vendredi 24 janvier 2014

Le saint prophète, le forgeron humilié et les bergers inconscients

 

Puisque vous ne serez jamais plus cléments que le Prophète Mohamed clip_image001, taisez-vous !

 

خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ

« Adopte la clémence, et enjoins ce qui est convenable, et détourne-toi des ignorants. »

(Le Saint Coran, chapitre 7, verset 200)

 errassoul

Nous croyons absolument aux enseignements du Prophète Mohamed clip_image001[1] , à son infaillibilité en tant qu’envoyé de Dieu, nous ne croyons cependant que relativement aux enseignements des imams, à leur infaillibilité en tant qu’interprètes de préceptes religieux dogmatiques et nous croyons sans aucun doute, à la volonté d’un « forgeron » qui veut dénoncer sa condition sociale.

Nul ne peut revêtir la condition du Prophète Mohamed clip_image001[2], être unique, ni se substituer à lui. Mais si toute personne peut se faire passer pour un imam, jusqu’à preuve du contraire, personne ne veut revêtir la condition sociale de « forgeron ». Et quand le forgeron s’exprime pour dénoncer sa condition, c’est l’imam, être faillible, qui extrapole les paroles d’un opprimé au nom d’un Prophète, infaillible, libérateur des opprimés, pour le mettre aux fers.

Cet Imam, a- t-il compris l’enseignement du Prophète Mohamed clip_image001[3] lorsqu’un homme lui demanda: « donne-moi un conseil. » il lui répondit : « ne te mets pas en colère. » l’homme revint à la charge plusieurs fois et le prophète lui répétait : « ne te mets pas en colère. ».Rapporté par El Boukhâry.

Jusqu’où ira-t-on pour brandir l’Islam en toute occasion et détruire des vies. Sommes-nous devenus moins clément que le prophète Mohamed clip_image001[4] lui-même ? Pourquoi cet acharnement contre un individu qui veut dénoncer sa vile condition sociale en justifiant ses propos par des écrits qui ne sont pas les siens ?

Une société qui entretient des castes et considère une partie de ses enfants comme des sous-hommes, des forgerons a-t-elle d’ailleurs le droit de s’en offusquer ? Et si cela était ne devrait-elle pas prendre exemple sur son Prophète clip_image001[5] pour pardonner et conseiller pour remettre celui qui faute dans le droit chemin. Pourquoi tant de violence que même le prophète Mohamed clip_image001[6] a réprouvé et combattu de son temps.

Puisque vous ne serez jamais plus cléments que le Prophète Mohamed clip_image001[7] taisez-vous !

Si vous n’avez appris de l’Islam que la vindicte et la violence alors vous n’avez rien compris aux enseignements de clémence du plus saint des Prophètes.

Lui, le Prophète Mohamed clip_image001[8] qui devant l’agonie de son propre enfant appelait la compassion des hommes jusque dans la souffrance  (I) ! Lui, le prophète Mohamed clip_image001[7] qui face à ceux qui l’on insulté(II), qui ont essayé de le déshonorer (III), qui ont tué ses compagnons (III) a donné sa clémence (V)! Non, vous n’avez rien compris à la voie du Prophète Mohamed clip_image001[9]

I- Le prophète Mohamed clip_image001[10] souffrant lui-même devant l’agonie de son propre enfant appelait la compassion des hommes !

L’épisode suivant  fort douloureux et  si tragique à faire exploser tout musulman en larmes et le jeter à terre de piété, ne saurait nous échapper. Il interpelle sur les réalités de la religion musulmane qui est une religion de compassion comme le fut son prophète clip_image001[11], le dernier des prophètes et le premier d’entre-eux.

Ossama Ben Zeïd a dit : « Nous nous trouvions chez le Prophète quand un messager envoyé par une de ses filles vint le prier de se rendre au chevet de son fils qui était mourant.

