mercredi 5 mars 2008

Voyages et bonne aventure


Pourquoi n’ai-je pas rencontré le Président à Tunis ?


Je n’ai pas sollicité à rencontrer le Président de la République durant sa visite en Tunisie car la moindre des politesses que l’on puisse rendre à un voyageur aux semelles de vent, est de ne point l’arrêter en chemin. Mais aussi pour que l’on ne croie pas que l’on puisse lui dire des choses que l’on n’aurait pas pu lui confier ailleurs.

Pourquoi rencontrerai-je le Président de la république ? Lui dire ce qu’il sait déjà ? Le comprendrait-il mieux dit à l’étranger que dit dans son propre pays ? La confiance est-elle mieux placée à l’étranger qu’au national ?

Ou irai-je encore, à travers un bref entretien, lui rappeler ce qu’il a laissé derrière lui ?

Lui rappellerai-je qu’il vient de poser pied dans un pays à croissance économique et humaine remarquable et qui dispose d’à peine du dixième des ressources dont dispose son propre pays ?

Irai-je lui dire que ce pays a acquis son indépendance à la même époque que la Mauritanie ? Irai-je lui dire que le budget de l’Etat actuel tunisien (13 milliards de dollars US en 2008 !) est plus que dix fois supérieur à celui de la Mauritanie (moins d’un milliards de dollars US ! Soit 918.606.978 USD ) et que ses compétences et son savoir-faire s’exportent jusqu’en Asie ? Que l’infrastructure socio-économique bat tous les records et que son plan de développement économique et social est un modèle du genre. Que son système sanitaire reçoit les patients d’Europe, du monde arabe et de toute la sous-région y compris les contingents mauritaniens.

Alors que dans notre propre pays, des hôpitaux où des patients rangés dans des mouroirs voient passer sous leurs fenêtres des médecins mauritaniens au chômage et criant misère ?

Irai-je lui montrer la photo de ce handicapé hémorragique se trainant sur le bitume tenant un enfant dans ses bras et mendiant à même l’asphalte d’une grande avenue de Nouakchott. Irai-je lui montrer celle de cette ambulance-corbillard, issue de la créativité malsaine de notre système administratif et sanitaire maladivement corrompu.

Irai-je lui dire ce que tout jeune mauritanien au chômage et sans emploi dans un pays où la jeunesse est laissée à sa misère et à son désœuvrement, que le pays a besoin de solutions sur le terrain et moins de solutions importées.

Alors que dans le pays qu’il visite les programmes d’emploi des jeunes sont une priorité du chef de l’Etat et que le ministère du travail et de la formation professionnelle, à travers ces agences de l’emploi traite pied à pied avec les entreprises nationales et étrangères en Tunisie pour la promotion et l’emploi des jeunes diplômés. Et qu’aucun étranger ne peut être employé ou recruté en Tunisie sans que des conditions donnant des avantages similaires ne soient données à l’employé tunisien et recruté dans la même compagnie.

Que l’Etat veille à l’insertion de son capital humain dans les lieux de productivité, développe ses pôles technologiques et se fait une fierté de mettre ses compétences à la disposition d’une multitude de pays et d’organisations nationales et internationales à travers le monde.

Alors que dans notre pays, le travailleur est bafouillé, jusque dans ses droits les plus élémentaires aussi bien par les sociétés nationales qu’étrangères et que l’administration mauritanienne ne se préoccupe même pas de défendre ses droits, comme s’il était un pis aller. Que le savoir et la science sont le dernier des soucis de l’Etat mauritanien qui leur consacre la part congrue de son budget et de son action, que la culture elle-même est un faire-valoir de chants séculaires remontant à peine le moral de troupes enfoncées dans des tranchées de misère. Une industrie culturelle frisant le ridicule où les rares espoirs artistiques crèvent la dalle, s’exilent ou admirent leur production enregistrée se vendre sur le trottoir en multitudes de supports enregistrés sous d’autres cieux.

Que nos ambassades, dont celle qui le reçoit, est un lieu de villégiature pour fonctionnaire en excès d’applaudissement et que notre diplomatie est l’une des plus inefficace et des plus corrompue de la planète. Où le moindre acte légal se négocie au cousinage ou en monnaie locale. Où le ressortissant est reçu comme on reçoit la peste et où la bourse de l’étudiant est mieux reçue que l’étudiant lui-même car plus productive en placements bancaires à intérêts évidents et en manipulations comptables en taux de changes multiples.

