mercredi 8 juillet 2009

Les slogans de la campagne des éclopés (2ème partie)

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Votez ELY Ould Mohamed Vall…les yeux fermés !


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ELY Ould Mohamed Vall , « Un homme de raison, de parole et d’action », « la force de bâtir un Etat au service du citoyen », « le garant de l’unité nationale » « qui tient les promesses d’un changement véritable »… et qui dormait le jour du coup d’Etat du 3 août 2005 (dixit Aziz).

ELY ould Mohamed Vall est le premier putschiste au monde qui a fait un coup d’Etat les yeux fermés. C’est autant dire sa force. D’ailleurs, il n’a pas qu’un seul slogan. Il est multislogans comme il est multilingue (voir notre article : «Ely ould Mohamed Vall apprend l’anglais : The little sheeps…dans la prairie »

Les slogans de sa campagne réunissent toutes les qualités des anges. La seule chose qui lui manque c’est des ailes.

En effet c’est un homme de raison : 24 ans aux services de Taya, c’est très raisonnable.

C’est un homme de parole : Il a beaucoup parlé depuis le coup d’Etat de Aziz !

C’est un « homme d’action » : il s’est terré pendant 24 ans en attendant que Aziz le réveille.

Il a « la force de bâtir un Etat au service du citoyen » : Donc l’Etat est en déliquescence et il n’est pas au service du citoyen. Et ELY Ould Mohamed Vall n’ y est, évidemment, pour rien.

Il est le « garant de l’unité nationale » : Qui a parlé de la désintégration de l’Etat ? Une menace en argument électoral ?

L’homme « qui tient les promesses d’un changement véritable » : Des promesses qu’il tiendra d’une main de fer. Mais de quelle main tient-il ses promesses (voir photo) ?

Bon après tout. Votez les yeux fermés pour Ely Ould Mohamed Vall. Car il est vraiment le « candidat de l’espoir ». En effet, il a au moins un avantage sur les autres : il parle anglais. Au cas où l’aviation mauritanienne attaquerait Pearl Harbour.

Pr ELY Mustapha

mardi 7 juillet 2009

Les slogans de la campagne des éclopés (1ère partie)


Ah, la vache !


Vraiment on n’a pas compris pourquoi Sarr montre une vache dans son affiche de campagne. La SPA, Sarr le Protecteur des Animaux. Veut-il gouverner avec une vache ? Peut-être. Mais pourquoi une vache et pas un dromadaire ? Voilà qui est bien régionaliste. Les vaches au sud, les dromadaires au nord. Donc Sarr n’est que le candidat du sud. Alors nous appelons Sarr a rectifier le tir et à faire figurer, à peine de régionalisme et autres qualificatifs sectaires, dans son affiche de campagne un chameau à côté de la vache. Pourquoi ? Parce que dans les armoiries de la république l‘épi de blé figure bien avec le palmier dattier. Et quand on est candidat à la présidence de la république, c’est vraiment vache d’oublier les dromadaires.
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Plus encore, ce candidat doit faire disparaître de son affiche, ce rectangle blanc d’un côté et noir, de l’autre, car si Sarr ne l’a pas encore compris, en Mauritanie, il n ya pas que des blancs d’un côté et des noirs de l’autres. Il y a des citoyens gris de poussière, aigris de politique.

Le candidat de la pleine lune


Curieuse chose que cet objet cubique en trompe-l’œil qui figure en haut à droite dans l’ affiche de campagne de Kane. Si quelqu’un pouvait nous dire ce qu’il représente, ce serait vraiment notre vaine. Un point blanc dans un rectangle noir juxtaposé à un rectangle vert !
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Allez le concours est ouvert.
Une souricière ? Une boite à punaises ? Un nid de poule ? Un trou dans le toit de votre baraque ? Non vous n y êtes pas. C’est bien plus subtile que cela .
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En effet, le « candidat de tous » pour ne pas faire comme Sarr, qui veut gouverner avec une vache, a décidé de montrer les subtilités de sa campagne pour gouverner autrement. Et pour gouverner autrement au non de tous, il faut bien que la chose se sache géométriquement parlant.
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En effet, alors que sarr a fait naïvement des triangles juxtaposés noirs et blancs, Kane a fait mieux, il a fait preuve d’imagination, comme tous nos hommes politiques d’ailleurs. Il a décidé de présenter comme logo de sa campagne, l’image, Ô combien subtile, « de la pleine lune vue, par une nuit noire, de la fenêtre d’une baraque de neteg jembe ».

En effet, à défaut d’avoir une vache à sa disposition, il veut montrer que, malgré tout, la lune est à la portée de tout le monde. Et que « yes, we kane», il va essayer.... de décrocher la lune.

Pr ELY Mustapha

lundi 6 juillet 2009

Du dada de Daddah à l’échine de Boulkheir

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Le vote des éclopés

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Le bonheur serait dans cette campagne de ne voter pour personne. Eh oui, c’est de jeter un bulletin blanc dans une urne déjà remplie de bulletins blancs. Le pied, comme dirait un éclopé.