Le Prophète s’adressa a l’émissaire et lui dit : - Repars auprès de ma fille et informe-la, qu’à Dieu appartient ce qu’Il donne et ce qu’Il reprend, qu’Il a fixé un terme déterminé pour toute chose et invite-la à se soumettre et à espérer en Dieu. Le messager repartit puis revint une nouvelle fois annoncer que la fille du Prophète suppliait son père de la rejoindre. Le Prophète se leva alors et partit chez sa fille en compagnie de Sa’d Ben ‘Obada et de Mo’ad Ben Djabal. Une fois sur place, on lui tendit l’enfant qui exhalait un souffle ressemblant au bruit d’une vieille outre. Alors les yeux du Prophète se répandirent en larmes. Comme Sa’d lui disait : - Ô Envoyé de Dieu, qu’est-ce ceci ? – C’est, répondit le Prophète, la marque de la compassion que Dieu a mis dans le cœur de l’homme et Dieu n’est Miséricordieux qu’envers ses adorateurs compatissants. »

Une religion de la compassion ne peut avoir que des oulémas dont la vertu première est la compassion. Compassion pour ceux que Dieu a recommandé au musulman de protéger et de respecter (le pauvre, le diminué, l’handicapé, le meurtri, le violé, la veuve, l’orphelin, l’exploité, l’apatride, l’opprimé) et nul Alem ne pourra au nom d’un précepte de gouvernance sacrifier cette compassion, aux intérêts d’un gouvernant.

Selon Djarir Ben ‘Abdallah,  l’Envoyé de Dieu, Mohamed clip_image001[12] a dit : « Dieu n’aura pas de compassion vis-à-vis de ceux qui ne l’auront pas pour leurs semblables. »

Et l’homme, à travers Adam, est le représentant de Dieu sur terre :" (وإذ قال ربك للملائكة إني جاعل في الأرض خليفة‏(‏ البقرة‏:30)).

II- Le Prophète insulté a pardonné à son insulteur et pria même sur la tombe de celui qui l’offusqua.

Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul, eut des propos indignes à l’égard du Prophète clip_image001[13] . Son fils Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul, fervent musulman , alla voir le Prophète Mohamed clip_image001[14] et dit :

« Ô Prophète, mon père t'a insulté. Que la mort soit sa punition. Si tu en décidais ainsi, je préférerais que tu me commandes de le tuer, car si tu commandes à quelqu'un d'autre de le faire et que mon père meurt par ses mains, je pourrais avoir à venger mon père en tuant cet homme. »

Le Saint Prophète Mohamed PSL répondit : « Mais je n'ai pas cette intention. Je traiterai ton père avec compassion et considération. ».

Après la mort, de celui qui l’avait insulté , Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul, le Prophète Mohamed clip_image001[15]  offrit sa chemise à son fils pour que celui-ci puisse l’utiliser comme linceul pour son père. De surcroît, le Saint Prophète Mohamed clip_image001[16]se présenta pour sa prière funéraire.

Oumar Ibn El Khatab, que Dieu l’agrée, lui rappela que Dieu avait dit que ses prières pour le pardon des hypocrites ne seront pas acceptées même s'il l’implorait 70 fois. Le Prophète Mohamed clip_image001[17] répliqua qu'il prierait pour leur pardon plus de 70 fois !

III- Le prophète Mohamed clip_image001[18] a pardonné à ceux qui qui ont essayé de le déshonorer

Lors d'une expédition la caravane été partie sans Aicha, que Dieu l’agrée, l'épouse du prophète Mohamed clip_image001[19] . Un musulman lui offrit son chameau comme monture et ils partirent tous deux à la suite de la caravane. Lorsque les hypocrites eurent vent de ce qui s'était passé, ils commencèrent à répandre des rumeurs malveillantes, voire des calomnies, à propos de Aicha, que Dieu l’agrée, Cette campagne d’hypocrite, blessa profondément prophète Mohamed clip_image001[20]. Mais le prophète Mohamed clip_image001[21] ne prit pas de sanctions contre eux bien que Dieu l’informa de l’innocence de Aicha, que Dieu l’agrée, dans cette affaire.