Ambassades-havre de paix pour comptables véreux et ambassadeurs en complicité permanente pour profiter au mieux d’un budget qui est un patrimoine à eux acquis.
Alors que dans le pays qu’il visite, les ambassades sont de véritables instruments d’une stratégie de développement, de coopération et de concertation avec le reste du monde. Les ambassadeurs sous l’autorité directe du chef de l’Etat auxquels ils rendent compte directement sont de véritables chefs de mission. Une mission tout orientée vers le rayonnement du pays et son image pour le reste du monde. Ce que la diplomatie tunisienne apporte à son pays en terme de coopération, d’investissement, de financement et de renforcement de la présence de la Tunisie dans le monde et les instances internationales, en fait l’une des diplomaties les plus efficaces du continent. Sans aller trop loin, il suffit de comparer l’apport de l’ambassade de Tunisie en Mauritanie à la Tunisie, à l’apport de notre ambassade de Mauritanie en Tunisie… à la Mauritanie. Et l’on comprend que la première développe, introduit, et concrétise les projets tunisiens en Mauritanie, assiste les investisseurs tunisiens, et engrange une valeur ajoutée considérable pour la Tunisie tant en termes d’apport économique qu’en terme de coopération fructueuse et hautement appréciée.

Alors que notre ambassade, à l’image de toutes nos ambassades est une boite d’enregistrement, une réception pour délégations en mal de voyage et de villégiature et n’apporte rien au pays si ce n’est quelques rapports confidentiels dont l’efficacité est douteuse consignés dans une valise diplomatique qui elle-même est alourdie par les mille et une offrandes à qui de droit en Mauritanie. Rien qui serve le pays, rien qui enrichit notre patrie. Pire une dégradation permanent d’une image déjà hautement entamée par le comportement de nos diplomates à l’étranger.

De quoi aurai-je pu l’entretenir ?

Que des ménages mauritaniens entiers manquent de ressources du fait de la dilapidation et du détournement des biens publics au vu et au su de tout le monde, alors que dans le pays qu’il visite les ménages, épargnent, planifient , investissent, construisent et élèvent des générations studieuses, saines et résolument préparées à l’avenir. Alors que dans notre pays des générations entières, d’écoliers et d’étudiants sont mal formés, mal encadrés et souvent laissés à la charger de la rue au désoeuvrement, à la misère et aux familles déchirées.

Que dans le pays auquel il rend visite, l’enfance, la femme et la famille sont non pas simplement des "ministères" confiés à des parentèles et autres consanguinités ou régionalités, mais de véritables programmes exécutés avec une volonté continuelle et assistée par la plus haute autorité de l’Etat dont les réalisations dans les soins et la protection de l’enfant, de la promotion de la femme et de la famille ne se comptent plus. Alors que, comble du ridicule, dans notre pays de hauts esprits s’interrogent encore si la femme peut être magistrat, si l’excision n’est pas une pratique spirituelle et si la famille doit exister en dehors d’une tribu.

Que dirai-je au président de la république en visite en Tunisie ? Que la capitale Tunis, qui le reçoit compte à elle seule plus de 2 millions d’habitants, quasiment l’équivalent des deux tiers de population de toute la Mauritanie et elle est gérée par un maire ! Alors qu’avec tant d’administrations, tant de ministères, tant de moyens économiques financiers et humains, l’Etat mauritanien n’arrive même pas à gérer convenablement le bien-être de moins de trois millions d’habitants, sa population paupérisée !

Que dirai-je au président ? Que les commissions mixtes n’accouchent que de souris, lorsque les avantages sont à sens unique du fait du manque de suivi de ceux parmi nos négociateurs qui font de ces rencontres: des rendez-vous de complaisance et un justificatif pour conquérir un malheureux perdiem au détriment de ce qu’attend notre coopération économique et culturelle de telles rencontres.

Que nos ressortissants attendent que leurs représentants dans le pays d’accueil soient des interlocuteurs valables et capables de défendre dans le respect mutuel leurs intérêts. Actuels représentants intravertis et se préoccupant bien plus des avantages qu’ils peuvent tirer de leur position "adminitrativo-diplomatique" que des intérêts des ressortissants.

