, va-t-il encore aller « féliciter » l’heureux élu ?

On en doute fort. Et même s’il le faisait (il en est bien capable) rappelez-vous ses félicitations à Sidioca lors de son élection et la reconnaissance qu’il lui avait publiquement accordée. Le jour du coup d’Etat du 3 août 2008, il était parmi les premiers à soutenir le putsch.

Il pourra bien se courber encore une nouvelle fois et reconnaître le vainqueur, à moins que ce ne soit Aziz qui comme ses prédécesseurs l’on mené en bateau. Saura-t-il accepter sa défaite et s’en retourner à son RFD ?

Rien n’est moins sur. Le syndrome de Koubenni, pourrait très vite revenir infester la scène. A moins que Ould Boulkheir gagne et que Daddah, lui propose d’être son…Premier ministre. Mais cela calmera-t-il Aziz ? Ferait-il patienter ELY ?

Et si Daddah gagnait les élections, il est fort probable que Ould Boulkheir serait un digne perdant qui récolterait les fruits de ses voix pour entrer au gouvernement ou le diriger mais il n’aura pas le réflexe revanchard de renier les élections à moins que, encore, Daddah, n’ait rejoué le « coup bas » de la dernière transition.

ELY : « l’espoir c’est moi ! »

Quant à ELY ould Mohamed Vall, perdre les élections serait encore pire. Pour cet homme « artisan » de la « démocratie en Mauritanie », se voir renié aux élections c’est toute son aura qui disparaît. Cela démontrera le peu d’attachement que le peuple lui a accordé et le peu de cas qu’il a fait de sa fameuse transition par laquelle il s’est présenté au monde comme « l’homme qui a remis le pouvoir aux civils et instauré la démocratie ». Son image en prendra un sérieux coup et tous ses espoirs de regagner un pouvoir qu’il avait si minutieusement convoité s’effriter.

ELY ould Mohamed n’est pas prêt de renoncer à la victoire ; mais il a la capacité de s’allier avec le premier qui accéderait au second tour. Il le fera avec Daddah, affinités durant l’avant dernière transition aidant. Rappelons-nous que ELY ould Mohamed avait miroité durant toute la transition le siège de président à Daddah qui y a cru dur comme fer et ce jusqu’à la déception « Sidioca » (candidat dit-on de Aziz) .

Si ELY réunit quelques pourcentages intéressants au premier tour, il aura à s’allier avec un probable vainqueur du second tour. ELY est sans doute un homme de compromis, faudrait-il cependant qu’il puisse le mettre sous le label « sauver la nation », « consolider la démocratie » et autres expressions de défaites mais qui préservent une part de dignité et une portion du gâteau.

Et si, par miracle, ELY accède au second tour sans Aziz, alors le pire est à craindre au propre et au figuré. Au civil et à l’armée. Toute son énergie sera de maintenir ce dernier dans ses quartiers.

Ould Boulkheir : «un cheval pour mon royaume»

Ould Boulkheir ne craint qu’une seule chose que le ciel ne lui tombe sur la tête ou qu’il tombe de son cheval FNDD. Je ne crois pas que la défaite sera pour lui un prétexte de semer la zizanie ou de prendre en otage les élections à travers les contestations paralysantes du scrutin ou de rejet de leur issue.

A moins que de véritables fraudes ou irrégularités n’entachent ces élections , il est certain que Ould Boulkheir respectera le verdict. À moins qu’Aziz ne gagne et que Ould Daddah n’attrape sa crise de Koubenni entrainant ainsi la contestation ou que le vainqueur ne propose pas un quelconque compromis gouvernemental connaissant les prédilections que l’opposition a pour « le gouvernement d’union nationale ».

Ould Boulkheir s’il est élu pourra entrainer autour de lui un consensus à deux conditions que Aziz ne montre pas les dents et que ould Daddah ne montre pas les dessous de sa veste.

Ce sont là les deux pôles desquels peut provenir la déstabilisation de ould Boulkheir, ce qu’il n’acceptera pas et qui peuvent le mener à tout contester. Face à Daddah ould Boulkheir pourrait être un cheval gagnant à la seule condition que Daddah… accepte de perdre. Et Aziz de le suivre.

En définitive l’avenir dira si la féroce volonté de chacun de ces candidats de gagner les élections cédera la place à un consensus sur le vainqueur en oubliant les rancunes et les rancœurs du passé.

La politique, dît-on souvent, est l’art du compromis. En Mauritanie on l’a souvent trop compris dans le sens du « tout pour moi et rien pour les autres ». Ce qui est l’ingrédient principal de la dictature qui peut naître aussi bien d’un gouvernement civil que d’un gouvernement militaire.

Aussi ce qu’il aurait fallu c’est, avant ces élections, d’engager toutes les parties dans un pacte national de respect des résultats des élections et le faire adopter par tous. Un pacte civique qui permettra de faire prendre chacun ses responsabilité dans l’intérêt du pays tant il est vrai que ces élections plus que toutes autres portent en elles-mêmes une charge émotionnelle et une tension contenue depuis bien longtemps par les différentes parties et qui nee demandent qu’à surgir à la faveur du moindre incident électoral.

Mais déjà aux portes des élections, il ne reste qu’à souhaiter que celui qui perd, bien plus que celui qui gagne, prenne en considération le devenir de la nation. C’est la première présidentielle mauritanienne ou le vaincu sera certainement plus important que le vainqueur.

Pr ELY Mustapha

vendredi 10 juillet 2009

Le candidat recto-verso


Un Ambitieux pour la Mauritanie

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Si, dans toute cette campagne des éclopés, il ya un candidat qui a choisi , depuis belle lurette, un slogan qui lui va bien (mais pas à la campagne), c’est Ahmed Ould Daddah !

Tenez le voilà le slogan du Président ( toujours du RFD,pas de l'Etat) : « Une ambition pour la Mauritanie ».

A l’image des retournements de veste de son titulaire, ce slogan est lisible de gauche à droite et de droite à gauche. Il est totalement réversible.

« Une ambition pour la Mauritanie » ou « La Mauritanie pour une ambition », c’est du pareil au même. Pourvu que l’ambitieux reste toujours le même. Et rien que lui.

Belle expression de la capacité du titulaire de ce slogan à montrer ses performances politiques recto verso. Côté militaire, côté société. Côté hiver, côté été.

Lorsque le vent a tourné en 2005, ce fut le côté militaire, lorsque la brise démocratique revînt en 2007, ce fut le côté société et quand le vent a encore tourné en 2008, ce fut le côté militaire…

En tout état de cause ce slogan, « une ambition pour la Mauritanie », ne démentit pas le personnage. Recto- verso ou pile et…face.

Il ne tombe jamais pile quand il faut faire face. Et ne fait jamais face quand tout est pile.

Mais un président réversible, cela peut toujours servir...car les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. Côté hiver, côté été.

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Pr ELY Mustapha

Libérez Hanevi

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Le bruit du silence
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Un journaliste qui croupit en prison pour des considérations politiciennes est une atteinte grave à notre conscience d’hommes libres. On dit ceci et on le répètera tant qu’il le faudra: le silence radio de la plupart de nos organes de presse sur l’emprisonnement de Hanevi est une honte tout comme l’on déplore l’attitude de nos « vaillants » candidats au vote des éclopés, qui ne pipent mot à ce propos. Voilà une bien grave insulte à cette démocratie qu’ils veulent péniblement restaurer.
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Quand on emprisonne un journaliste pour faire croire à l’opinion publique qu’il a tort et pour avoir bonne conscience on oublie que tout le monde n’est pas dupe.
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Certes ce que l’on aurait voulu jeter en prison, c’est bien moins un homme qui après tout ne fait que son devoir d’informer et souvent il le fait bien, même si tout comme dans les organes de presse les plus prestigieux les sources entrainent souvent des écarts d’une vérité que, sommes toute, personne ne détient. Mais c’est plutôt toute une fenêtre bien originale de l’information qu’est son site, que l’on veut censurer. Une source d’information inestimable dans un monde où les sources sur notre pays font piètre figure.
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La détention de Hanefi ne redorera le blason de personne qu’elle que soit sa volonté de rehausser son image au détriment d’une information qu’elle aurait pu tout simplement contrer en la démentissant selon un parallélisme des formes bien plus honorable et que tous les moyens de communication proposent (article pour article, interview pour interview) et non pas la séquestration.
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Un homme injustement incarcéré est le voisin de cellule de tout homme libre. Hanevi ould Dehah est le voisin de cellule de chacun de nous.
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Car dans ce cas que Sarr, ou tous ceux qui suivent cette voie de vouloir museler, au nom de l’entretien de leur propre image, les voix des consciences et la parole libre sachent qu’ils se trompent. Ce n’est pas en emprisonnant le corps que l’on séquestre l’esprit.
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Le silence qu’ils veulent imposer ne fera que du bruit.
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Pr ELY Mustapha

mercredi 8 juillet 2009

Les slogans de la campagne des éclopés (2ème partie)

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Votez ELY Ould Mohamed Vall…les yeux fermés !

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ELY Ould Mohamed Vall , « Un homme de raison, de parole et d’action », « la force de bâtir un Etat au service du citoyen », « le garant de l’unité nationale » « qui tient les promesses d’un changement véritable »… et qui dormait le jour du coup d’Etat du 3 août 2005 (dixit Aziz).

ELY ould Mohamed Vall est le premier putschiste au monde qui a fait un coup d’Etat les yeux fermés. C’est autant dire sa force. D’ailleurs, il n’a pas qu’un seul slogan. Il est multislogans comme il est multilingue (voir notre article : «Ely ould Mohamed Vall apprend l’anglais : The little sheeps…dans la prairie »

Les slogans de sa campagne réunissent toutes les qualités des anges. La seule chose qui lui manque c’est des ailes.