IV- Le prophète Mohamed clip_image001[22] a pardonné à ceux qui ont tué ses compagnons

Après la conquête de la Mecque le prophète Mohamed clip_image001[23] fit venir Wahchi, l’assassin de Hamza, son oncle. Wahchi avait trouvé refuge à Taïf lorsque l'Islam s'est répandu à la Mecque. Le prophète Mohamed clip_image001[24] lui demanda de lui présenter le récit de la mort de Hamza au cours de la bataille de Badr, ainsi que ce qui s'ensuivit. Il avait les larmes aux yeux, car son oncle l'avait soutenu à maintes reprises face à Abou Jahl, son pire adversaire. Le prophète Mohamed clip_image001[25] gracia le meurtrier de son oncle en dépit de l'avoir entre ses mains. Aicha, que Dieu l’agrée, rapporte que jamais le prophète Mohamed clip_image001[26] ne se vengea pour un tort personnel. Mais si l’on osait outrepasser les limites fixées par Dieu, il prenait de mesures disciplinaires pour la cause de Dieu contre le coupable.

C’est ce que confirme El Boukhari dans son Sahih : Aicha, que Dieu l’agrée dit : « L’envoyé de Dieu ne s’est jamais vengé pour son propre compte, mais si la Majesté de Dieu était offensée, il se vengeait au nom de Dieu .»  (Hadith, n° 1492)

V- Le prophète Mohamed clip_image001[27] a pardonné la traitrise et la vilénie de son entourage

Pendant qu’il priait avec ses compagnons, 80 Quoreïchites attaquèrent par surprise le prophète Mohamed clip_image001[28] . Ses compagnons finirent par maîtriser les assaillants. Cependant le prophète Mohamed clip_image001[29] leur accorda son pardon.

Une femme juive offrit prophète Mohamed clip_image001[30] et ses compagnons, de la viande empoisonnée dans le dessein de les exterminer. Pourtant le prophète Mohamed clip_image001[31] , allant contre l’avis de ses compagnons qui réclamaient la peine de mort, lui pardonna son acte après qu’elle eût avoué son intention criminelle

Après la conquête de la Mecque, le prophète Mohamed clip_image001[32] offrit une amnistie générale à tous ses ennemis sauf certains criminels de guerre qui méritaient la peine capitale selon le commandement divin. Cependant Ikrama, qui était de ces derniers obtînt le pardon du prophète. Sa femme musulmane intercéda pour lui auprès du prophète Mohamed clip_image001[33] et Ikrama Se convertit alors à l’Islam. Il demanda prophète Mohamed clip_image001[34] de prier pour lui afin que Dieu pardonne ses fautes et le prophète Mohamed clip_image001[35] pria : « Dieu, pardonne l’inimité que Ikrama avait envers moi. Pardonne-lui pour les injures qui sont sorties de ses lèvres. » !

Alors ?

Et vous,  commandités et autres vindicatifs personnages mauritaniens, vous refusez de pardonner !

A qui ?

A un « forgeron » qui se lamente sur sa condition sociale, en recourant à des citations d’autrui ?

Ceux qui veulent lyncher ce « forgeron » n’ont rien compris ni à son message de frustration dont la cause première  est toute la société mauritanienne, ni à la compassion du Prophète Mohamed clip_image001[36] , ni à son message de clémence !

Les faits historiques rapportés par les grands imams, d’El Boukhari, à Elmouslim et autres sommités de l’Islam, personne n’a rien à y redire, ni surtout dans les solutions que le prophète Mohamed clip_image001[37] a donné aux situations sociales et politiques critiques qu’il a affrontées durant la transmission de son message universel.

Ce que l’on tendance à oublier c’est que le Prophète Mohamed clip_image001[38] , messager de Dieu fut aussi un guerrier et un stratège. Il fut un homme de paix et un homme de guerre. Un dirigeant humain et un guide spirituel.

Cette grave confusion dans l’action du prophète, continue encore à semer le désordre et la haine.

A la question de savoir : Pourquoi le prophète Mohamed a privilégié une solution à une autre ne s’explique que par le contexte d’une conversion à l’Islam que mène le prophète Mohamed clip_image001[39] , et pour laquelle il a développé une stratégie, que souvent Dieu confirme dans les versets qu’il lui dicte. En effet, en maintes occasions, le prophète Mohamed clip_image001[40] , humain, s’est trouvé confronté à une situation sociale et une sourate lui a été révélée pour lui donner ce qu’il convenait de faire au mieux des intérêts des musulmans et de l’Islam. Mais tous les actes du prophète ne sont pas corroborés par des sourates dans le Coran. Le prophète, guide et stratège, a agi par lui-même au mieux des intérêts de l’Islam. Mais nul, ne peut, ni ne doit remettre en cause ces actes fondateurs d’une sunna pilier et source de l’Islam.

