lundi 30 janvier 2012

Des révolutions à poils

 

Les barbus de ces villes

A la longue des révolutions,…tous les fabricants de rasoirs tomberont en faillite. Les barbiers aussi, pas les barbus. A chaque Révolution poussent de nouvelles barbes et repoussent d’autres barbes laissées en jachère du temps des dictatures. Les visages accusent une pilosité telle que les gens ne se reconnaissent plus.  La barbe! Diront certains. Les villes vont exécuter leurs barbiers qui désormais font un métier contraire à l’ordre public. Au-delà de ce constat, chacun pourra s’interroger sur la coutume de laisser pousser la barbe, notamment chez ceux qui se réclamant des différents courants islamistes. Et que révèlent  dans ces révolutions qui tombent à poils, ces barbes ? Des révolutions à poils, mises à poils?

La barbe serait-elle un signe distinctif de l’islamiste, au sens politique du terme,  ou est-elle une obligation pour tout musulman?  En effet, bien des individus ont fait de leur apparence barbue, une présomption de leur appartenance à la religion musulmane, pire encore cette appartenance est désormais assimilée à une image “d’intégrisme”. Pourquoi donc la barbe est-elle si importante en Islam? Qu’est-ce qui, historiquement, a justifié son adoption? Sur quoi se basent les Oulémas (savants de l’Islam) pour discuter de son caractère obligatoire? Est-elle véritablement une obligation ou un choix? Pourquoi fleurit-elle si bien à la suite des révolutions récentes dans les pays arabes?

I- La barbe: Une réaction historique à l’apparence des mécréants.

Le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] avait prescrit aux croyants de s’éloigner de toutes les pratiques des mécréants et de ne point les imiter dans leurs actes. Les prescriptions du prophète portaient en même temps sur le contenu de la foi véhiculée par les mécréants mais aussi sur leur apparence même. Le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] dans une vision unificatrice des musulmans et de ceux qui entraient dans la religion musulmane, voulait qu’ils soient différents, jusque dans leur habitudes, leurs manières et la façon dont ils apparaissaient en public. Ainsi constatant que les juifs et les chrétiens de l’époque , n’entretenaient que la moustache et se débarrassaient de la barbe (ou les deux à la fois), a dit: “Faites le contraire de ce que font  les mécréants, entretenez la barbe et supprimez les moustaches” (Sahih El Boukhari)

عن ابن عمر عن النبي ـ صلى الله عليه وسلم ـ
“قال: "خالِفُوا المُشركينَ، ووَفِّرُوا اللِّحى، واحْفُوا الشوارب".

(رواه البخاري)

Cette prescription du prophète avait à la fois une valeur symbolique et une valeur sociale. Le musulman se détachant du mécréant par sa croyance, il devait aussi s’en détacher aussi par son apparence.  Le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] marquait ainsi sa volonté de bâtir une société musulmane qui avait d’autres repères, tant spirituels que temporels que ceux du monde judaïque ou chrétien qui à l’époque entourait un monde musulman naissant. Aussi il est admis que le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] portait, ainsi que ses compagnons,  la barbe. Or comme, il est du devoir du musulman de s’inspirer et  de suivre les actes du prophète, porter la barbe était donc un acte entrant dans la pratique religieuse. Il est aussi fort probable, mais cela n’est démontré nulle part, que cette apparence pouvait aussi avoir un intérêt stratégique de reconnaissance des compagnons et des musulmans entre-eux durant les affrontements avec les mécréants. Toujours est-il qu’il ne fait pas de doute que la barbe a été bien prescrite comme un élément de l’apparence physionomique du musulman. Etait-elle cependant obligatoire? En d’autres termes, ne pas l’adopter entrainerait-il une attitude religieusement répréhensible?

II- La barbe: fondement d’une polémique religieuse.

S’il  y a un principe de la foi musulmane qui ne souffre d’aucune contradiction en Islam, c’est celui selon lequel le musulman  doit se conformer aux actes du prophète , il doit suivre ce qu’il a ordonné et s’interdire ce qu’il a interdit.Se basant sur ce principe, il est clair que l’entretien de la barbe devient une forme de respect des prescriptions du prophète. Et quoi de plus cher au cœur du musulman que de ressembler en quelque point que ce soit  au Prophète qui est la représentation même des plus hautes valeurs spirituelles et temporelles de l’ humanité?

Cependant la première question fondamentale est: la conformité aux prescriptions du prophète  se limite-telle aux actes du prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] ou inclue-t—elle son apparence physique ?