En effet c’est un homme de raison : 24 ans aux services de Taya, c’est très raisonnable.

C’est un homme de parole : Il a beaucoup parlé depuis le coup d’Etat de Aziz !

C’est un « homme d’action » : il s’est terré pendant 24 ans en attendant que Aziz le réveille.

Il a « la force de bâtir un Etat au service du citoyen » : Donc l’Etat est en déliquescence et il n’est pas au service du citoyen. Et ELY Ould Mohamed Vall n’ y est, évidemment, pour rien.

Il est le « garant de l’unité nationale » : Qui a parlé de la désintégration de l’Etat ? Une menace en argument électoral ?

L’homme « qui tient les promesses d’un changement véritable » : Des promesses qu’il tiendra d’une main de fer. Mais de quelle main tient-il ses promesses (voir photo) ?

Bon après tout. Votez les yeux fermés pour Ely Ould Mohamed Vall. Car il est vraiment le « candidat de l’espoir ». En effet, il a au moins un avantage sur les autres : il parle anglais. Au cas où l’aviation mauritanienne attaquerait Pearl Harbour.

Pr ELY Mustapha

mardi 7 juillet 2009

Les slogans de la campagne des éclopés (1ère partie)


Ah, la vache !


Vraiment on n’a pas compris pourquoi Sarr montre une vache dans son affiche de campagne. La SPA, Sarr le Protecteur des Animaux. Veut-il gouverner avec une vache ? Peut-être. Mais pourquoi une vache et pas un dromadaire ? Voilà qui est bien régionaliste. Les vaches au sud, les dromadaires au nord. Donc Sarr n’est que le candidat du sud. Alors nous appelons Sarr a rectifier le tir et à faire figurer, à peine de régionalisme et autres qualificatifs sectaires, dans son affiche de campagne un chameau à côté de la vache. Pourquoi ? Parce que dans les armoiries de la république l‘épi de blé figure bien avec le palmier dattier. Et quand on est candidat à la présidence de la république, c’est vraiment vache d’oublier les dromadaires.
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Plus encore, ce candidat doit faire disparaître de son affiche, ce rectangle blanc d’un côté et noir, de l’autre, car si Sarr ne l’a pas encore compris, en Mauritanie, il n ya pas que des blancs d’un côté et des noirs de l’autres. Il y a des citoyens gris de poussière, aigris de politique.

Le candidat de la pleine lune


Curieuse chose que cet objet cubique en trompe-l’œil qui figure en haut à droite dans l’ affiche de campagne de Kane. Si quelqu’un pouvait nous dire ce qu’il représente, ce serait vraiment notre vaine. Un point blanc dans un rectangle noir juxtaposé à un rectangle vert !
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Allez le concours est ouvert.
Une souricière ? Une boite à punaises ? Un nid de poule ? Un trou dans le toit de votre baraque ? Non vous n y êtes pas. C’est bien plus subtile que cela .
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En effet, le « candidat de tous » pour ne pas faire comme Sarr, qui veut gouverner avec une vache, a décidé de montrer les subtilités de sa campagne pour gouverner autrement. Et pour gouverner autrement au non de tous, il faut bien que la chose se sache géométriquement parlant.
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En effet, alors que sarr a fait naïvement des triangles juxtaposés noirs et blancs, Kane a fait mieux, il a fait preuve d’imagination, comme tous nos hommes politiques d’ailleurs. Il a décidé de présenter comme logo de sa campagne, l’image, Ô combien subtile, « de la pleine lune vue, par une nuit noire, de la fenêtre d’une baraque de neteg jembe ».

En effet, à défaut d’avoir une vache à sa disposition, il veut montrer que, malgré tout, la lune est à la portée de tout le monde. Et que « yes, we kane», il va essayer.... de décrocher la lune.

Pr ELY Mustapha

lundi 6 juillet 2009

Du dada de Daddah à l’échine de Boulkheir

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Le vote des éclopés

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Le bonheur serait dans cette campagne de ne voter pour personne. Eh oui, c’est de jeter un bulletin blanc dans une urne déjà remplie de bulletins blancs. Le pied, comme dirait un éclopé.

Car que signifierait le vote ?

D’aucuns diront : « c’est pour asseoir une nouvelle démocratie », « c’est pour sauver le pays de l’anarchie », « c’est pour sortir le pays de la crise institutionnelle », « c’est pour que l’Etat puisse fonctionner »…

C’est tout le contraire. Voter c’est reconnaître :

- Que le coup d’Etat de Ould Abdel Aziz a bien atteint son but, destituer le président

- Que le Président pour lequel tout un front s’est uni pour le restaurer dans ses fonctions a été obligé de renoncer à cette mission

- Que le FNDD, n’est en fait qu’un ramassis d’opportunistes qui va aux élections la queue basse en ayant négocié un accord forcé pour sortir de la crise mais ce n’est que pour sortir de sa propre crise

- Que Ould Abdel Aziz est le véritable gagnant dans ce putsch, puisqu’il a organisé des élections , qu’il accaparé le Trésor public pour financer campagne et s’est vu redorer le blason par la communauté internationale, lui et ses sbires ministériels.

En effet, si l’on va au vote, c’est plier l’échine (n'en déplaise à Messaoud)et dire que ni le FNDD n’a de principes, ni ceux qui vont avec lui aux élections n’en ont.

Abdel Aziz candidat a des élections qu’il a voulues, en violant les institutions et en avilissant tout un peuple. Voilà en fait ce qu’entérinent de telles élections.

Ceci c’est la vérité que personne ne saurait cacher au-delà des compromis politiques des micmacs dakarois et autres concessions en tire-bouchon.

Ne craignons pas de le dire : ces élections sont l’expression de la défaite d’une démocratie et de l’avilissement d’une opposition.

On le sait depuis toujours, comme le dit un proverbe bien de chez-nous, que nos dictateurs ont déjà pris pour devise : « le chien n’adore que celui qui le maltraite (l’étrangle)». Et c’est ce qui arrive et ce n’est pas en soi une découverte.

Mais maintenant, tous ces « vaincus » qui vont aux urnes pour se présenter, qui sont-ils ?

Le tandem Ould Boulkheir-Ould Daddah.

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Ce tandem miracle de frères-ennemis est contre nature.

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C’est l’opportunisme personnifié (ould Daddah) allié à l’autosatisfaction stérile (Ould Boulkheir).

Le premier, rappelons-nous « leader de l’opposition », a su si bien s’accommoder de tous les putschs qui passaient en reniant toute légalité au nom de son intérêt personnel, tout tourné vers le siège présidentiel, qu’il en a perdu toute crédibilité. Seule la présidence l’intéresse. Après tout n’a-t-il pas un peu raison quelque part ? Depuis le temps qu’elle lui échappe, il en a fait son dada. La présidence, c’est le dada de Daddah. Qu’on la lui donnerait tout de suite qu’il la prendrait. Les élections et la démocratie c’est, pour lui, un pis-aller.

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Et puis, franchement, qui en Mauritanie voudrait de Ould Daddah comme président ? Il a tellement accumulé de contrecoups, que son agenda arrivé à la présidence, sera de régler leurs comptes à bien du monde. Les RV le savent, les militaires aussi et tutti quanti…


Alors Daddah, ne passera pas. Et ce n’est ni Aziz, ni ELY qui lui feront ce cadeau. Car Daddah au pouvoir, c’est pour eux comme la signature d’une condamnation à venir . Le couperet sur leurs gorges. Alors tout sera mis en œuvre pour empêcher Daddah d’être président.

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Quant à Ould Boulkheir, c’est une grande gueule, déclamant des principes et idéaux à tout vent. Son « dadda » à lui c’est l’esclavage, son slogan « ne plus jamais plier l’échine ». Mais cela ne fait pas un président , surtout quand il ne pense qu’à lui-même dans une autosatisfaction béate.

En effet, ould Boulkheir a montré lors de son dernier « emploi » en tant que président de la chambre des députés ce que l’immobilisme veut dire. Nous nous rappelons que durant les 15 mois au perchoir il n’a pas pipé un seul mot. A telle enseigne d’ailleurs que tout le monde se demandait où il était passé ? Il n’est sorti de son mutisme qu’à l’occasion de sa villégiature au Maroc où il a failli déclencher un incident diplomatique avec l’Algérie. Que faisait-il durant ces quinze mois ? Il s’encensait dans sa demeure à coup de courtisans et d’abondance, alors que le pays souffrait la cherté de la vie et les émeutes à l’Est.

Ce mutisme, dont il ne sortit qu’après le 6 Août 2008, est révélateur d’une personnalité qui ne semblerait chercher à travers sa course politique que le bien-être personnel et les avantages qu’elle peut tirer de son accession aux hautes responsabilités.

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De toute façon, il est tout autant que Ould Daddah, dans le collimateur des militaires, mais qui le préférerons bien , toutes proportions gardées, à Ould Daddah. Mais ce dernier, dont l’opportuniste est légendaire, ne manquera pas s’il lui en prenait d’avoir un avantage électoral sur lui d’ameuter « la fibre maure » contre ce harratin qui à l’intention de gouverner les maures. L’avenir nous le dira, mais l’on sait déjà que Ould Daddah n’hésite pas à s’allier au diable. En effet, rappelons-nous que déjà en 2007 Ould Boulkheir avait dénoncé l’accord tacite que Ould Daddah, avait conclu avec les militaires pour l’exclure du jeu politique.