La question n’est pas de sanctionner ce jeune «  forgeron », en recourant au verbiage du lynchage : « blasphème », « offense », « apostasie » etc. mais d’agir comme le ferait le Prophète de l’Islam (mais le pourriez-vous jamais ? ) et de trouver la source de l’écrit de ce « forgeron » pour en tirer les conséquences sur le devenir de toute une société de castrés, mentalement castrée, par l’opportunisme de ses enfants.

I- Les exemples donnés plus haut, montrent que les comportements du prophète Mohamed clip_image001[41] à l’égard de ceux qui l’ont insulté, essayé de le déshonorer, de le tuer, de l’empoisonner lui et ses compagnons, n’étaient ni la vindicte, ni la mort ni l’exclusion ni l’exil !

Pouvez-vous être plus nobles dans vos actes que le prophète Mohamed clip_image001[42] !

Certainement non !

Vous comprenez donc l’étendue de votre erreur de jugement à l’égard de ce « forgeron ».

II- C’est vous qu’il faut blâmer d’avoir entretenu dans la société mauritanienne cette vilainie consistant à considérer que parmi vos frère il y ait des sous-hommes , des « forgerons » et pourtant si vous êtes croyant vous savez très bien que « le plus noble aux yeux de Dieu est le plus croyant d’entre-vous ! ».

Qu’en faîtes-vous rien ! Rien, vous entretenez les castes, la misère et la décadence sociale et de cette situation ne peut naître que la frustration, qui mène à tout ! Aujourd’hui c’est celle d’un forgeron, demain celle de la pléthore de castes qui peuplent la Mauritanie.

Le prophète Mohamed clip_image001[43] a dit : « Allah m’a commandé de vous enjoindre la modestie afin que personne ne se prétende supérieur aux autres ni ne les traite injustement. » rapporté par mouslim.

Le prophète Mohamed clip_image001[44] a aussi dit :

- « Allah ne regarde pas votre aspect, mais il regarde ce que renferme votre cœur et ce que vous accomplissez. » rapporté par Mouslim.

- « ô vous les gens ! votre seigneur est unique et votre père est unique ; vous descendez tous d’Adam et Adam provient de la terre. assurément, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux, et l’arabe n’a pas plus de mérite que le non-arabe sauf s’il se distingue par la piété. » .Authentifié par albâny dans at-targhîb wa at-tarhîb.

Ne soyez donc pas comme ceux d’antan dont Le prophète Mohamed clip_image001[45] a dit : «ceux d’antan ont péri, car ils renonçaient à punir le noble lorsqu’il volait, tandis qu’ils s’empressaient de sanctionner le misérable, s’il volait. Je jure par celui qui détient l’âme de Mohamed entre ses mains, si Fatima, fille de Mohamed, s’avérait être une voleuse, je lui couperais moi-même sa main ! » Rapporté par EL Boukhary et Mouslim.

Dans une société mauritanienne où la corruption est généralisée où les tribunaux saturent de doléances d’innocents où les prisons regorgent d’âmes perdues par le népotisme et l’injustice, ou la pauvreté est criante où les vices deviennent des vertus en sommes tout ce que Le prophète Mohamed clip_image001[46] a dénoncé, un forgeron de plus ou de moins, ne lavera la mauvaise conscience de personne.

Aussi, Puisque vous ne serez jamais plus cléments que le prophète Mohamed clip_image001[47], taisez-vous !

En 1840, Thomas Carlyle dans un chapitre de son livre “Hero as a Prophet” de son livre "Heroes and Hero Worship" écrivit  à propos du Prophète Mohamed clip_image001[47]:

« Un Prophète, porteur du message divin, fut envoyé à un peuple de bergers inconscients qui erraient dans le désert depuis la création du monde. Les inconscients devinrent de respectables personnalités et les faibles prospérèrent dans un monde qui se transformait. Moins d'un siècle après cet événement, les Arabes arrivèrent à Grenade et à Delhi. Durant plusieurs siècles, les valeurs, le génie et les splendeurs de la civilisation arabe brillèrent à travers le monde, lui apportant fécondité et foi profonde. Une nation prospérait et façonnait l'histoire de l'humanité dont elle élevait la conscience. Les Arabes, le prophète Mohamed clip_image001[47] et ce premier siècle furent comme une étincelle qui avait jailli sur un monde insignifiant de sable noir et qui apporta le Paradis de Delhi à Grenade. L'humanité entière l'attendait car c’était l'étincelle qui allait l'animer. Elle allait désormais resplendir. »

En 2014, en Mauritanie, quelques bergers inconscients, dans un désert, pourchassent encore…un « forgeron ». Loin de la lumière du Prophète Mohamed clip_image001[48], de Grenade à New Delhi.