Que dirai-je au Président de la république, sinon qu’un pays ne peut continuellement être assisté et ses dirigeants en course effrénée à la recherche des dons et des subventions à travers la planète. Qu’il doit se recentrer, gérer au mieux ses ressources et surtout exister par lui-même et pour lui-même ! Que la Tunisie que je connais depuis tant d’années a développé chez ses enfants, à travers une éducation nationale et patriote de ne compter que sur eux-mêmes et de tirer le meilleur parti du monde pour le bien-être de leur nation.

Et nous qu’apprend-t-on à nos enfants ? Qu’ils appartiennent à une tribu, avant même de savoir qu’ils appartiennent à un pays, à un Etat, à une nation.
Ils deviennent des citoyens d’une caste, des fonctionnaires d’un clan, des hommes d’affaires et des commerçants d’une tribu, qui ne tirent profit que pour eux-mêmes et peuvent sacrifier leur pays pour une participation au capital d’une entreprise quelconque et vendre leur âme pour une transaction intéressée avec un Etat hors-la-loi.

Que dirais-je au président en visite en Tunisie ? Que les tunisiens, forts d’une tradition hospitalière séculaire le recevront bien, mais ce n’est qu’une hospitalité passagère. Et qu’il reviendra forcément revoir la misère de son pays. Cette misère qu’aucune nation au monde ne l’aidera à en sortir qu’elle que soit sa bonne volonté et sa fraternité.

Dirai-je au président de la République que ce qu'il a consacré en dépenses à tous ces voyages, en délégations multiples, aurait suffit à lancer un programmes d’emploi des jeunes, à fournir la pharmacie de l’hôpital national en médicaments et produits d’urgence ou au mieux à soutenir les encore déshérité de Tintane et d’ailleurs, à payer des centaines de bourses pour nos étudiants sans bourses et vivotant à l’étranger. Mais pourrait-on dire à un président qui a un budget de voyages de ne pas voyager ? Certes que non. Mais lui dire que ce qui doit être fait est en Mauritanie et nulle part ailleurs.

Mais à la fin aurai-je vraiment voulu dire tout cela au Président de la République ?

Certes que non.

Tant de conseillers autour de lui, tant de ministres, tant de chargés de missions le savent certainement déjà.

Et si le Président voyage, c’est qu’il y trouve un intérêt et je ne saurai dire lequel; mais la seule chose que je sais c’est que la coopération internationale ne remplace jamais le labeur des hommes ; ni les bonnes intentions, leur pain quotidien.

Pr ELY Mustapha

20 commentaires:

  1. Chèr prof,vous lire est toujours un plaisir.Tous vos écris sont sincères et reflètent avec beaucoup de fidelité la situation de notre pays.Des hommes comme vous sont mil fois plus utils au pays que des milliers de courtisans et bouffons de cours placés comme ministres et hauts responsables.Si le president veut un conseil il devra s'atteller sur les conseils de personnes lucides et propres comme vous professeur.Des personnes qui aiment ce pays pour ce qu'il est et qui feront tout pour le sortir de son sous developpement structurel.Mais dommage,la nature humaine est bizarre;on croit connaître un homme toute une vie mais une fois face a ses responsabilités il change de nature et s'oublie dans son propre interêt,c'est justement ce qui arrivé a monsieur le president de la republique.J'ai entendu dire que le salaire du president est le deuxième plus haut salaire d'un president de la republique est-ce vrai? pouvez vous nous eclairer sur les traitements de nos responsable? merci prof

    RépondreSupprimer
  2. Cher Prof
    Merci de cette analyse comparative fort instructive,par laquelle tu me confortes dans l'idée,en vogue actuellement,qu'il n'y a vraiment rien à tirer de ce pays,appelé autrefois,à juste titre "bilad Seyba"...
    Que faire,prof?Ne me dites surtout pas qu'il est possible de sortir de cette impasse,en s'appuyant sur l'existant(en particulier,notre administration malade,rongée par le cancer de la corruption)!.C'est ce que tente(ou fait semblant de tenter!) de faire le président SIDIOCA,mais,il n'y a aucun doute qu'il ne reussira jamais,car il ne fera point le poids devant cette machine infernale qu'est l'administration qui est hostile à tout changement et à toute reforme.Y'a-t-il une solution alternative qui tienne la route ou va-t-on continuer eternellement à tenter l'impossible,à savoir obtenir des résultats probants avec des moyens inefficaces?Allez,dites moi,prof,pour au,moins me(nous) permettre d'espérer!.
    Merci
    A+

    RépondreSupprimer
  3. « Ne montrer pas le ciel à celui qui ne le voit pas ». C’est un proverbe maure qui le dit.