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Aujourd’hui il est allié à Daddah, mais il n’a pas la mémoire courte. Au second tour, il s’en souviendra.

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Maintenant que reste-t-il de candidats méritant un commentaire ?


ELY Ould Mohamed Vall, c’est le seul dont l’opportunisme rivaliserait avec celui de Ould Daddah. Mais il est plus malin et plus stratège. Sont seul hic c’est désormais Aziz. Un cheveu tombé dans la soupe qu’il s’était concocté pour 2012.

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Ni daddah, ni Ould Boulkheir ne préoccupent ELY ould Mohamed Vall, il saura les traiter au bon moment, en bon policier de Taya, créer la zizanie ou déstabiliser la nomenklatura politique. Son souci actuel, c’est neutraliser aziz ou ...s’en faire un allié pour accaparer ses forces. Il optera soit par une alliance avec lui, soit avec les autres. Les alliances tacites c’est sa spécialité. Donc échafauder un plan de déstabilisation du tandem Daddah-Boulkheir. Ce qui ne déplairait pas Aziz, quitte à ce que ELY gagne les élections en contrepartie de grandes concessions, comme d’habitude sur l’Etat, les finances et les ressources.

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Mais qui veut d’ELY ? Là est la grande question. Depuis son retour en Mauritanie, il a perdu beaucoup de son aura. Celui qui fut considéré comme le « rétablisseur de la démocratie », n’a pas osé la défendre lorsque son « rectificateur » de cousin s’en est essuyé les bottes. Parlant à demis mots, planqué derrière ses moustaches, il n’est plus que l’ombre de celui par qui le « miracle », un certain 5 aout 2005, est arrivé. Pire encore, il a consenti à se présenter et concourir le 18 juillet pour le siège de celui qui, pour lui, «représentait » la démocratie. Il est devenu un citoyen ordinaire servant de cible pour un cousin armé jusqu’aux dents et les poches pleines.

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Quant à Aziz, rien à dire. C’est le candidat idéal. Idéal pour ceux qui comme les chiens aiment qu’on les étrangle avec des laisses dorées. En somme, une masse non négligeable d’individus agglutinés autour d’un despote et qui vendraient leurs âmes pour une miette. Il n’est ni présidentiable, ni politiquement présentable.

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Le scénario de ces élections finira certainement en queue de poisson. Un poisson qui, comme on le sait, pourrit toujours par la tête.

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Maintenant, gardons l’espoir pour qu’on désigne un président qui ne serait pas « l’opportunisme personnifié », « l’autosatisfaction stérile », «le rétablisseur rétabli »ou « le rectificateur despotique»…

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Jamais au grand jamais des élections n’ont été l’expression de la défaite des principes et des idéaux proclamés que celles annoncées pour le 18 juillet. Tout autant que les grandes œuvres ne se bâtissent pas sur les marécages, les démocraties ne peuvent l’être sur des consciences avilies et des principes estropiés.


Pr ELY Mustapha


lundi 4 mai 2009

Suivez l’exemple égyptien.


Un temps de cochon !

L’Egypte a procédé à l’extermination de 250 000 de ses… porcs, pour se protéger de la grippe porcine. Seulement on ne sait pas si tous les porcs égyptiens figurent dans la liste officielle.
En effet, ne sont pas forcément des porcs ceux qui, physiquement, ressemblent à des porcs. D’où le risque de voir inclure dans la liste bien des porcs qui se font passer pour des humains.

L’Egypte malgré les assurances de l’OMS que le porc n’ y est pour rien, a continué à exterminer ses porcs. Mieux vaut un porc mort qu’un mort à port Saïd.
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Mais que ferait l’Egypte si la grippe aviaire revenait ?

Ainsi va le monde arabe, on aimerait bien trucider quelque chose, et la grippe porcine est une aubaine. On trucide les porcs.
Hélas, ce ne sont pas ces porcs là qui nous gouvernent, mais nos cochons d’Etat et leurs gorets héritiers, leurs truies sevrées et leurs nourrains omnivores dans la porcherie de la République.

La Mauritanie devrait suivre l’exemple de l’Egypte et élaborer un plan d’élimination de ses cochons. Ils sont faciles à reconnaître. Ils sont tous agglutinés autour de la Présidence de la République. Dans la marre aux cochons. Des cochons domestiques qui traquent le sanglier.
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Un temps d'un cochon pour toute une nation.
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Pr ELY Mustapha

lundi 27 avril 2009

Questions pour un fantôme

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Pourquoi Messaoud ould Boulkheir interroge-t-il le Conseil constitutionnel ?
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Le Président de l’Assemblée nationale a posé au Conseil constitutionnel une question en voici la teneur :

« Un tel coup d'Etat est-il un acte valide au regard de la Constitution du 20 juillet 1991, révisée le 25 juin 2006, et est-il susceptible de modifier en toute légalité ladite Constitution ? »

La réponse à cette question ne peut être paradoxalement que « oui » :

En effet, la constitution révisée le 25 juin 2006 l’a été par des militaires putschistes, il est normal que de nouveaux militaires putschistes profitent de cette légalité « modifiée » par des putschistes.

Mais mieux encore la constitution du 20 juillet 1991, elle-même, a été confectionnée et instaurée par un militaire putschiste qui a légalisé sa présence à la tête de l’Etat en se faisant élire. Pourquoi ce ne serait pas le cas de Aziz?

Une constitution apportée par un putschiste, modifiée par des putschistes, ne peut valoir que pour des putschistes et le rôle du conseil constitutionnel en charge de la constitutionnalité des lois violées ne peut qu’être le garant d’une constitution de « putschistes » qui assure la légalité de leur putsch.

La question de Ould Boulkheir prête à une dangereuse équivoque.

En effet, en décrivant le coup d’Etat de Aziz par « un tel coup d’Etat », Ould boulkheir, montre bien que pour lui ce « coup n’est pas comme les autres » et que le coup d’Etat du 6 août 2008 est différent des autres coups d’Etat et avait donc une nature propre qui pose spécifiquement la question de son caractère « d’acte valide au regard de la Constitution du 20 juillet 1991. » !

Le Conseil Constitutionnel pourrait donc bien lui répondre : « le coup d’Etat du 6 Août 2008 est conforme à la constitution et sa légalité ne fait pas de doute. En effet, se référant aux précédents, la modification constitutionnelle du 26 avril 2006 a été l’œuvre de putschistes issus du coup d’Etat du 3 Août 2005, et la constitution du 20 juillet 1991, elle-même, est l’œuvre d’un putschiste issu du coup d’Etat du 12 décembre 1984»


Raisonnement logique. A moins que Ould Boulkheir ne considère que le coup d’Etat du 3 août 2005, n’en était pas un. Et que celui du 12 décembre 1984 était « une passation de service ».

En effet, pourquoi le coup d’Etat du 12/12/1984 et celui du 3/8/2005 seraient-ils si différents de celui du 6/8/2008 ?

Et pourquoi ce dernier coup d’Etat ne pourrait pas porter à la constitution de 1991 toutes les modifications qu’il jugerait nécessaires à l’image de ceux qui l’on précédés ?

Si Maouwiya ould Sid’ahmed Taya et Ely ould Mohamed Vall ont modifié la constitution pourquoi pas Mohamed Ould AbdelAziz ? Un putschiste vaut bien un autre, surtout quand il est son fils spirituel !

Si Messaoud a accepté que Ely ould Mohamed Vall modifie la constitution pourquoi ne l’accepterait-il pas pour Mohamed oul abdel Aziz ? Faut-il refuser à un cousin ce qu’on accorde à un autre ?

La question de Messaoud ould Boulkheir porte en elle-même les germes de sa contradiction. Et la vraie question est bien plus fondamentale que de s’attacher à dénoncer la « légalité » apportée par des putschistes, par rapport à celle dictée par d’autres putschistes.

En effet, la question posée par Messaoud ould boulkheir pourrait se résumer en une phrase : « Y a-t-il des putschs plus légaux que d’autres ? »

On comprend que répondre à cette question requiert un haut niveau de crétinisme, qui, il faut l’avouer, n’épargne pas les institutions fussent-elles constitutionnelles.

Si une question se devait d’être posées avec son lot de corollaires c’est bien celle-ci :

« Au nom de quelle légalité le conseil constitutionnel continue-t-il de fonctionner ? »

En d’autres termes : « comment une structure constitutionnelle, prévue et organisée par une constitution violée et dont le « garant », à savoir le Président de la République est violemment empêché de remplir ses fonctions par des putschistes, continue-t-elle encore à fonctionner ? »

L’article 24 de la constitution de 1991 ne dispose-t-il pas que « Le Président de la République est le gardien de la Constitution. Il incarne l’Etat. » ?

Une seconde question en découlerait donc naturellement et qui fut développée par le Président de l’Assemblée nationale dans sa lettre du 22 avril 2009, adressée au Conseil constitutionnel:

Elle pourrait être posée comme suit :

« Comment le Conseil Constitutionnel peut-il juridiquement accepter et valider les dépôts de candidature à la présidence de la république puisque sa décision « constatant » la vacance de la présidence de la république recourt à un fondement juridique fallacieux ? »

Or ne pouvant sur la base de l’article 41 de la constitution, ni constater matériellement, ni formellement « l’empêchement » ou la vacance de la présidence de la République, le conseil constitutionnel, ne pouvait donc procéder à l’acceptation des candidatures à la présidence de la république et a fortiori juger de leur validité !

Le Conseil constitutionnel ne peut donc procéder à valider des candidatures pour une présidence dont le titulaire, bien vivant et au fort de ses capacités physiques et mentales, réclame ses fonctions !