Pr ELY Mustapha

lundi 9 décembre 2013

Quand les Nations-unies nous font honte!

 

 

Pourquoi un prix des droits de l’Homme pour notre ancien esclave Biram?

 

esclave Franchement pourquoi a-t-on attribué le prix des droits de l’homme des Nations-Unies à un ancien esclave mauritanien, alors que la Mauritanie regorge d’hommes libres et d’affranchis de toute sorte et de toute couleur?

D’ailleurs où est son maître qui lui a donné une telle autorisation d’aller se faire reconnaitre aux Etats-Unis ? Ce prix est nul et non avenu parce que Biram, cet esclave qui s’est émancipé de lui-même, est parti non accompagné de son maître, ni même du bâton avec lequel il doit le redresser en cas d’incartades à l’étranger. Et Dieu sait que les esclaves quand ils vont à l’étranger deviennent irrespectueux envers leurs maitres. Ils les dénoncent, les calomnient, les traitent de tous les maux de la terre, alors qu’ils n’ont rien fait de mal.

En effet, est-ce mal de faire travailler quelqu’un ? Est-ce mal de lui donner à manger quand il a fini de travailler ; est-ce mal de le loger en dehors de chez-soi; est-ce mal de  le vendre pour son bien; est-ce mal de  le marier de force pour qu’il procréait? Et c’est le maître qui fait tout et c’est l’esclave qui a le prix ? Mais où va ce monde sans maître ?

Vraiment les Nations unies sont en train de donner du sens à ce qui n’en a pas : l’esclavage.

Mais sans l’esclave, comment le maître va-t-il faire pour vivre ? Le maître ne doit-il pas lui aussi bénéficier des droits de l’Homme ? Pourquoi récompenser l’esclave par ce prix et pas lui ? Car sans le maître, y aurait-il des esclaves…à récompenser?

Ainsi, au Conseil de Sécurité il n y a qu’une poignée de maîtres, tout le reste de la planète est esclave. Quel pays du monde esclave en dehors des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité a un droit de veto sur ses propres affaires ?

L’Assemblée générale des Nations-Unies n’a aucun pouvoir, c’est l’esclavage de la majorité du monde. Et pourtant les Nations-Unies délivrent un prix des droits de l’Homme…à un ancien esclave. Au lieu de le délivrer à LEUR  Assemblée générale. Et Biram, n’est même pas un esclave en exercice (comme nos chefs d’Etat), ni même un nouvel esclave!

Quelle honte pour l’humanité occidentale qui s’est enrichie et s’est développée sur le commerce triangulaire et l’esclavage moderne des Etats et de leurs ressources.

Avec le prix accordé à Biram, l’occident n’est-il pas en train de racheter ses fautes à travers l’honorifique récompense ?

Un prix par ci, un prix par là pour la bonne conscience du Monde. Mais alors pourquoi Biram ? Pourquoi celui-là alors qu’en Mauritanie, nous avons des esclaves, plus gras et plus gros (ou que nous pouvons gaver à la demande) pour les montrer au reste du monde?

Pourquoi a-t-on choisi Biram, cet esclave-errant, dont les souliers sont usés par les séjours dans les halls des conférences à l’étranger et qui sait trop bien parler, alors que nous avons des esclaves muets, avilis qui méritent ce prix au moins pour améliorer le contenu de leur gamelle.

Vraiment les Nations-unies devraient revoir ce prix conféré à Biram !