Car que signifierait le vote ?

D’aucuns diront : « c’est pour asseoir une nouvelle démocratie », « c’est pour sauver le pays de l’anarchie », « c’est pour sortir le pays de la crise institutionnelle », « c’est pour que l’Etat puisse fonctionner »…

C’est tout le contraire. Voter c’est reconnaître :

- Que le coup d’Etat de Ould Abdel Aziz a bien atteint son but, destituer le président

- Que le Président pour lequel tout un front s’est uni pour le restaurer dans ses fonctions a été obligé de renoncer à cette mission

- Que le FNDD, n’est en fait qu’un ramassis d’opportunistes qui va aux élections la queue basse en ayant négocié un accord forcé pour sortir de la crise mais ce n’est que pour sortir de sa propre crise

- Que Ould Abdel Aziz est le véritable gagnant dans ce putsch, puisqu’il a organisé des élections , qu’il accaparé le Trésor public pour financer campagne et s’est vu redorer le blason par la communauté internationale, lui et ses sbires ministériels.

En effet, si l’on va au vote, c’est plier l’échine (n'en déplaise à Messaoud)et dire que ni le FNDD n’a de principes, ni ceux qui vont avec lui aux élections n’en ont.

Abdel Aziz candidat a des élections qu’il a voulues, en violant les institutions et en avilissant tout un peuple. Voilà en fait ce qu’entérinent de telles élections.

Ceci c’est la vérité que personne ne saurait cacher au-delà des compromis politiques des micmacs dakarois et autres concessions en tire-bouchon.

Ne craignons pas de le dire : ces élections sont l’expression de la défaite d’une démocratie et de l’avilissement d’une opposition.

On le sait depuis toujours, comme le dit un proverbe bien de chez-nous, que nos dictateurs ont déjà pris pour devise : « le chien n’adore que celui qui le maltraite (l’étrangle)». Et c’est ce qui arrive et ce n’est pas en soi une découverte.

Mais maintenant, tous ces « vaincus » qui vont aux urnes pour se présenter, qui sont-ils ?

Le tandem Ould Boulkheir-Ould Daddah.

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Ce tandem miracle de frères-ennemis est contre nature.

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C’est l’opportunisme personnifié (ould Daddah) allié à l’autosatisfaction stérile (Ould Boulkheir).

Le premier, rappelons-nous « leader de l’opposition », a su si bien s’accommoder de tous les putschs qui passaient en reniant toute légalité au nom de son intérêt personnel, tout tourné vers le siège présidentiel, qu’il en a perdu toute crédibilité. Seule la présidence l’intéresse. Après tout n’a-t-il pas un peu raison quelque part ? Depuis le temps qu’elle lui échappe, il en a fait son dada. La présidence, c’est le dada de Daddah. Qu’on la lui donnerait tout de suite qu’il la prendrait. Les élections et la démocratie c’est, pour lui, un pis-aller.

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Et puis, franchement, qui en Mauritanie voudrait de Ould Daddah comme président ? Il a tellement accumulé de contrecoups, que son agenda arrivé à la présidence, sera de régler leurs comptes à bien du monde. Les RV le savent, les militaires aussi et tutti quanti…



Alors Daddah, ne passera pas. Et ce n’est ni Aziz, ni ELY qui lui feront ce cadeau. Car Daddah au pouvoir, c’est pour eux comme la signature d’une condamnation à venir . Le couperet sur leurs gorges. Alors tout sera mis en œuvre pour empêcher Daddah d’être président.

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Quant à Ould Boulkheir, c’est une grande gueule, déclamant des principes et idéaux à tout vent. Son « dadda » à lui c’est l’esclavage, son slogan « ne plus jamais plier l’échine ». Mais cela ne fait pas un président , surtout quand il ne pense qu’à lui-même dans une autosatisfaction béate.

En effet, ould Boulkheir a montré lors de son dernier « emploi » en tant que président de la chambre des députés ce que l’immobilisme veut dire. Nous nous rappelons que durant les 15 mois au perchoir il n’a pas pipé un seul mot. A telle enseigne d’ailleurs que tout le monde se demandait où il était passé ? Il n’est sorti de son mutisme qu’à l’occasion de sa villégiature au Maroc où il a failli déclencher un incident diplomatique avec l’Algérie. Que faisait-il durant ces quinze mois ? Il s’encensait dans sa demeure à coup de courtisans et d’abondance, alors que le pays souffrait la cherté de la vie et les émeutes à l’Est.

Ce mutisme, dont il ne sortit qu’après le 6 Août 2008, est révélateur d’une personnalité qui ne semblerait chercher à travers sa course politique que le bien-être personnel et les avantages qu’elle peut tirer de son accession aux hautes responsabilités.