En définitive on le sait désormais, poser des questions à des autorités fictives vidées de leur substance légale et légitime n’aboutit qu’à des réponses « sous contrainte martiale » et n’avancera en rien la cause des défenseurs de la Démocratie. Et à défaut donc de poser des questions, s’en tenir aux affirmations sans équivoques constitue la seule voie pour défendre la légalité et l’Etat de Droit. De ces affirmations nous en retiendrons une :

« Sans le Président de la République dûment élu, garant de la constitution et incarnation constitutionnelle de l’Etat, toutes les autres structures de l’Etat sont caduques, y compris le conseil constitutionnel lui-même ».

En effet, dans les Etats "confisqués" on ne pose pas de questions aux institutions fantômes. On affirme, ses convictions face aux hors-la loi.

Pr ELY Mustapha

mardi 21 avril 2009

Les mauritaniens…des femmes !

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Yes ! We Kane.

Depuis que les hommes ont échoué à diriger la Mauritanie, il faut laisser la place aux femmes. D’ailleurs qui en douterait lorsque les femmes se font rudoyer dans la rue en manifestant leur colère face à la dictature alors que les hommes se plient en deux devant leur étrangleur.

Sarr, Hamidou kane, Mbaré ; des femmes ? Non. Heureusement. Quelle insulte ce serait pour la gente féminine qui a défaut de voir les hommes se battre les voient se ruer vers les urnes pour en tirer quelques prébendes avant que le ciel ne leur tombe sur la tête . Une tête que M’Barré semble tenir bien haut pensant que son rôle constitutionnel est d’entériner la présence d’un général qui a fait choir celui qui justifiait son existence : le président de la république.

Et Sarr…cosi, honoris causa de la forfaiture qui sachant bien qu’il ne serait jamais président de la République, au « pays des maures », pose sa candidature pour justifier la candidature du maure limogé qui l’a humilié en spoliant la démocratie qui justifie jusque l’existence de son parti politique.
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Et Hamidou pensant trouver son « yes ! we Kane », s’est pris dans les filets de la démesure. Mais n’est pas Obama qui veut au pays des harratines. Fuir Daddah, pour tomber sur Aziz, quelle triste destinée.
Mais en vérité « yes ! we Kane » est un slogan qui prône bien les idées de l’air du temps. Il signifie que l’on peut renier ses compagnons de route pour aller se vendre chez les pires ennemis de la démocratie. IL signifie que pour un poste politique miroité on peut piétiner toute dignité et tout idéal politique. Ceci on le savait, mais maintenant , yes ! we Kane !

Yes ! We Kane. En envoyant nos femmes sur les premières lignes tout en briguant sur les lignes arrière une élection de la honte. Ce que Kane et Sarr ont entrepris relève d’un opportunisme dont la moindre des conséquences est de remettre en cause la confiance que les négro-mauritaniens ont, pour certains, placé en eux. Des nègres de service qui s’agglutinent autour d’une mascarade pour justifier l’injustifiable.

Yes ! We Kane.
Mais à dire vrai Hamidou Kane n’est-il pas simplement allé au bout de la logique de son ex-président , Ahmed Daddah, qui lui a montré depuis 2005 comment on peut s’allier aux militaires en reniant la légalité constitutionnelle. Kane est simplement un bon fils spirituel de Daddah. A la différence prêt que Daddah, avec les militaires voulait tout pour lui , alors que Kane , avec les militaires veut quelque chose pour lui. Le vice-président du RFD a appliqué ce que son Président ne pouvait faire : accepter un os. Il voulait la carcasse. Mais le vice-président a donc bien compris le vice de son Président (qui n’en manquait politiquement pas d’ailleurs) ; alors il l’a exploité : « Yes ! we Kane ». … Candidat suspendu du parti , qu’importe ! Il sera indépendant. Et l’on sait que les indépendants sont chers au général limogé…

Daddah président sans vice…président, a trouvé, quant à lui, qu’envoyer les femmes du RFD à la casse policière, était plus courageux que de s’exposer lui-même. Nous donnant par là l’exemple amélioré le plus illustratif de l’art de la guerre du stratège Sun Tsu : « l’art de la guerre étant de vaincre sans combattre …sacrifions les femmes.

« Yes , we Kane » . Le slogan qui illustre bien que le temps des hommes est révolu et enterré sous les plis de la honte politique et que désormais, les mauritaniens…sont des femmes.

Qui a dit que « la femme est l’avenir de l’homme » , s’est trompé. Elle est ,face à sa couardise, son présent.

« Yes ! we Kane ».

Pr ELY Mustapha

jeudi 16 avril 2009

Question cherche réponse:

Comment peut-on démissionner quand on est déjà limogé?

mardi 14 avril 2009

Au pays des barbouzes, Aziz la bêtise.

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Vive les renseignements généraux !




Suivant ce pavé publié sur For-Mauritania (extrait d'un rapport adressé par les barbouzes au général limogé), je serai membre de l’UFP !

Les Renseignements généraux (RG) mauritaniens sont vraiment forts, Aziz la bêtise sait depuis la note ci-dessus, à lui adressée par les RG mauritaniens, que je suis membre de l’UFP ! Et mieux encore il l’apprend avant moi !

Où nos fameux rapporteurs de l’ombre ont déniché une telle information vitale pour le devenir de la nation ?

Je ne saurai le dire. Auraient-ils eu accès aux archives de l’armée rouge, ou aux rapports confidentiels de la zone 51 ? C’est uniquement là qu’ils auraient découvert que je suis membre de l’UFP, à côté du fait d’ailleurs qu’avant d’adhérer à ce parti j’aurai fait un tour chez les trotskistes en trinquant avec la bande à Baader.

Pourquoi les RG ne m’écrivent pas pour leur avouer tout cela ? Je leur dirai même que, et cela plairait bien à Aziz la bêtise, que j’ai même était auparavant membre du RFD. Oui…Oui tout à fait c’est moi qui ai mis de la poudre à gratter dans le boubou de son président. Ce qui explique qu’il saute de tous bords et le retourne souvent. Sa veste aussi.

Sans oublier que tout en étant membre de Hatem pour profiter des séjours gratis tous frais payés en Libye, avec allégeance à la carte, j’ai accompagné l’APP , lorsque son président désigné président de l’Assemblée nationale sous SIDIOCA était tout à coup devenu muet comme une carpe. Oui..oui..C’est moi qui lui ait conseillé d’oublier les Haratines et de profiter du confort de son perchoir. La chute de sidioca ayant délié sa langue. A quelque chose dît-on malheur est bon.

Voilà les RG savent tout maintenant et peuvent le rapporter à Aziz la bêtise. On ne dira pas que je suis un mauvais citoyen. D’ailleurs, il parait que je suis membre du FNDD, le grand jeu. Et que je suis pour Sidioca, le soufi contre Aziz la bêtise.

Mais enfin, si quelques personnes intelligentes (donc pas des RG) lisent cet article et se devaient d’en déduire quelque chose, c’est qu’elles auraient compris que je ne suis membre d’aucun parti politique mauritanien d’aujourd’hui ou d’hier (et certainement pas de demain), que je n’ai aucune allégeance, ni à une tribu, ni à une faction ni à un clan et que le seul parti auquel j’adhère (sans résistance) est ma conscience.

Hélas! Au pays des barbouzes mauritaniens, la bêtise a été instituée en (chef d’ ) Etat.

Pr ELY Mustapha


dimanche 29 mars 2009

Nouakchott sur le Congo

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La bulle et l’abcès


Plusieurs mois passés dans la lutte judiciaire au Congo,(RDC), m’ont permis de prendre du recul par rapport à ce qui se passe en Mauritanie. Ce qui n’est pas une mauvaise chose. Car à trop développer les critiques et générer les polémiques ont finit toujours par participer à ce que l’on ne voudrait pas qu’il soit : la psychose de l’impasse. Et pourtant pouvait-on l'éviter?

En République démocratique du Congo, la guérilla du CNDP dans le Nord Kivu vient de se terminer, la paix semble revenir à petits pas. Les frères d’armes se reposent, les guérilléros rejoignent les FARDC, l’armée régulière, et les villageois regagnent leurs villages. Le Congo panse ses blessures et le pays semble plonger tout à coup dans une nouvelle dimension où l’immensité de ce pays comparée aux années perdues en guerres, donne la mesure et l’importance de l’espace-temps dans le développement des nations.

Lorsque l’on rencontre ceux qui reviennent de ces contrées où la mort et la désolation furent pendant des dizaines d’années le quotidien de millions de personnes, l’on ne peut que se surprendre à penser que si des pays avaient pu vivre de telles atrocités et qu’ils arrivent à en sortir, l’espoir est alors permis que les crises qu’elle que soit leur intensité ne sont pas sans solution.
La crise mauritanienne en est une. Mais à la différence de la crise congolaise, où la violence tout azimut a fait exploser toute la haine contenue, toute la frustration accumulée durant des années par des populations entières, la crise mauritanienne, elle, ressemble à un abcès qui a défaut d’être crevé et vidé pour le salut du pays est entretenu à travers les manipulations d’une classe militaro-politique qui s’est greffée sur un corps social trahi par ses intellectuels, vendu par ses politiciens affaibli par son tribalisme et miné par son fatalisme. En somme, l’abcès se développe et nul doute qu’à défaut de crever, le corps qui le porte n’en est que plus malade.