Biram nous fait honte avec ce prix. Il fait honte à la Mauritanie. Ce pays, dont les esclaves travaillent nuit et jour pour mériter leur statut, sans chercher aucune distinction, ni récompense. Où l’Etat lui-même laisse faire, parce que l’esclavage, dans toutes ses formes (du politique à l’économique) fait partie du quotidien

Vraiment Biram doit renoncer à ce prix avant qu’il ne soit trop tard. Avant que le monde entier, ne sache qu’en Mauritanie, nous avons des esclaves et des esclavagistes. Que nos gouvernants pratiquent l’esclavage politique puisque le peuple est esclave d’une minorité politico-économique qui détient le pouvoir.

Non,  au prix des droits de l’Homme pour Biram! Oui,  à l’esclavage qui honore notre pays et fait la fierté de nos maîtres.

Pr ELY Mustapha

vendredi 20 septembre 2013

Au secours de l’école primaire

 

Mon nouveau livre

livre-couv_au-secours-ecole-primaire DO-LIVRE2

Pourquoi sommes-nous gouvernés par des dictateurs ? Pourquoi n’avons-nous pas une pléthore de distinctions scientifiques et littéraires mondiales ?

Pourquoi nous n’avons pas, de nos jours, de grands inventeurs et de grandes inventions ?

Pourquoi n’avons-nous pas conquis les marchés mondiaux du Savoir, de la Technologie et des richesses ?

Pourquoi le savoir est-il devenu, dans l’esprit de nos enfants, une corvée ?

Pourquoi le lieu du savoir, l’école, rebute tant les élèves?

Autant de questions auxquelles ce livre cherche réponses et qu’il a trouvées dans la dérive de l’institution qui est la première responsable dans nos pays de ce que sont advenues des générations entières de génies sacrifiés : l’école primaire.

Nulle part ailleurs, ni dans le secondaire, ni dans le supérieur ne se forgent autant l’intelligence, l’intuition et l’amour du savoir que dans l’école primaire.

C’est là où artistes, inventeurs et savants, toutes disciplines confondues – prennent leur essor ; là où le génie nait, se forme et se transforme.

C’est à l’école primaire que l’intelligence de nos enfants se renforce et se forme jusque dans l’agencement des neurones. Et mieux encore, c’est là où leur personnalité s’épanouie et se modèle pour le bien-être de l’être et de la société.

Et pourtant…

 

Pr ELY Mustapha

PS: Et si Nouakchott se noie aujourd’hui dans l’eau…de mer, c’est aussi… à cause de l’école primaire .

jeudi 29 août 2013

Powell à frire : les formules qui détruisent le monde.

 

imagesDepuis les « armes de destruction massive » qui ont justifié l’invasion de l’Irak et l’exécution de Saddam Hussein, et qui n’ont jamais été trouvées, on est à la recherche d’autres formules permettant d’envahir d’autres pays du Moyen orient, stratégie oblige.

Les Etats-Unis ont beau gratter depuis 2001, aucune formule valable n’a encore été trouvée permettant la destruction d’un pays.

Il faut dire que l’autre malin qui soufflait aux oreilles de Bush fils, les formules destructives est reléguéé est "out of the office" : M. Donald Rumsfeld. Celui-là même qui disait : « There are a lot of people who lie and get away with it, and that's just a fact.” (Il y a beaucoup de gens qui mentent et s'en sortent, et ce n'est qu'un fait »).

Aussi en attendant de trouver la bonne formule qui va déclencher leurs attaques, les dirigeants américains ont inventé un concept coloré : la ligne rouge !

Et donc tous les radars secrets et non secrets, les satellites et les drones cherchent à trouver une "ligne rouge" quelque part.

Aujourd’hui c’est au tour de la Syrie. Et la formule est toute trouvée : « armes chimiques, ligne rouge ». Et hop ! Déploiement de l’armada en méditerranée et au-delà, squats de tous les aéroports militaires des pays alliés (souvent malgré eux) sous le regard hagard du contribuable américain qui voie son argent voler en obus !