On comprend alors que la réponse à cette  question se trouve en elle-même. En effet, nul ne peut ressembler au prophète de l’Islam, ni physiquement ni spirituellement.

Physiquement d’abord parce que la représentation (en image ou en dessin)  du prophète étant strictement interdite, il en découle logiquement que personne ne doit se le représenter même portant une barbe, a fortiori l’imiter physiquement soi-même….en portant une barbe.

Spirituellement, ensuite, parce que le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] a été élevé par Dieu au-dessus des hommes, il bénéficie d’une présence d’éternité que n’ont pas les hommes. Son message intemporel réside bien dans ces actes et non dans son apparence physique que nul ne doit représenter. Car le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1], est d’abord l’essence même de toute humanité, sa noblesse et ses valeurs. Celles que l’on retrouve dans les cœurs et les esprits, que l’on soit noir, blanc, barbu ou imberbe.

Lorsque dans l’Islam la représentation des prophètes a été interdite, c’est justement pour les détacher d’une image quelconque, de traits quelconques tout aussi éphémères que les hommes qui les portent, pour les rattacher à des esprits qui ont modelé l’humanité. 

La seconde question fondamentale est donc: Peut-on imiter ce qui l’on ne peut représenter?

Peut-on imiter ce que l’on ne peut représenter ,ni en son, ni en image? Dans l’adoption de la barbe, il y a une volonté qui peut certainement se comprendre. celle de vouloir adopter une acte que le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] adoptait. Mais il y a dans cet acte un choix que le musulman est libre d’adopter. En effet, si le prophète ne peut être représenté (en image), il ne fait pas de doute que chaque musulman se le représente dans son esprit. Et cette représentation c’est celle que chaque musulman tire de la plénitude et de la béatitude que lui inspire sa religion. Il voit dans le prophète la beauté, la dignité, l’espoir, les promesses, les souffrances d’ici-bas, les récompenses de l’au-delà, le courage, la bénédiction de l’éternel,la source de ses saints, l’envol des anges, la chute des démons, le bien contre le mal, la bravoure contre la lâcheté, la miséricorde contre le péché, l’amour contre la haine..en somme tout  ce que les actes du prophète ont exprimé, tout ce que ses paroles véhiculés et qui transcendent les siècles. L’adoption d’une barbe chez le commun des mortels peut-elle présumer de tout cela?

Ce sont donc les actes que le prophète prescrit. Son imitation physique étant elle-même inaccessible au commun des mortels, dût-il faire pousser une barbe. Suivre le prophète c’est  adopter ses actes. Et ce qui prouve cela c’est que le prophète avait aussi invité  à teindre  la chevelure en disant exactement ce qu’il avait dit relativement à la barbe : “les juifs et les chrétiens ne se teignent pas (les cheveux), faites le contraire”. Ce hadith  contrairement d’ailleurs à celui relatif à la barbe est rapporté  non seulement par le codificateur de référence  des paroles du prophète Elboukhari, mais aussi par les trois autres sommités jurisconsultes (Mouslim, Abou Daoud, Ettarmedhi, Ennassii).

“إن اليهود والنصارى لا يَصبغون فخَالِفُوهم” Étoile

(رواه البخاري ومسلم وأبو داود والترمذي والنسائي)

Or, il est admis  que du temps du prophètes, tous les compagnons ne se teignaient pas les cheveux, comme l’a rapporté ibn Hajar el Asqalany(1) et ce n’était pas une pratique courante ou obligatoire. Autant dire la place relative qu’accordait le prophète à cette prescription physionomique. Ce qui devait valoir exactement pour l’adoption de la barbe. Cela est confirmé par Ali ibn Abi Taleb lorsque interrogé sur la question de la teinture des cheveux (pour couvrir les cheveux blancs notamment) avait répondu :” Le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] avait dit cela parce que la religion (musulmane) était réduite (nombre réduit d’adeptes) , maintenant qu’elle s’est répandue et a conquis les espaces, à chacun ce qu’il préfère” ( “Le livre de l’éloquence”). Le Cousin du prophète et  Calife de l’Islam, avait bien compris que la différenciation que voulait le prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] dans l’apparence du musulman (par rapport aux juifs et chrétiens de l’époque) avait valeur de circonstance et de lieu.