    Hélas ! Hélas ! Et aujourd’hui ?

    « Et demain ? Quel sera, demain le destin de la Mauritanie ? Quel sera son choix – son choix obligé ? Plus encore que les autres Républiques nouvelles, la Mauritanie aura peine, dans une Afrique en convulsions, à rester isolée. « Une Suisse africaine…(…) » « L’exploitation des mines, enfin, ouvre à la Mauritanie d’incomparables perspectives. Et cependant…Cependant, le Premier ministre n’a pas pu réussir encore à atteindre le but essentiel qu’il s’était fixé : au-dessus des rivalités ancestrales comme au-dessus des ambitions actuelles, donner à la Mauritanie une grande âme – créer une nation. » (…) « Les hommes de prière » qui étaient les Sages, les conciliateurs, les diplomates, entendent mal la voix du peuple. Sauraient-ils d’ailleurs l’entendre ? Laudator temporis acti, hommes des jours abolis, hommes de poudre et hommes de prière sont les premiers perdants des temps nouveaux. En effet, la démocratie leur a fait perdre leurs armes et leur prestige. À des titres différents, ils étaient, c’est incontestable, les seigneurs de ces sables : désormais, ils ne sont plus qu’électeurs. (…) » « (…) et si d’autres venus de loin y ont forgé leur courage et leurs vertus, comment nous, fils de cette terre, ne trouverions-nous pas le même élan, la même force pour défendre notre patrie, la garder et prouver que notre désert est en réalité…un désert fertile ?
    » (In DÉSERT FERTILE UN NOUVEL ÉTAT LA MAURITANIE, Christine Garnier, Hachette, 1960)

    Oui ! L’inquiétude de feu Moktar Ould Daddah était bien justifiée. Ce qui nous fait défaut le plus est une prise de conscience de la fragilité de notre pays qui a perdu son âme et où ne rodent plus les chacals, cela fait longtemps qu’ils ont cessé de crier. Aujourd’hui, il n’y a plus d’hommes de poudre. Il n’y a plus d’hommes de prière et il n’y a plus d’électeurs. Il n’y a que des individus qui rodent, sans but précis, dans les rues de sable de notre « capitale » ou d’autres qui ronflent dans leurs « châteaux dérisoire » construits par des deniers-publics-volés. Et il y a aussi ceux qui crient dans le désert, comme vous et moi, pleins d’amertume et de désespoir devant un tel gâchis…

    Ben Ely, docteur mauritanien, exilé à l’étranger depuis plus de 20 ans !

    RépondreSupprimer
  4. Prof,

    Que faire ? Il a tout eu sur un plateau d'argent et il n'est pas interessé. Qu'est-ce qui l'interesse? La gloire d'être Président? Peut-être.

    J'ai pris l'avion de Nouakchott à Dakar une fois avec lui quand le CMJD le "preparait". Il était assis à côté d'une conseillère de la Présidence du CMJD avec laquelle il faisait un tour à Dakar. Je lui ai souris en passant dans le couloir de l'avion en lui disant bonjour avec un hochement de la tête. Il a detourné immédiatement son regard. J'ai voyagé une semaine après avec Ahmed Ould Daddah de Paris à Nouakchott. J'ai salué Ahmed denant le contrôle sécuritaire à la passerelle de l'avion et il m'a rendu le salut. Il a engagé une discussion avec moi. Très aimable. M'a rappellé son frère Yarhmou. Il m'a demandé ma carte de visite que je lui ai donnée. Deux caractères différents. Sachant ce que je sais aujourd'hui, j'aurai souhaité que ce soit Ahmed qui aurait visité Tunis. Vous lui auriez parlé et il vous aurait ecouté. Ahmed a joué un jeu naif avec le CMJD et on l'a diabolisé parcequ'il n'etait pas interessé aussi. Ahmed aurait fait le minimum, tout en jouissant de la gloire d'être Président de la Mauritanie. Il aurait fait des erreurs certes, mais il aurait quand même fait quelque chose. Un bonne leçon la procaine fois quand un candidat dira qu'il est l'homme qui rassure. Excellent note Prof, as usual. A-

    RépondreSupprimer
  5. monsieur je n'iame pas beaucoup venir dans votre blog parce que les commentaires sont systématiquement complaisant. ceci cela ne m'empêche pas de vous poser quelques questions que vos amis de canalh refusent de publier. pourquoi? kham!