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De toute façon, il est tout autant que Ould Daddah, dans le collimateur des militaires, mais qui le préférerons bien , toutes proportions gardées, à Ould Daddah. Mais ce dernier, dont l’opportuniste est légendaire, ne manquera pas s’il lui en prenait d’avoir un avantage électoral sur lui d’ameuter « la fibre maure » contre ce harratin qui à l’intention de gouverner les maures. L’avenir nous le dira, mais l’on sait déjà que Ould Daddah n’hésite pas à s’allier au diable. En effet, rappelons-nous que déjà en 2007 Ould Boulkheir avait dénoncé l’accord tacite que Ould Daddah, avait conclu avec les militaires pour l’exclure du jeu politique.

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Aujourd’hui il est allié à Daddah, mais il n’a pas la mémoire courte. Au second tour, il s’en souviendra.

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Maintenant que reste-t-il de candidats méritant un commentaire ?



ELY Ould Mohamed Vall, c’est le seul dont l’opportunisme rivaliserait avec celui de Ould Daddah. Mais il est plus malin et plus stratège. Sont seul hic c’est désormais Aziz. Un cheveu tombé dans la soupe qu’il s’était concocté pour 2012.

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Ni daddah, ni Ould Boulkheir ne préoccupent ELY ould Mohamed Vall, il saura les traiter au bon moment, en bon policier de Taya, créer la zizanie ou déstabiliser la nomenklatura politique. Son souci actuel, c’est neutraliser aziz ou ...s’en faire un allié pour accaparer ses forces. Il optera soit par une alliance avec lui, soit avec les autres. Les alliances tacites c’est sa spécialité. Donc échafauder un plan de déstabilisation du tandem Daddah-Boulkheir. Ce qui ne déplairait pas Aziz, quitte à ce que ELY gagne les élections en contrepartie de grandes concessions, comme d’habitude sur l’Etat, les finances et les ressources.

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Mais qui veut d’ELY ? Là est la grande question. Depuis son retour en Mauritanie, il a perdu beaucoup de son aura. Celui qui fut considéré comme le « rétablisseur de la démocratie », n’a pas osé la défendre lorsque son « rectificateur » de cousin s’en est essuyé les bottes. Parlant à demis mots, planqué derrière ses moustaches, il n’est plus que l’ombre de celui par qui le « miracle », un certain 5 aout 2005, est arrivé. Pire encore, il a consenti à se présenter et concourir le 18 juillet pour le siège de celui qui, pour lui, «représentait » la démocratie. Il est devenu un citoyen ordinaire servant de cible pour un cousin armé jusqu’aux dents et les poches pleines.

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Quant à Aziz, rien à dire. C’est le candidat idéal. Idéal pour ceux qui comme les chiens aiment qu’on les étrangle avec des laisses dorées. En somme, une masse non négligeable d’individus agglutinés autour d’un despote et qui vendraient leurs âmes pour une miette. Il n’est ni présidentiable, ni politiquement présentable.

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Le scénario de ces élections finira certainement en queue de poisson. Un poisson qui, comme on le sait, pourrit toujours par la tête.

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Maintenant, gardons l’espoir pour qu’on désigne un président qui ne serait pas « l’opportunisme personnifié », « l’autosatisfaction stérile », «le rétablisseur rétabli »ou « le rectificateur despotique»…

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Jamais au grand jamais des élections n’ont été l’expression de la défaite des principes et des idéaux proclamés que celles annoncées pour le 18 juillet. Tout autant que les grandes œuvres ne se bâtissent pas sur les marécages, les démocraties ne peuvent l’être sur des consciences avilies et des principes estropiés.



Pr ELY Mustapha



lundi 4 mai 2009

Suivez l’exemple égyptien.


Un temps de cochon !

L’Egypte a procédé à l’extermination de 250 000 de ses… porcs, pour se protéger de la grippe porcine. Seulement on ne sait pas si tous les porcs égyptiens figurent dans la liste officielle.
En effet, ne sont pas forcément des porcs ceux qui, physiquement, ressemblent à des porcs. D’où le risque de voir inclure dans la liste bien des porcs qui se font passer pour des humains.

L’Egypte malgré les assurances de l’OMS que le porc n’ y est pour rien, a continué à exterminer ses porcs. Mieux vaut un porc mort qu’un mort à port Saïd.
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Mais que ferait l’Egypte si la grippe aviaire revenait ?

Ainsi va le monde arabe, on aimerait bien trucider quelque chose, et la grippe porcine est une aubaine. On trucide les porcs.
Hélas, ce ne sont pas ces porcs là qui nous gouvernent, mais nos cochons d’Etat et leurs gorets héritiers, leurs truies sevrées et leurs nourrains omnivores dans la porcherie de la République.

La Mauritanie devrait suivre l’exemple de l’Egypte et élaborer un plan d’élimination de ses cochons. Ils sont faciles à reconnaître. Ils sont tous agglutinés autour de la Présidence de la République. Dans la marre aux cochons. Des cochons domestiques qui traquent le sanglier.
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Un temps d'un cochon pour toute une nation.
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Pr ELY Mustapha

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Poésie de la douleur.