سُئل عليٌّ ـ كرَّم الله وجهه ـ عن قول الرسول ـ صلى الله عليه وسلم: Étoile
"غيِّروا الشَّيْبَ ولا تَشَبَّهُوا باليهود". فقال: إنما قال النبي ذلك والدِّينُ قُلٌّ،
فأما الآن وقد اتَّسع نطاقه، وضرب بجرانه فامرؤٌ وما يَختار

(“من كتاب “نهج البلاغة )

III- La barbe: Une réaction révolutionnaire à une apparence interdite.

Aujourd’hui dans les capitales des pays aux révolutions récentes (Tunisie, Egypte,Libye…) l’observateur ne peut que constater la poussée  fulgurante des barbes sur les visages. Un contraste extrêmement frappant avec les visages de la foule d’il y a à peine quelques mois. Pour  l’observateur averti cette situation se comprend aisément. D’abord pour des considérations que le Prophète Mohamed sallAllahualayhiwasalam31[1] lui-même avait liées à la finalité du port de la barbe à l’aube de l’Islam: se différencier des mécréants (juifs et chrétiens notamment). Le port de la part était un signe de ralliement, comme expliqué plus haut. Les musulmans peu nombreux à l’époque façonnaient leurs signes distinctifs.

L’attitude des “barbus” de la révolution s’expliquait aussi par cette volonté de se différencier des autres, dans leur manières et leur apparence. De s’identifier et de communiquer.  Une apparence qui devait dénoter immédiatement de l’attitude qu’il convenait d’adopter à l’égard de celui qui la porte.   La barbe, une révolution à poils qui affichait sur le visage de son porteur ses options sociopolitiques et ses convictions religieuses.  La barbe, un Facebook naturel.

L’apparition fulgurante de la barbe dès les premiers jours de la révolution (exactement le temps qu’elle pousse), est une réaction à un oppression extrêmement présente à l’égard de ceux qui portaient la barbe du temps des dictateurs déchus. En Tunisie, l’on pouvait se faire facilement arrêter par les  forces de sécurité et même par la police routière pour “port de barbe”, comme dans d’autre pays on exige le permis de port d’armes. Et le port de barbe était bien que, cela n’est codifié nulle part, assimilé à un véritable délit. L’excès de pilosité était assimilé à un excès idéologique, d’où l’idiotie des dictatures.

La floraison des barbes était donc  une réaction à une forme d’oppression…contre les barbus. A la révolution les barbes sont réapparues en force. Et pas forcément chez les musulmans, qui se réclament des courants islamistes ou salafistes, mais chez tout le monde. Les nostalgiques du libre arbitre. Car à y regarder de près, laisser parfois sa barbe en jachère n’est-ce pas un peu quelque part, une forme de liberté?

Toutefois, il ne fait pas de doute que l’interdiction du port de la barbe a donné à celui qui la porte une certaine présomption d’intégrisme. Bien qu’elle ne soit qu’une présomption simple, elle a hélas acquis du fait de la vogue de la barbe chez les intégristes, une mauvaise presse. C’est aux sociétés d’après-révolution de lever cette perception, mais cela prendra certainement autant de  temps que le prendra l’instauration de la Démocratie.

Des révolutions à poils, arrivées à poil, pouvaient-elles tout raser?

Pr ELY Mustapha

Notes:

فتح الباري”  بشرح صحيح البخاري - ابن حجر العسقلاني .دار المعرفة.1”

jeudi 22 décembre 2011

Contribution aux procédures administratives et financières de l'Assemblée nationale du Togo

 

Je reviens du Togo après l’élaboration et la validation  d’un manuel  procédures administratives et financières pour l’Assemblée  nationale togolaise (lien: http://www.assemblee-nationale.tg/ ). Je recommence à écrire sur le blog, après une  période de labeur. “Tous les criminels dit-on reviennent sur les lieux du crime”.

Sans titre

jeudi 3 novembre 2011

L’Islam est-il une religion modérée ?

Dialogue avec un islamiste modéré

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330e5a93f8c11fb9ab0019413be0ad7d_thuHaut-et-fort : L’islam peut-il être « modéré » ?

L’islamiste modéré : Non je ne crois pas.

HF : Pourquoi dîtes-vous ça ?

L’islamiste modéré : Simplement parce qu’on ne décide pas de la nature d’une religion à travers la nature des hommes.

HF : Je ne comprends toujours pas.

L’islamiste modéré : Poser la question de savoir si «  l’islam peut-il être « modéré » » Cela signifie que l’on peut modifier la religion. C’est mal poser la question. Une religion ou on l’applique ou on ne l’applique pas.