    - vous ensiegnez dans un institut supérieur, donc vous connaissez les us et coutumes académiques. pourquoi alors utilisez-vous le titre de professeur? l'avez vraiment obtenu? sinon ne s'agirait-il pas d'une usurpation?
    - vous vous présentez en prof et pourtant on connait malk vos travaux danjs les milieux scientifiques, pouvez-vous en publier une liste?? s'il n'y a que le manuel annoncé sur votre site ne pensez-vous qu'il serait plus utile d'écrire des travaux scientifiques plutôt qu'autre chose ou du moins d'en écrire en même temps??
    - à propos de SIDIOCA en tunisie pourquoi ne rendez-vous pas justice à l'homme en comparant les deux pays du point de vue des libertés démocratiques et du respect des droits de l'homme?

    RépondreSupprimer
  6. Pourquoi les gens sont méchants? A-

    RépondreSupprimer
  7. Sur le divan du blog

    Anonyme (A-) tu demandes :
    « Pourquoi les gens sont méchants? »
    ---------------------------------------

    Il faudrait dire qu’intellectuellement je n’ai pas d’ennemis naturels. En serait-il autrement si l’on a la tolérance comme ultime bouclier ?

    Et plus loin que remontent mes souvenirs, je ne me rappele nullment avoir offensé personnellement quelqu’un directement ou indirectement, ni dans mes écrits ni dans mes propos.

    Et jusqu’où remontent mes souvenirs ? Très loin. Disons jusqu’à l’àge de 7 ou 8 ans pour le plus clair des souvenirs d’enfance.

    Ni dans mon adolescence , ni a à l’âge adulte je ne me souviens d’une quelconque offense. Si cela est, cela devrait être durant mon enfance. Et à cet âge là, j’étais turbulent. Très turbulent.

    Oui , je me souviens, à mon corps défendant, que j’ai fait mordre la poussière à beaucoup de mes petits copains du côté des dunes derrière la médina « R » à Nouakchott où spécialiste de la culbute et de la voltige sur les pneus je ne souffrais ni les poltrons ni les peureux. En groupe on s’identifiait dans nos randonnées à des gladiateurs ou des cow-boys et je crois que si quelqu’un doit m’en tenir rigueur cela doit bien dater de ce temps là. Où encore à la fin des annés soixante à Aleg ou l’on me surnommait le "mécréant" tant j’était bagarreur et irraisonnable.

    A cette époque : oui ; il y a bien eu quelques malheureux qui ont souffert de mes courses pousuites à travers la chemmama et bien au-delà de la kella.

    Mais n’est-ce pas paranoïaque que de croire que le petit morveux que vous avez menacé «d ‘étrangler » (« N’dor enkhengaq ! ») devant le cinema El Mouna pour lui prendre son billet d’entrée dans les années soixante puisse encore vous poursuivre de blog en blog ?

    Sinon, d’où viennent parfois ces réactions négatives et injustifiées ? Je ne saurai le dire.

    Ce n’est certainement pas pour avoir frustré un compatriote à l’occasion d’une fonction administrative publique ou privée que j’aurai occupée ou d’avoir confisqué les biens de la veuve ou de l’orphelin.

    Toujours est-il qu’un phénomène n’ayant pas d’explication doit être classé « sui-generis », c’est ce que par faute de justification nous faisons volontiers.

    A moins que comme l’écrivait Eleanor Frajeon : « Les choses de l'enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons » et comme l’affirme si bien Fatou Diome : « les amitiés d’enfance résistent parfois au temps pas à la distance. », alors...

    Alors tout devient compréhensible.