Les congolais ont dans l’atrocité vidé leur abcès, ils sont passés par les périodes les plus cruelles de leur histoire. Aujourd’hui, des familles entières se cherchent à travers le pays, les fosses communes se déterrent encore, les conséquences sociales, économiques et psychologiques sur les populations restent incalculables. Plus de 60 millions d’habitants, comprenant 450 ethnies, parlant des centaines de dialectes vivant sur le troisième territoire le plus vaste d’Afrique, voilà l’enjeu d’un pays à gérer dans une perspective post conflictuelle.

Avec une poignée de tribus et d’ethnies et moins de 4 millions d’habitants , la Mauritanie n a pas la complexité socio-ethnique du Congo, ni son immensité , ni ses richesses entrainant l’envie et l’accaparation mais elle est entrée dans une phase dangereuse de son évolution sociopolitique. Une phase qui ressemble étrangement à ce calme précaire qui précède la tempête. Un pays sous une chape de plomb au bord de l’asphyxie sociale, économique et politique.

Les congolais ont vécu cela durant une trentaine d’année sous Mobutu et à la sortie d’une telle période, ils ont comme les mauritaniens après Taya essayé de réapprendre la démocratie et de regarder leur avenir mais contrairement aux Mauritaniens, ils ont tiré de l’atrocité qu’ils ont vécue une crainte profonde de retomber dans le passé et lorsque de nouvelles rebellions se sont déclarées aux frontières du pays, ils ont décidé d’aplanir leur difficultés en recourant au dialogue et aux concessions. C’est avec cette volonté qu’ils viennent de signer la paix avec toutes les composantes politico-militaires qui ont déposé les armes dans un cadre constitutionnel de réconciliation nationale.

Si le Congo a pu arriver malgré la gravité, la profondeur et la complexité de sa crise à la résoudre, pourquoi n’en serait-il pas de même en Mauritanie ?
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La réponse on ne peut la trouver que dans la disparité qui existe entre les expériences. Non pas politiques mais dans le vécu du citoyen. Au Congo, le citoyen congolais a réellement vécu la crise de l’Etat, des institutions, il a été au centre d’une véritable catastrophe sociale et humanitaire. Des millions de morts, des déplacés , des atrocités quotidiennes lui ont renvoyé l’image de son désespoir. Un désespoir dans lequel il n’a eu aucun soutien. Car son premier soutien, l’Etat en était l’auteur. Durant des années se sont succédés, dans les villes et jusque dans la capitale, les mouvements de libérations, les groupes armées, les guérilléros de tout acabits se servant des civils comme chair à canon. A ce climat de terreur armée ou des centaines de factions réglaient leurs comptes, se propageait la misère, les épidémies et les pillages.
Le congolais, meurtri, pillé, violé recherchait désespérément la paix. Toutefois, Il avait à travers les armes épuisé toute sa haine , sa frustration contenue depuis des dizaines d’années face à un Etat qui l’oppressait. Il avait crevé l’abcès.

Au Congo, le citoyen a été au cœur du drame. Il en fut l’objet et le sujet. L’annihilation de l’Etat lui a permis de se retrouver face à lui-même, à découvert dans une insécurité et une précarité telle qu’il a compris qu’il devait s’en sortir en recréant un environnement sociopolitique nécessaire à son existence.

En Mauritanie, la crise de l’Etat n’est pas affaire de citoyen, mais d’élites, de classe, de lobby et de factions. Le citoyen n y est pas associé. L’Etat est géré hors de sa volonté et s’impose à lui. Dans cette situation, par frustration , dégout et impuissance contenus, il n’arrive pas à s’exprimer. Le citoyen ronge son frein. L’Etat tourne et se gère dans un cercle vicieux duquel le citoyen est exclu. Cette bulle politique constitue certainement l’élément le plus dangereux auquel fait face la Mauritanie actuellement. La période démocratique inaugurée en 2007 avait donné à cette bulle une relative transparence, et elle se rétrécissait du fait de la participation du citoyen à la vie démocratique. Une vie démocratique certes naissante mais qui avait sérieusement réduit la dangereuse contestation des institutions étatiques par le citoyen pour s’orienter vers la contestation des politiques entreprises par les décideurs politiques. Les citoyens cherchant alors à crever « la bulle » politique à travers la contestation sociale (telles les manifestations à l’est du pays sous le régime démocratique). C’était la voie sociale dans un système démocratique visant à crever l’abcès politique entretenu par des régimes militaro-politiques depuis une trentaine d’années.

La période démocratique avait donc réellement participé à créer un climat permettant d’aboutir à moyen ou long terme à remettre le citoyen au centre de la vie politique. Le coup d’Etat d'août 2008 est venu mettre un frein à cette expérience et le citoyen encore une énième fois bafoué voit monter un régime de la force, de la dictature qui s’emploie encore à renforcer sa propre bulle politique, à entretenir un abcès qui en devient encore plus grave et dont l’éclatement, eu égard aux tensions que ce coup d’Etat a engendrées depuis plusieurs mois, risque d’entrainer le pays dans un chaos dont nul ne voudrait.

Au Congo, le ras le bol engendré par la dictature persistante de Mobutu n’ayant pu trouver son expression dans un processus démocratique pouvant évacuer les tensions a vu naitre aux quatre coins du pays , une contestation armée qui a ravagé le pays , fait des millions de morts, détruit des communautés entières et dilapidé les ressources nationales. Les leaders des factions militaires incontrôlées avaient décidé de reconquérir le pouvoir à travers des mots d’ordres communs : « chasser la dictature, rendre aux congolais leur dignité, instaurer la démocratie ». On sait cependant que la dérive a été telle que cela ne s’est pas arrêté à crever l’abcès institutionnel mais que cela a durablement marqué le Congolais qui en garde encore de profondes séquelles. Mais aujourd’hui chaque Congolais, ayant subi directement ou indirectement les affres de la guerre sait que c’était inévitablement le lourd prix à payer pour faire valoir son existence face à un régime qui s’est enfermé dans la bulle de ses intérêts à l’exclusion de tous les autres.

Au Congo existe une culture de la tolérance et une religion bien ancrées, pourtant elles n’ont pu servir de barrières aux atrocités et autres actes innommables qui ont secoué l’être et le conscient congolais. Aussi l’expérience congolaise montre que le peuple, tout peuple, peut atteindre de façon imprévisible un point de saturation mu par une mécanique propre dont les effets sont ravageurs.
Cette saturation prenant sa source dans les dizaines d’années de frustration, d’indigence, de négligence qui en s’accumulant n’attendent qu’une étincelle pour se transformer en « coups de machettes » aveugles.
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Le citoyen mauritanien se sent aujourd’hui pris dans un piège institutionnel dont il ne voit pas l’issue. Un général mégalomane qui s’est accaparé au mépris de tout un peuple du pouvoir et qui entend le gérer à sa façon en s’entourant du miasme intello-militaro-politique dont on bénéficié, à leurs dépens, ses prédécesseurs. De l’autre coté un président élu qui bénéficie du soutien de ceux qui défendent la démocratie et refusent le fait accompli.

Mais jusque-là , la démocratie n’a pas prévalu, le président n a pas retrouvé son siège et le général a mis à genou socialement et économiquement le pays. Pire encore : appliquant sa politique jusque-boutiste il n’hésite plus à s’allier au diable.
Dans cette situation, la démocratie ne se conquiert plus par les mots ni par les discours. Les congolais l’ont compris atrocement. La rigidité d’un système dictatorial ne peut trouver sa solution que dans la confrontation directe.

La confrontation : l’unique expectative?

L’observation de l’évolution des événements montre que si une solution n’est pas rapidement trouvée la confrontation deviendra inévitable. Une confrontation non pas par discours interposés mais sur le terrain.
Aujourd’hui le général limogé sait qu’il est acculé et qu’il est sera forcé de partir. La communauté internationale l’a déjà mis dans son collimateur. Et la seule tête de liste à laquelle , il pourra prétendre est celle des interdits, dressée par l’Union Africaine. De liste électorale, il n’en verra pas la couleur.
Mais pourquoi la confrontation paraît-elle de mise ?

Simplement parce que la Mauritanie fait aujourd’hui face à une junte criminelle qui sans se suffire de ce qu’elle a commis comme dégâts, s’est encore attachée à miner le pays.

Au niveau national, le général limogé et ses acolytes (transfuges parlementaires, intellectuels véreux, politiciens sans scrupules) sont depuis plusieurs mois en train de détruire le pays. Leur activité de sape a renforcé la perversion des mentalités sociales, elle a détruit l’économie, dilapidé les ressources financières de l’Etat et bradé ses ressources naturelles.

La Mauritanie, pays fragile ( voir sur ce blog "La Mauritanie dans 50 ans... ), se présente déjà dans la perpective d'un "Etat en déliquescence" (lire sur ce blog "L' Etat mauritanien est-il en déliquescence?" ).
De cette stratégie de la destruction découle celle de « changer » totalement la face du pays. Ainsi toute l’administration de l’Etat a été chamboulée à travers des centaines de nominations officielles et officieuses dont le but et de la neutraliser, y semer le désordre et l’allégeance aux militaires.
Le général limogé faisant feu de tout bois, n’a pas hésité à malmener la conscience nationale, en utilisant cyniquement les symboles de la nation et en accaparant sa mémoire. Le dernier acte en date est celui de la spoliation de la mémoire des martyrs militaires mauritaniens lâchement massacrés par ses compagnons d’armes et sur lesquels il ose aujourd’hui aller prononcer une prière dont l’intérêt pour lui est bien moins de reconnaître des crimes d’Etat et de les indemniser que de se jouer de la conscience douloureuse d’un peuple qu’il veut acquérir par les moyens les plus inhumains à sa cause.

Une ruelle au nom du regretté Président Moctar Ould Daddah, qui aurait mérité bien plus d’égards, passe encore, mais faire une « prière des morts » pour assurer sa propre survie, voilà qui est bien spirituel.