HF : Mais vous êtes vous-même islamiste « modéré » !

L’islamiste modéré : Ah voilà, il fallait commencer par là.

HF : C’est-à-dire ?

L’islamiste modéré : Cela signifie que l’on ne décrète pas la modération d’une religion. Mais il faut établir son caractère modéré non pas de façon autoritaire mais de façon raisonnée.

HF : Oh là là, je suis largué. Parlez plus simplement.

L’islamiste modéré : Cela signifie simplement que ceux qui veulent « faire » un islam modéré enfoncent des portes ouvertes. Ils veulent construire un métalangage, un langage supérieur, sur le langage de Dieu, alors que celui-ci a bien révélé une religion, non de l’excès ou de l’extrémisme mais une religion de la modération.

HF : Donc vous êtes modéré à juste cause.

L’islamiste modéré : Non je ne suis modéré ni à « juste cause » ni à bonne cause, je suis « modéré » car je suis musulman. Donc naturellement modéré.

HF : Mais alors l’Islam est modéré naturellement ?

L’islamiste modéré : Ne suis-je pas devant toi?

HF : Bon vous ne représentez pas tous ceux qui ont une conception extrémiste de l’Islam !

L’islamiste modéré : Certes, ils ont leur raison que la raison ignore.

HF : Quelle raison ?

L’islamiste modéré : La « raison » de l’extrémiste n’est pas la raison de l’Islam. Elle s’explique, mais elle ne se justifie pas. Elle s’explique par des raisons économiques et politiques, notamment la pauvreté des gens et l’injustice et le despotisme des Etats et des gouvernants, nationaux ou internationaux. Cette raison est exploitée par des doctrinaires pour fabriquer des « bombes » humaines, endoctrinées lancées contre l’Occident ou l’Orient qui en seraient les responsables. Cette raison n’est pas celle de l’Islam. D’ailleurs tu remarqueras que les extrémistes existent partout dans toutes les religions et même dans les partis et mouvements politiques. Les nazis et les néonazis ne sont pas musulmans, les sionistes non plus, les intégristes catholiques, ne le sont pas. L’intégrisme est donc un phénomène qui tire sa raison non pas de la Religion mais d’une volonté de destruction dont les objectifs sont définis par ceux qui le prônent. Une raison autre que religieuse. Autant dire que l’Islam ne prône pas l’intégrisme.

HF : Mais, le Jihad est prévu par l’Islam. Vous êtes en train de le renier…

L’islamiste modéré : Le « Jihad », n’est pas l’intégrisme. C’est une lutte pour promouvoir la parole de Dieu. Je vois que tu clignes des yeux….Je sais, Je sais, je lis dans tes yeux la surprise. Et une question te taraude. Je la pose à ta place : comment concilier entre le « Jihad » et une religion qui est une religion de paix ? N’est-ce pas contradictoire ?

HF : Tout-à-fait. Et je ne me trompe pas…

L’islamiste modéré : Tu penses que tu ne  te trompes pas, car tu adoptes l’attitude d’une personne, qui ressemble à des milliers d’autres personnes en occident et en orient qui ont une appréciation de l’Islam bâtie sur des clichés : « le jihad », « la polygamie », « l’obéissance au despote », « la lapidation », la flagellation », « la peine de mort », « la main coupée », “l’esclavage”.

HF : Oui c’est ce que l’on dit à propos de l’Islam. Est-ce que je me trompe ?

L’islamiste modéré : Oui, je le crois .Tu te trompes lourdement.

HF : Comment le savez-vous ?

L’islamiste modéré : En te posant deux questions. La première : As-tu déjà lu le Coran ? Sinon, as-tu lu les passages du Coran sur les questions que tu te poses (« le jihad », « la polygamie », « l’obéissance au despote », « la lapidation », « le niqab », « la peine de mort », « la main coupée », “l’esclavage”) ?

HF : J’avoue que non. Mais j’ai beaucoup lu la Presse internationale et entendu les mass-médias à propos de l’Islam.

L’islamiste modéré : Et voilà, tu rapportes la preuve contre toi-même. Peut-on juger d’une religion à travers le sensationnel médiatique et les préjugés d’une information qui peut être fort douteuse ?

HF : Est-ce à dire que ce que disent la presse internationale, les livres et les écrits des analystes, sont non fiables ?