Mais qu’à cela ne tienne, c’est la formule « abracadabrante » qui compte ! Et pour la trouver la NSA, la CIA, le DOD etc. ne suffisent pas, il faut appeler déclencher une « verbose » médiatique appuyée d’une logorrhée militaire et mettre le tout dans la bouche d’un Président qui va, solennellement la prononcer, en une formule choc. Et le tour est joué. Et cela même si ledit Prient ait eu de forte appréhensions sur sa capacité de comprendre ce qu'il fait. Ainsi, à propos de son propre livre Georges W.Bush disait : “I have written a book. This will come as quite a shock to some. They didn't think I could read, much less write” (J'ai écrit un livre. Ce sera comme un choc pour certains. Ils ne pensaient pas que je pouvais lire, encore moins écrire »).

En fait la politique extérieure américaine n’est rien d’autre qu’une alchimie qui distille des formules dont le seul résultat n’est pas de le comprendre mais de créer des explosions. L’essentiel c’est d’essayer la formule à l’image de la « pensée » de Colin Powell :

"You don't know what you can get away with until you try". (Tu ne sais pas ce que tu obtiendras, jusqu’à ce que tu essayes !). Alors pour savoir comment on tue va en guerre !

Tu obtiendras bien en tendu des cadavres mais cela fait partie de l’alchimie, suivant la formule de Donald Rumsfeld : « Death has a tendency to encourage a depressing view of war. », » La mort a tendance à encourager une déprimante vision de la guerre ». Juste déprimante, non dissuasive !

Et pour les américains une guerre c’est en fait l’occasion de tester leur alchimie.

Alors pour envahir un pays rien de mieux que de trouver la « formule » idéale qui va rassembler autour de l’idée d’employer la violence. Cela est devenu même un art dans la désinformation et qui pourrait se définir de la façon suivante : « trouver la formule juste qui puisse faire peur à ceux qui sans l’être sont prédisposés à le devenir suite au conditionnement médiatique de violence qu’ils ont subi ». Une formule qui fait « tilt » et qui mettrait l’agresseur dans le droit d’agresser.

George W. Bush claironnait fièrement : « “Every nation in every region now has a decision to make. Either you are with us, or you are with the terrorists”. (« Chaque nation dans chaque région a maintenant une décision à prendre. Soit elle est avec nous, soit elle est avec les terroristes ».)

Bien que non crée institutionnellement, il existe bien un Grand Département des formules belliqueuses. On y trouve le conseiller du Président, les chefs de département de la Défense et les chefs d’agences de la sécurité intérieure et extérieure.

Il est fort probable que la formule choc la plus recherchées actuellement lors des réunions du Président américain est fort connue. Who has a formula-shock to attack Syria ? (« Qui a une formule choc pour attaquer la Syrie ? »).

Saddam avait les « armes de destruction massive », Bechar a du gaz. Mais l’a-t-il employé ? Peu importe, Saddam avait des « armes de destruction massive », il ne les pas non plus employées. L’essentiel c’est la formule, pas celle du gaz, celle du Président.

Pr ELY Mustapha

dimanche 11 août 2013

Elections démocratiques au Mali ….en attendant le troisième tour

 

…En attendant le prochain coup d’Etat militaire pour « restaurer la démocratie et remettre le pouvoir au peuple »

Les-urnesQue d’énergies dépensées au Mali pour mobiliser des populations entières, organiser des élections à coup de millions d’euros pour élire un président. Que de discours de prises de position, de soutiens nationaux et internationaux. Que d’espoirs suscités auprès d’une pauvre population par des politiques aux programmes ronflants. Que de tours, du premier au second. On crie, on gesticule, on s’aligne ou se désaligne ou jauge on évalue et on va voter, laissant le temps de ce geste ses affaires, pour un espoir République démocratique. Et pourtant… ce ne sont que des élections d’un Président qui sera en attente de celui qui va le renverser.

Ce n’est certes pas là ce que tout démocrate souhaite mais c’est le pragmatisme de l’Africain qui l’impose et qui suscite des questions : peut-on continuer à élire des dirigeants qui sont renversés le lendemain par quelques militaires assoiffés de pouvoir ; pire encore, peut-on continuer à déverser des millions en devises fortes pour organiser des élections et susciter l’espoir chez un peuple qui sait que demain il sera berné et trahi alors que lui-même, faute de moyens, crie famine ?

Ibrahim Boubacar Keïta, du Rassemblement pour le Mali ou Soumaïla Cissé, de l'Union pour la République et la démocratie ou encore l’un des 25 autre candidats malheureux au premier tour, qu’importe. L’un deux gagnera les élections au second tour, mais en fait ce n’est pas ce tour le plus important.