    Pr ELY Mustapha

    RépondreSupprimer
  8. monsieur

    vous donnez hélas trop d'importance à ces gens-là comme dis brel

    passez

    cela n'a rien à voirje pense avec ni votre enfance ni le reste, pour l'instant du moins, ça viendra inévitablement avec de plus collectives responsabilités,

    car si c'était un de vos amis, il eut pu se servir d'indices plus précis sans atteindre la source

    non! c juste un oisif qui fait l'intéressant , ce n'est pas encore un vrai hassade tel qu'on en trouve à gogo ici, la gorge pleine d'envie, qui ne peut plus mourir de jalousie car la jalousie l'a tué depuis longtemps elle le tient comme une corde tiens un pendu ou comme la langue de serpent est faite pour toujours se montrer

    ce genre de hassades intellgents, fourbes, amusés, tenaces, à vomir que Dieu vous en préserve car eux ils sont toujours des proches ou des errants

    salut

    RépondreSupprimer
  9. Cher Prof
    Si,jeune,déjà tu terrifiais physiquement "Eterke" et devenu adulte,tu envies par ton talent "El Gowm",ne t'etonne pas que tu aies des ennemis!
    Un conseil,toutefois:ignore les,ils mourront de leur jalousie,car "El hassoudou la yessoudou"!.
    Amitiés
    A+

    RépondreSupprimer
  10. Comment peut-on virer sidioca, un president elu? Voila une question pertinente.
    J'opte pour le desaveu populaire pacifique, comment?
    Une marche, tout droit a la presidence et reclamer la destitution du president qui n'a pas rempli ses fonctions pour lesquelles il ete elu et pour lequelles il prete serment.

    Hamid

    RépondreSupprimer
  11. Suis personnellement pas d'accord Hamid. C'est ouvrir la voie pour Ely de revenir avec sa machine de pression composée de PRDS/PRDR/Mithaq et autres independents. Ould Waghef sera forcé de retourner sa veste a la minute. Si Ely revient, c'est la fin de la recreation et on l'aura pour 20 ans (il a 55 ans). C'est le mirroir de Ould Taya en plus calculateur et il ne faut pas se tromper. Les militaires, il faut en finir. Meme dans un boubou. Assez, c'est assez. La seule option est d'attendre 2012, car toute autre alternative est porteuse de dangers immenses. A-

    RépondreSupprimer
  12. a-

    assez de tes yaca yaca

    les militaires ils faut en finir! certes, mais comment? yaca yaca!

    2012! ah oui! bien sûr le miracle viendra!

    yaca attendre en effet!

    yaca yaca yaca-

    RépondreSupprimer
  13. A-
    Il y'a du vrai dans ce que tu dis,mais tu as l'impression de donner aux mauritaniens que le choix entre la peste et le choléra,entre SIDIOCA et ELYCOM.Pour ma part,je pense que ce dernier,étant à la touche,a peu de chance de revenir au pouvoir,par la voie des urnes,car il a tellement menti à tout le monde qu'il pourra difficilement le tromper une seconde fois.Tu me diras que l'argent-et il en a à gogo- a des pouvoirs magiques,mais pourra-t-il(l'argent) jouer contre l'impopularité manifeste de Mester Ely?.Kham!
    Pour ce qui est de SIDIOCA,s'il continue sur cette lancée,c'est à dire à ne rien faire pour améliorer la situation dramatique des citoyens et en se laissant vaincre par les roumouz,s'il continue ainsi,il est légitime de demander son départ et son remplacement par quelqu'un de valable,même si cette demande n'a aucune chance d'aboutir...
    Amitiés
    A+

    RépondreSupprimer
  14. cher prof,moi je vous connais tres bien et c'est un veritable honneur de vous avoir comme compatriote.Combien de fois j'ai lu vos écris et assisté a vos conferences.A chaque fois j'en conclu que votre place dois se trouver dans les hautes spheres de la politque mauritanienne qui en a fort besoin.Ne donnez pas d'importance aux ragots de ces debauchès de la sociéte qui vegetent sur le net.Ils sont incultes,sinon ils auraient perÇu,a premiere vu que vous sortez du lot des menteurs,des arrivistes et corrompus qu'ils venerent.