On ne peut rechercher à la dignité ici-bas en spoliant les vivants et en invoquant des morts qui réclament encore justice.

La Mauritanie est entrée dans une impasse. Non pas qu’elle ne s y dirigeait pas , mais parce que ce pays est devenu la victime de tous les acteurs politiques confondus. Nationaux et internationaux.
Que Kadhafi soit venu enseigner aux mauritaniens la dénomination nouvelle des mois de l’année, passe encore. Qu’il ait fait fi de leur histoire en y substituant la sienne, passe encore. Qu’il ait tenu des propos révoltants à l’égard des mauritaniens et de leur régime passe encore. Venu d’un putschiste qui s’adresse à un putschiste, cela se comprend. Il ne fit que parler le langage que les putschistes comprennent. Celui de l’obscurantisme et de la force ; et Kadhafi n’était venu que pour s’adresser à Aziz, son co-légionnaire. Le bédouin putschiste parle à son frère d’arme. Rien d’exceptionnel à cela. Et il fallait s y attendre.
Mais ce que personne ne peut désormais ignorer c’est qu’à force d’accumuler tant de frustrations, et tant d’humiliations les laissés-pour-compte finiront par réagir. Et nul ne sait d’où cela viendra. Les congolais vous le diront qui pleurent encore leurs morts parce qu’un dictateur s’accrochant au pouvoir a entrainé, à ses dépens, tout un peuple dans le chaos.
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En République démocratique du Congo, la guérilla du CNDP dans le Nord Kivu vient de se terminer, la paix semble revenir à petits pas. Les frères d’armes se reposent, les guérilléros rejoignent les FARDC, l’armée régulière, et les villageois regagnent leurs villages. Le Congo panse ses blessures et le pays semble plonger tout-à-coup dans une nouvelle dimension où l’immensité de ce pays comparée aux années perdues en guerres, donne la mesure et l’importance de l’espace-temps dans le développement des nations.

En République Islamique de Mauritanie, la confrontation a déjà commencé, la paix est oubliée et s’éloigne à grands pas. Les frères d’armes accaparent le pays à leur profit, les militaires se servent de l’Etat pour leur pérennité, l’armée régulière est neutralisée par un bataillon de sécurité. La Mauritanie pense à son avenir bafoué et le pays semble plonger tout-à-coup dans une nouvelle dimension où l’immensité de la crise dans laquelle un général l’a jetée , ajoutée à celle de ceux qui l’on précédé, donne la mesure et l’importance de l’espace-temps confisqué sur la voie du développement de la nation.
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Qui crèvera la bulle, crèvera l'abcès
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Pr ELY Mustapha

Aladin et le génie du génocide

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Drame juif, propagande sioniste

دير ياسين ما نسينا دمانا * في ربانا تدوسها النظرات

دير ياسين ما نسينا عظاما * نسفتها الرياح والهبوات

أحمد ولد عبد القادرالشنقيطي


“Le terme Shoah (hébreu : השואה, « catastrophe ») désigne l'extermination par l'Allemagne nazie des trois quarts des Juifs de l'Europe occupée, soit les deux tiers de la population juive européenne totale et environ 40 % des Juifs du monde, pendant la Seconde Guerre mondiale ; ce qui représente entre cinq et six millions de victimes selon les estimations des historiens. Ce génocide des Juifs constituait pour les nazis « la Solution finale à la question juive ».” (wikipedia)

Mais alors la Shoah ainsi définie, qu’est-ce que Dir Yassine? Sabra et Chatila? Gaza?

La « Shoah » des arabes pourrait-on dire.

Une shoah que l’on pourrait bien définir comme étant: l’extermination par « l’Israël sioniste » des palestiniens en Palestine depuis 1948. Le genocide palestinien constituant pour les sionistes “la solution finale à la question arabe en Palestine”.

A la différence de la Shoah juive, la “shoah” arabe se vit tous les jours et Israël refait aux Arabes ce que les Nazis ont fait subir aux juifs européens, il y a plus de soixante ans.

Si aujourd’hui les juifs continuent à perpétuer la mémoire de la Shoah, c’est bien pour marquer une période douloureuse de leur histoire et de celle de la cruauté humaine.

Toutefois, cette célébration de la Shoah récupérée par le mouvement sioniste constitue un “fond de commerce” toujours renouvelé pour travailler la “conscience” des occidentaux et servir de ce sentiment de culpabilité des européens (dans le massacre des juifs durant la guerre) que les sionistes ravivent, pour obtenir leur soutien et approuver leurs plans. Ce sentiment de culpabilité des occidentaux est justement ce que les sionistes veulent toujours maintenir à travers la Shoah.

Si l’on devait donc donner une définition de la Shoah, non pas telle que la perçoivent les juifs, mais telle que la conçoivent les sionistes, elle serait celle-ci: “ La shoah, évènement historique ayant entrainé le massacre de juifs dans les camps de concentration nazis et que les juifs sionistes, ravivent et utilisent depuis lors, à l’échelle mondiale, pour entretenir chez les occidentaux un sentiment de culpabilité persistant dont ils tirent en contrepartie, leur soutien actif ou passif, à leurs activités criminelles en terre de Palestine.

C’est ce sentiment de culpabilité entretenu, qui est le moteur de la Shoah instrumentalisée par les sionistes pour maintenir les occidentaux dans une neutralité, sinon un soutien aux activités sionistes d’Israël. Les sionistes exploitant les « remords » des européens, les réduisent à n’exprimer que des « regrets » face à leurs crimes.

La shoah , est donc un perpétuel “cas de conscience” occidental, que les sionistes exploitent et entretiennent, non pas dans une perspective de paix humaine, de pardon et d’oubli, mais dans une perspective de justification de guerre perpétuelle de protection des juifs d’une nouvelle Shoah imaginaire.

Le massacre des palestiniens au jour le jour, se situe dans cette perspective.

Qui oserait dire que les massacres de Dir Yassine, de Sabra et Chatila, de Gaza, des camps de refugiés palestiniens ne constituent pas un génocide dont l’intensité est aussi grave et aussi importante que celui qui a justifié la célébration de la Shoah ?

Quels monuments historiques ont été élévés pour entretenir la mémoire humaine après ces génocides ? Quelle solidarité mondiale continue encore à s’exprimer dans les faits après ces génocides historiques visant le peuple palestinien, avec les moyens et dans les mêmes termes que la Shoah ?

Personne et rien.

Pas les arabes en tout cas qui, a défaut de célébrer leur propre Shoah, s’en vont célébrer Aladin!

Qu’est-ce que Aladin?

Un projet de vulgarisation des écrits arabes, turcs et perses sur la Shoah. Son objectif apporter, à travers un site, des publications et des traductions, la preuve que la Shoah est une vérité et rejeter toutes les thèses négationnistes développées de tout bord.

En définitive, Aladin c’est la Shoah à livre ouvert. Mais tout comme les projets mus par une volonté de médiatisation, Aladin s’est adjoint les personnalités du monde et fut parrainé par l’UNESCO, des chefs d’Etats arabes, des imams et des dignitaires religieux s’associèrent à son lancement.

En a-t-il été ainsi pour garder la mémoire du génocide du peuple palestinien?

Au-delà de la valeur bibliographique du projet Aladin, il n’en demeure pas moins qu’il succède curieusement à la dernière « catastrophe » (« Shoah » en hébreu) que vient de vivre Gaza après que l’armée israélienne ait fait des centaines de morts et des milliers de blessés durant des semaines entières de bombardement et de gazage des populations civiles palestiniennes dans des camps de réfugiés. Chaque fois que les sionistes perpètrent un génocide, on célèbre un quelconque évènement en rapport avec le drame juif. Comme si ceci justifiait cela. Aladin s'inscrit, qu'on l'admette ou non, dans cette logique.

Les arabes qui n’ont même pas pu se réunir pour dénoncer le génocide palestinien, qui date d’à peine quelques semaines, les voilà qui se poussent au portillon d’Aladin pour faire revivre la Shoah juive.

Aladin, c’est encore un instrument stratégique parmi d’autres pour maintenir l’évènement de la Shoah toujours au-devant de la scène. Son importance bibliographique est certainement bien moins importante pour ceux qui l’ont promu, que cette volonté de raviver encore et toujours des événements historiques pour des raisons stratégiques d’un lobby sioniste par lesquelles il assujettit la conscience occidentale en la culpabilisant.

Le négationnisme est largement condamné, les lois occidentales punissent les négationnistes, de Treblinka à Auschwitz les monuments attestent de la Shoah, des musées entiers lui sont consacrés, des centaines d’associations produisent à travers le net et sur papier des milliers de documents sur la Shoah, alors qu’apporte Aladin ?

Encore et toujours cette volonté de perpétuer, de mille et une manières, un souvenir douloureux pour les juifs et profitable aux visées criminelles des sionistes.

Aladin, un projet bien huilé comme une lampe dont le génie à défaut d’empêcher les génocides, ne fait qu’entretenir leur souvenir.

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Pr ELY Mustapha

vendredi 20 février 2009

Un parti pris, n’est pas un parti.

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Le RFD a besoin d’un nouveau leader


Le malheur de la Mauritanie vient moins, aujourd’hui, de la présence des militaires dont on sait depuis belle lurette, ce qu’ils font et ce qu’ils viennent chercher. Le malheur du pays d’aujourd’hui vient d’une opposition qui jadis a eu son heure de gloire et qui, depuis le 3 Août 2005, en passant par le 6 Août 2008, joue l’opportunisme et les alliances avec le diable.