Le plus important de tous, c’est le troisième tour. Celui-là même par lequel un militaire tapi dans l’ombre attendant son (troisième) tour prendra le pouvoir pour, dira-t-il, «restaurer la démocratie et remettre le pouvoir au peuple ».

Celui qui gagnera les élections au Mali n’est qu’un potentiel « renversé », « un ancien président déchu » s’il n’est séquestré, mis en résidence surveillée, exilé ou pire liquidé. Le prochain élu à la présidence malienne est un « autre Amadou Toumani Touré », en sursis.

Que d’énergies donc dépensées pour mobiliser tout un peuple que ses propres militaires berneront encore une fois.

En quelques décennies, l’Afrique a subi des dizaines de coups d’Etat (on en dénombre plus de 80 !) balayant des régimes démocratiquement élus. Il est donc certain que le Mali à l’instar des autres pays d’Afrique continuera à subir les coups d’Etat.

En effet, si tout a été fait, financièrement, matériellement et humainement pour préparer les élections au Mali, qu’a-t-on fait pour qu’elles ne soient pas vaines et soufflées par un prochain coup d’Etat ?

Qu’a-t-on fait pour garantir qu’il n’y ait pas de coup d’Etat à venir ? Pense-ton que des élections démocratiques vont empêcher les militaires de prendre le pouvoir dans les prochains jours, mois ou années ? Après les bérets verts au Mali, pourquoi pas les bérets rouges ?

En fait, toute la misère qui est faite aux peuples africains (appuyée par le défaitisme de l’Union africaine face aux putschs), c’est de leur faire croire qu’à travers les élections libres on leur garantie la démocratie. Et l’on oublie que si la démocratie se manifeste à travers les urnes elle nait d’abord dans les esprits.

La démocratie n’est pas seulement un bulletin que l’on jette dans une urne, c’est une attitude, une culture. En tant que telle, elle se cultive ; et si elle a trouvé un terroir favorable dans le geste du peuple d’aller voter, elle ne pousse pas dans l’esprit de ses dirigeants ni, pire encore, dans celui de ceux qui, à tous les échelons du pouvoir, doivent la garantir.

Plus qu’ailleurs, au Mali, pays meurtri et assoiffé d’espoir de vie meilleure, ce constat est douloureux.

Il est vrai que ce ne sont pas les votes du dimanche qui donneront aux peuples africains la démocratie. Ce sont de dirigeants élus responsables, intègres, relevant le niveau de vie des populations, menant leur pays vers la liberté et le développement, gérant au mieux les intérêts économiques et financiers internationaux de leur pays, une armée républicaine politiquement neutre et une culture démocratique bien établie.

L’on peut se prendre à espérer mais on n’atteindra jamais l’espoir que l’on entrevoit dans les yeux de ces maliennes et maliens allant voter ce dimanche. Il est vrai que « Même les nuits noires finissent par l’aurore » (proverbe Peul).

ELY Mustapha

 

lundi 22 juillet 2013

“L’Islam auquel je crois” : mon nouveau livre

 

 

« Si vos cœurs n’étaient pas absorbés par les paroles  et que vous n’en raffoliez,  vous entendriez ce que j’entends. »

    (Hadith du Prophète Mohamed que la paix soit sur Lui)

 

A tous ceux qui prient en silence.

BOOK2

L’Islam, auquel je crois, est une religion de modération et de tolérance, une source d’humanité et de progrès débarrassée d’enveloppes doctrinaires qui, tout au long des siècles à nos jours,  ont contribué à ternir ses lumières.

L’Islam auquel je crois, tel qu’il a combattu les misères humaines, transparait dans ces réflexions que je livre et qui ne sont conditionnées que par une volonté personnelle, détachée de toute influence doctrinaire passée ou présente, de comprendre uniquement dans le texte sacré et le contexte prophétique, l’essence même de l’Islam.

Ce livre est un ensemble de réflexions organisées en textes indépendants pouvant être lus sans linéarité, à l’image de la religion à laquelle je crois qui ne s’impose ni par la contrainte ni par l’oppression mais par la libre perception de son message.

Mustapha AHMED ELY

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Poésie de la douleur.