    RépondreSupprimer
  15. A+,

    Bonjour et plaisir de te parler. Je sais que Sidioca n'est pas et n'a jammais été la personne qu'il fallait voter. Par ailleurs, il a été mis par les militaires en dépit de la capitualtion de AOD (accepter le trichage du CMJD). En dernière analyse, Sidioca a saboté le processus démocratique par lequel les mauritaniens voulaient faire partir les militaires. Mais en ce moment et si Sidioca demissionnait demain, je ne vois pas qui pourrait le remplacer pour eviter que les roumouz ne reviennent. Malheureusement ils sont déjà là à travers le PNDD, les Mithaq et les independants. Viens de lire (ANI)que quelques barons du régime ancien se sont rencontrés pour une deuxième fois pour faire pression pour des changements, en leur faveur bien sûr. Il y a une très forte probabilité si Ely se presentait, ses sous et ses indépendants le feront gagner. C'est une machine à voter impitoyable et ils utiliseront l'achat des cartes de vote et autre subterfuges comme durant la dernière présidentielle. Je me trompe peut-etre. Allah yahfath. A bientot. A-

    Ano yaca yaca,

    Je ne parles pas indien d'Amérique du Sud. Ton Ely ne passera jamais. Kapish?

    RépondreSupprimer
  16. La question qu’il faut se poser me parait plutôt : a-t-on le droit de parler ainsi au président quand on n’est pas un proche collaborateur ?
    et si audience a eu lieu, auriez vous eu le temps et surtout l’audace de dire tout ça au premier responsable du pays ?

    Moi pour ma part, je ne pourrais le faire, par ce qu’il me répondra certainement par :

    Jeune homme, voulez vous me rendre responsable de quarante sept années d’existence de votre pays ?
    Dois-je m’arrêter et cesser de travailler après ce lourd constat que vous venez de me décrire ?

    Que proposez-vous jeune homme ?

    Et je balbutierai quelques mots inaudibles pour parler de plans d’actions et autres dont les résultats ne seront perceptibles qu’à l’issue d’une décennie de dur labeur

    Alors non, je pense qu’à votre place je n’aurais jamais demandé à le rencontrer, je sais que vous auriez eu les bonnes réponses mais moi aujourd’hui quand je vois des égyptiens s’entretuer pour un morceau de pain je retourne sur terre et je me dis que peut être on a une chance, qui sait.

    amitiés.

    RépondreSupprimer
  17. a-

    pour quelqu'un que ne parle pas l'indien, finalement on s'est compris c l'essentiel

    mais tu as raison sur tout sauf qu'ély n'est pas le mien mais d'abord le tien, car moi la politique j en'y connais rien, ça tu l'as compris même en indien, or ceux qui connaissent la chose poltique disent toujours à propos d'ély:" a-"

    je te laisse donc comme il se doit, le dernier mot

    RépondreSupprimer
  18. Ano yaca yaca,

    Mon dernier mot tu l'as lu si tu lis autre chose que le yaca yaca.Il n'etait pas necessaire de repondre a mon message qui etait final.

    Une chose plus serieuse:j'apprends par le Monde qu'il ya 49 mauritaniens qui ont profite frauduleusement d'un mechanisme d'assistance medical en france et l'ardoise serait de quelque 600.000 euros.Ce qui est le plus genant est que le journal indique que des diplomates et autres "individus proches du pouvoir" seraient impliques dans ce scandale. J'aurai ete. Le MAEC, je retirerai immediatement l'inpunite de ces diplmates pour permettre a la justice francaise de les poursuivre.
    Une occasion pour Sidioca se faire juste et il la loupera certainement comme pour Winfield.

    Prof,

    Malgre le fait que vous ne l'avez pas rencontre a Tunis, cette question particuliere est dans votre message. C'est beaucoup de manque de serieux que d'affecter des gens dans des chancelleries pour se soigner aux frais de nos hotes en france. A-

    N.B: temps pour vous Prof de faire un blog en Arabe pour les autres non francophones. Vous nous privilegez au detriment des autres. Utile d'accepter un journal arabophone de traduire et publier vos blogs en Arabe.

    RépondreSupprimer
  19. Bravo a-

    c clair , quand on pense en arabisant, il faut arrêter de lire en français car on y perd toujours cette finesse en moins, quant à écrire ce français dans ces cas-là, c lu, on n'y laisse aussi sa finesse en moins

    prof, please des blogs en arabes de sorte qu'a- retrouve se slettres en moins, alors anfin pourra-t-il signé: Arbi!

    RépondreSupprimer
  20. Ano yaca yaca you talk too much to say nothing. Tu deranges, tu sais ...

    RépondreSupprimer

Bienvenue,

postez des messages respectueux des droits et de la dignité des autres. Ne donnez d'information que certaine, dans le cas contraire, s'abstenir est un devoir.

Pr ELY Mustapha

Nombre total de pages vues

Nombre de visiteurs

Poésie de la douleur.