De cette opposition, qui n’en est plus une , le RFD en est la figure de proue. Le RFD autrefois un parti d’opposition au sens institutionnel et populaire du terme est devenu un parti qui est en train de tout bloquer et de prolonger la crise mauritanienne. Son président mu par des ambitions affichées a entravé ce grand parti et a porté aux nues des actes d’illégalité manifeste.

Lors de l’arrivée de ELY ould Mohamed Vall, à l’occasion du putsch du 3 Août 2005, le président du RFD a applaudi des mains et des pieds. Il a soutenu les militaires en qualifiant leur acte de « légitime », il a collaboré avec eux dans l’ambition de devenir président de la République au mépris de toute légalité en entérinant la modification de la constitution. Mais il fut mené en bateau et on sait ce qui arriva. Il fut battu aux élections par un inconnu et son parti, l’un des plus respectables, à la veille du putsch du 3 Août 2005 trainé dans la poussière.

Pourtant, il redora un tant soit peu son blason. En reconnaissant la légalité et la constitutionnalité des élections. Il congratula son adversaire vainqueur. Accepta de devenir Leader de l’opposition et entreprit d’aider à renforcer l’Etat de droit dans un Etat démocratique, dirigé par un Président démocratiquement élu et avec lequel il avait établi une tradition de concertation sur tous les problèmes du pays.

Et voilà qu’arrive le coup d’Etat orchestré par un officier limogé le 6 Août 2008. Alors que chacun s’attendait à ce que le leader de l’opposition mu par une volonté de maintenir l’Etat de droit auquel il a participé à établir, à défendre la légalité constitutionnelle qui garantit jusque sa propre existence en tant que leader de l’opposition et celle de son parti , défende les institutions démocratiques et la volonté du peuple, le voilà encore qui applaudit des mains et des pieds . Et qui trouve même au putsch une justification, que les putschistes eux-mêmes ont peiné à trouvé : la « rectification » de la Démocratie !

A la dérive de ce parti depuis 2005 nous avions consacré plusieurs articles en guise d'alerte éthique (voir notamment sur ce blog : " le parti kaki...le RFD pris au piège de ses positions militaires " ou encore " Ahmed Daddah pouvait-il agir autrement? Oui ")

Lorsqu’un parti, légalement constitué, suivant les lois de la république, qui ne se justifie que par la légalité qui encadre ses actes et qui trouve la source de son existence et son devenir dans la démocratie, se met à soutenir , les putschs, les dictatures et les régimes autoritaires au mépris de la légalité constitutionnelle, des élus légitimes et de la volonté exprimée de tout un peuple, alors ce parti n’a plus sa raison d’être.

Aujourd’hui, le RFD, à travers les ambitions personnelles de son président qui le mène au gré de ses idées arrêtées, a miné et continue encore à miner la scène politique mauritanienne. L’inconstance de son dirigeant, l’inconsistance de ses positions politiques et son attitude collaborative avec la junte et ses soutiens , en font un parti qui non seulement s’est sabordé populairement mais devient un obstacle à tout règlement de la crise mauritanienne.

En participant aux scénarios de la junte en entérinant ses actes et en jouant au « yoyo » politique, le RFD ne rend point service à la Mauritanie. Il prolonge, la crise, décrédibilise ses militants , terni sa ligne de conduite et réduit à néant son passé d’un glorieux parti qui a combattu la dictature et qui en a souffert en écrivant quelques une des plus belles pages de l’opposition en Mauritanie.

Ce parti là, espoir d’hier est devenu, une boite d’enregistrement et n’est plus que l’ombre de lui-même. Quand un parti fait fi de la légalité constitutionnelle, de la démocratie et de la volonté du peuple , il na plus raison d’exister. Quand il devient en plus de cela l’instrument d’une ambition aux mains d’un seul homme, entretenant la division et l’allégeance aux dictatures, alors ce parti se doit de se remettre en cause.

Toutefois nous restons profondément convaincus que la disparition de tout parti politique est une blessure portée à la démocratie, c’est pourquoi nous soutenons haut et fort que le RFD se doit de pérenniser. Pérenniser, certes, mais autrement.

Autrement, car le RFD, institution partisane, cadre d’exercice du pouvoir, se doit de se renouveler. Et ce renouvellement ne peut être que celui de sa structure dirigeante. Il faut que le RFD se recentre, se trouve un nouveau leader qui sait dire non aux dictatures de tous bords, qui place l’intérêt de la nation et de son parti, la volonté de ses militants et la philosophie socio-économique et politique de son mouvement avant toute autre considération.

Il faut que le RFD redevienne un parti mu par un mouvement des foules, un mouvement d’idées, un mouvement d’avenir d’une nation qui attend plus que des applaudissements et soutiens au premier venu. Un parti qui reprend sa lutte pour la légalité la démocratie et le bien être du peuple et de la nation tout entière. Qui s’allie aux forces du changement positif pas à celles de l’obscurantisme de la force aveugle et de la dictature.

Peut-on réduire la force d’un parti historique, sa charge de légitimité, ses objectifs de servir tout un peuple, à l’ambition d’un seul homme qui veut devenir président ?

Certes que non, la présidence est une fonction éphémère, le peuple est permanent . Et un parti ne pérennise que par, et à travers, le peuple. Sa source et sa justification. Pas à travers les ambitions temporelles d’un individu. Un parti pris par un homme, ne peut être un parti…politique.
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Pr ELY Mustapha

mercredi 18 février 2009

Un tribunal pour juger le général ould Abdel Aziz

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L’impunité des putschistes, le génocide lent de tout un peuple.

Il balaie d’un revers de baïonnette tous les espoirs d’un peuple, il avilit toute une nation, il mine l’administration, crée la zizanie et la division au sein de la population, il pille les ressources publiques, vide les caisses de l’Etat, soumet le pays aux pires sanctions internationales, souille son image à l’échelle nationale et internationale, confisque le développement du pays, arrête son développement, hypothèque ses relations économiques, corrompt ses cadres, spolie ses valeurs et réduit ses enfants à la misère courtisane… Et voilà qu’il annonce son retrait à la face du monde en présentant son départ à la communauté internationale comme une concession ! Et il l’accompagne même de conditions. Ce n’est pas le culot qui manque à ce mécanicien d’infanterie qui a si bien tripoté la machine-Etat qu’à défaut de pouvoir la faire démarrer décide de l’abandonner sur la pente de ses méfaits.

Le général limogé Ould AbdelAziz ne partira pas sans rendre compte de tout le mal qui rien qu’en sept mois, il a causé au pays . En sept mois, il a mis le pays au banc du monde, il en a fait le pays de ceux qui ne méritent pas la démocratie. Des berbéro-arabo-négro-africains qui sont la risée de toute la planète. Il en a fait un pays que les dictatures arabes et autres veulent récupérer en en faisant l’exemple même de ce qui pourrait le mieux arriver à ceux qui aspireraient à la Démocratie.

Le général limogé Ould Abdel Aziz doit rendre compte des crimes sociaux et économiques qu’il a commis. Il doit rendre compte pénalement et martialement de ses actes de trahison à l’égard de la nation et de ses dirigeants élus.

Pour les crimes économiques , ould Abdel Aziz laisse un pays exsangue dont les populations se démènent dans le dénuement le plus absolu, dont les hôpitaux sont des mouroirs et les enfants étalés dans les rues entre mendicité, drogue, prostitution et criminalité. Il est accusé d’avoir vidé les caisses de l’Etat et les maigres ressources de la nation dans son ambition personnelle, démesurée et sa soif d’un pouvoir qu’il a voulu conserver au mépris de l’intérêt de tout un peuple.

ll a encouragé une mafia de fonctionnaires et de politiques, issus tant du législatif, de l’exécutif que du judicaire par lesquels il s’est assuré l’assujettissement de franges entières de la population. Il a exploité les tribus, les oulémas, et même les étrangers pour s’allier à sa cause. Il a usé pour cela du trésor public, de ses ministres qui négocient des contrats déséquilibrés et qui bradent les ressources nationales pour une reconnaissance du général et de sa junte. Il a muselé les médias transformé la presse officielle en ondes et papiers de mensonges ridiculisant jusque l’Etat lui-même

Ould Abdel Aziz doit être accusé d’avoir dilapidé les biens publics et reconnu coupable de détournement de biens publics et tous ceux qui ont soufferts de sa mégalomanie sont invités à se constituer partie civile, en somme tout le peuple.

Un mandat national ou international doit être lancé contre lui pour avoir durant sept mois embrigadé et mis tout un peuple dans un camp de concentration en usant de la peur et de la menace et en emprisonnant à tour de bras en manipulant, à travers des magistrats véreux, le système judiciaire.

D’avoir privé des populations entières de leurs maigres ressources entrainant leur mort dans les hôpitaux faute de soins, en les privant des infrastructures qui assurent leur protection et leurs survies, en les réduisant à la mendicité quotidienne sans espoir de relèvement. Le taux de mortalité infantile n a fait que croitre, l’espérance de vie s’est détériorée, l’éducation bat de l’aile, et aucune réalisation ni sociale ni économique ne s’est faite. Tirant le pays encore davantage dans les affres des pays les plus sous développéss et les plus endettés.

Ould Abdel Aziz doit rendre compte de ses actes devant la justice. Tant à l’échelle nationale qu’internationale.

A l’échelle nationale, il doit subir des sanctions que tout putschiste se doit de subir. L’application des dispositions répressives du code pénal .


Le général Abdelaziz s’étant opposé au décret du Président de la République le limogeant voici ce qu’il devrait encourir :


ART. 182. - Tout fonctionnaire public, agent ou préposé du gouvernement, de quelque état et grade qu'il soit, qui aura requis ou ordonné, fait requérir l'action ou l'emploi de la force publique contre l'exécution d'une loi ou contre la perception d'une contribution légale, ou contre l'exécution soit d'une ordonnance ou d'un mandat de justice, soit de tout autre ordre émané de l'autorité légitime, sera puni de la réclusion.

ART. 183. - Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, la peine sera le maximum de la réclusion.

ART. 189. - Tout fonctionnaire public révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement qui, après en avoir eu connaissance officielle, aura continué l'exercice de ses fonctions, ou qui, étant électif ou temporaire, les aura exercées après avoir été remplacé, sera puni d'un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et d'une amende de 5.000 à 40.000 UM. Il sera interdit de l'exercice de toute fonction publique, pour cinq ans au moins et pour dix ans au plus à compter du jour où il aura subi sa peine, le tout sans préjudice de plus fortes peines portées contre les officiers ou les commandants militaires par l'article 87 du présent code.

Et voici les articles 87 et suivants:

ART. 87. - Ceux qui, sans droit ou motif légitime, auront pris un. commandement militaire quelconque, ceux qui, contre l'avis du gouvernement, auront retenu un tel commandement, les commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée après que le licenciement ou la séparation en auront été ordonnés seront punis des travaux forcés à perpétuité.

ART. 88. - Lorsque l'une des infractions prévues aux articles 83, 85, 86 et 87 aura été exécutée ou simplement tentée avec usage d'armes, la peine sera la mort.

A ces dispositions s’ajoutent celles prévues par le code militaire pour la trahison, la rébellion et la prise des armes contre les autorités de commandement.

Ould Abdel Aziz se devrait de passer en justice et ce n’est pas en quittant son siège usurpé de chef de l’Etat qu’il échappera à la sanction.

En effet, c’est bien plus l’impunité dans laquelle baignent les putschistes depuis 1978 qui motive les coups d’Etat que la soif de pouvoir elle-même.

Tous ceux qui ont fait des coups d’Etat avaient calculé d’avance leurs « intérêts », dont le moindre est de s’enrichir et de partir rejoindre la vie civile sans être inquiétés.

Pourquoi refait-on les coups d’Etat ? Parce que ceux qui les réalisent reprennent le plus normalement du monde leur vie militaire ou regagnent la vie civile avec en prime les poches pleines et l’avenir assuré par le pillage.

Tous ceux qui ont mis à genou le pays durant des dizaines d’années de putsch ont donné l’exemple de cette impunité qui motive les putschistes d’aujourd’hui et qui motivera davantage ceux de demain.

Il faut que chacun rende compte de ses actes. Les militaires putschistes aussi bien que leurs sbires et autres malfrats civils qui les ont soutenus dans leurs forfaits devront être jugés.



Si l’on ne jugule pas cette impunité, la Mauritanie ne se relèvera jamais.

Qu’il parte ou qu’il reste Ould Abdel Aziz ne doit pas échapper à un procès en bonne et due forme, que toutes les forces vives de la nation se doivent de réclamer aux juridictions nationales et internationales. Et ce ne sera que justice pour le présent et pour l’avenir.

A l’échelle de la criminalité punie par les juridictions internationales, ould Abdel Aziz est passible de crimes graves.

En effet, lorsque l’on prive des populations entières durant des mois et des années de leurs moyens de subsistance et qu’on la réduise à vivre dans la misère et la maladie, n’est-ce pas l’équivalent d’un génocide à moyen terme. Dont les conséquences sont aussi désastreuses sur la vie des pauvres gens qu’un génocide froidement exécuté par les armes.



Si l’on devait de comptabiliser combien d’individus , hommes, femmes et enfants sont morts trop tôt ou de maladies, de malnutrition ou de manque de soins et de médicaments du fait des politiques prédatrices des régimes militaires précédents et actuels , le nombre équivaudrait bien au pire des génocides, en Europe, en Asie et en Afrique.

Les putschistes ont causé des « génocides » lents. Une mort lente de milliers de personnes dont les instruments ne sont pas des armes mais dont les conséquences sont les mêmes : la mort et le désarroi des populations.



C’est ainsi que les crimes économiques commis par ces juntes, constituent des crimes contre l’humanité et se doivent d’y être, par leurs effets similaires, assimilés. Une vie assassinée par une balle, et une autre morte de privation des ressources élémentaires de survie, n’est-ce pas toujours une vie que l’on a tué?

Ould Abdel Aziz, en partant, laissera les caisses de l’Etat vides, il laissera des concessions de ressources naturelles bradées aux compagnies étrangères pour une vile reconnaissance non obtenue. Il laissera une administration paralysée par des mois de gestion par des fonctionnaires véreux nommés à la faveur d’un soutien à la junte.



Ould Abdel Aziz en partant, aura creusé davantage le sous-développement du pays, réduit encore pour plusieurs années les chances d’un quelconque développement, et a fait du pays l’otage future des grands argentiers de la planète qui ne manqueront pas, vus ses besoins en ressources, à le mettre à genou sous l’endettement qu’il se devra de contracter pour survivre.

En effet durant tout ce temps passé par les juntes, le taux de croissance effectif du pays est largement négatif, un pays dont le revenu national (provenant d’une rente minière et halieutique) a fondu comme neige au soleil (voir mon article sur ce blog " croissance quelle croissance ?" ), dont les réserves en devises rivalisent avec le niveau de la mer et dont les entreprises ne produisent plus rien et où le chômage toutes catégories confondues est une catastrophe et une menace pour le lendemain. La crise frappant toute la planète, la Mauritanie a été plongée dans les abysses de la mendicité à venir et de la dépendance perpétuelle.

Ould Abdel Aziz devra-t-il au nom d’une quelconque manœuvre politique partir comme il est venu ?



Non. Ni notre conscience d'humain , ni celle de tout Mauritanien ne permettra une telle impunité.

Et ce n’est pas en faisant jouer des concessions pour sortir de la crise, et dont notamment son départ, qui fera oublier qu’il est responsable depuis plusieurs années et notamment depuis l’exécrable putsch qu’il a commis le 6 Août 2008 des malheurs que vit notre pays.

Le général limogé Ould Abdel Aziz devra rendre compte devant le peuple et la justice du gouffre dans lequel il a jeté, avec ses compagnons le pays. Et à travers lui tous les putschistes qui ont détruit le pays.

Car si Ould Abdel Aziz quitte en toute impunité, on ne résoudra pas la véritable crise qui est celle de tout un pays pris aujourd’hui en otage et qui le restera encore et toujours.

L’impunité est et restera toujours le gage des putschistes d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

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Pr ELY Mustapha

vendredi 30 janvier 2009

Une page de publicité gratuite pour la junte

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Un nouveau (faux) départ pour la Mauritanie

-Après les 500 000 euros payés par la junte pour des pages publicitaires dans un journal occidental, nous demandons à la junte de ne plus, comme d’habitude, se préoccuper de la pub, nous la ferons pour elle. Aussi voici le premier placard publicitaire pour la junte , revu et corrigé , pour zéro ouguiya. Surtout que l’on ne nous remercie pas (au propre et au figuré), nous sommes mus par le haut devoir national. Rien que ça.

Aussi nous demandons aux quelques 42 000 visiteurs qui ont visité notre blog de payer un euro à chaque mendiant qui passe pour aider à rembourser le détournement des biens publics à des fins publicitaires qu’a fait la junte par cette pub.

Pour ceux qui ne peuvent pas payer nous les informons que leur pouvoir d’achat n’est pas un justificatif suffisant pour ne pas payer. Quand Aziz peut payer 500 000 euros pour une pub, c’est que son pays est extrêmement riche. Très riche même. Quand Aziz peut, tout peut….arriver.

(Cliquer sur les images pour les agrandir)

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jeudi 22 janvier 2009

Letter to the President of the United States of America, Barack Obama

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January 22, 2009
Dear Mr President,



I am very honoured to request your intervention in order to find a solution to the tragedy being experienced by my country, Mauritania.


Soldiers took my country hostage for over six months, confiscating democracy and freedom gained by the Mauritanian people a few months earlier.


The President of the Republic, democratically elected by 52% of the vote in 2007, was deposed and the institutions of the Republic placed under control of the junta.

For over thirty years my country has been trampled by military juntas that succeeded without sharing power. They debased and impoverished the country.


Despite the condemnation of the international community and a strong resistance inside and outside the country, the junta continues its military coup. It has divided the country by purchasing the consciences of people. It used public resources to satisfy its lust for power by subjecting the people to its will.

Today, faced with this situation we call upon your support to find a solution before that country, already on the verge of bankruptcy, remains subject to the dictatorship.

Dear Mr President,

Earlier, the United States have condemned the coup and, like the international financial institutions, froze aid to Mauritania. However, dictatorships are still supported by other dictatorships from which they are helped. This is what happens now. The junta faced with condemnation of the rest of the world is supported by those who have made democracy and freedom their enemies.

You made an oath to defend the freedom and security of the United States of America, we are honoured to invite you to consider ours. Considering that world peace is the sum of peace in each country, your help will be more effective for peace in the world.

I Couldn’t end this letter without reminding you this statement of the US Independency Declaration: “We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. That to secure these rights, Governments are instituted among Men, deriving their just powers from the consent of the governed, That whenever any Form of Government becomes destructive of these ends, it is the Right of the People to alter or to abolish it, and to institute new Government, laying its foundation on such principles and organizing its powers in such form, as to them shall seem most likely to effect their Safety and Happiness.”

Dear Mr president,

Even if these statements were a part of the US Independency Declaration, the l