L’islamiste modéré : Au contraire, Cher ami, tout ce qui s’écrit n’est pas une atteinte à l’Islam, mais vise l’intégrisme. Hélas ! C’est la confusion, souvent auto-entretenue par certains médias entre le premier et le second qui est fallacieuse et désolante.

HF : Que dois-je alors faire ?

L’islamiste modéré : Abandonne, les intermédiaires et lis le Coran dans le texte. C’est la voie la plus sûre pour comprendre et apprécier la parole de Dieu. Lis le Coran par toi-même et fais-toi ta propre opinion. Après, tu pourras étudier les écrits des savants. Dieu a dit :

« Laisse ceux qui prennent leur religion pour jeu et amusement, et qui sont séduits par la vie sur terre. Et rappelle par ceci (le Coran) pour qu´une âme ne s´expose pas à sa perte selon ce qu´elle aura acquis, elle n´aura en dehors d´Allah, ni allié ni intercesseur. Et quelle que soit la compensation qu´elle offrirait, elle ne sera pas acceptée d´elle. [1] »( Al-An'am verset 70)

« Et quiconque ne répond pas au prédicateur d´Allah ne saura échapper au pouvoir [d´Allah] sur terre. Et il n´aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux-là sont dans un égarement évident.[2] » (Al-Ahqaf verset 32)

« Et avertis par ceci (le Coran), ceux qui craignent d´être rassemblés devant leur Seigneur, qu´ils n´auront hors d´Allah ni allié ni intercesseur. Peut-être deviendraient-ils pieux ![3] » (Al-An'am verset 51)

HF : Est-ce tout cela fait de vous un musulman modéré ?

L’islamiste modéré : Non Seulement cela, c’est aussi parce que l’Islam est par nature modéré. Pour preuve la parole de Dieu qui invite le musulman à être modéré et lui interdit d’user de la violence pour imposer sa religion. Dieu a bien dit :

« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s´est distingué de l´égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu´il croit en Allah saisit l´anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.[4] » (Ebaqara, verset 256)

HF : Je commence à mieux comprendre…Mais vous n’allez pas échapper à ma première question que je reformule : à travers le « Jihad » l’islam n’invite-t-il pas à la violence ?

L’islamiste modéré : Rassure-toi, il n’est pas de musulman averti qui ne puisse répondre à cette question. D’ailleurs, Dieu invite le croyant à répondre aux questions qui concernent sa religion. Et il trouve dans le saint Coran, les paroles de son prophète Mohamed que la paix soit sur lui, et les sources de l’Islam une abondante matière sur laquelle il peut s’appuyer.

L’occident ne voit dans le « Jihad » en Islam que l’expression d’une violence illégitime gratuite et provoquée pour la destruction. Issue d’une vision historique et tronquée des conquêtes islamiques du monde, elle conserve encore ce contenu, souvent auto-entretenu pour faire croire en un Islam, religion de violence.

Cette conception occidentale, qui d’ailleurs est amnésique à l’égard des croisades, qui n’en furent pas moins des expéditions religieuses, ignore complètement la signification du Jihad en islam et encore plus les règles qui président à son déclenchement.

En effet, le jihad au sens de guerre sainte en Islam (mais il n’est pas que cela) est bâti sur la légitime défense et sur la protection contre l’injustice et l’arbitraire. Aussi, le Jihad, n’est pas comme le conçoivent aujourd’hui, les occidentaux, une guerre provoquée (comme celle qu’ils déclenchent pour leurs propres intérêts dans le monde), mais une autodéfense. Ainsi le jihad vise à reconquérir des droits spoliés et n’est permis que si la provocation vient de l’ennemi.

Ainsi Dieu a clairement posé ses règles :

« Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d´où ils vous ont chassés : l´association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu´ils ne vous y aient combattus. S´ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants[5]. »( Al-Baqara verset 191)

« Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes.[6] » (Al-Mumtahina verset 9)

Ainsi, le Jihad n’est ni l’agression, ni l’agressivité. C’est une autodéfense et une légitime défense face à l’agression. Tu comprends donc que ce « Jihad », n’est pas celui qui est vulgarisé par de mauvais esprits visant à dénaturer le vrai visage pacifique de l’Islam et qu’il correspond à toutes les règles de droit nationales et internationales prônant la défense et la protection des sociétés et des peuples.

HF : Pourtant c’est au nom du Jihad, que les conquêtes islamiques, se sont faites ?

L’islamiste modéré : C’est le période de l’expansion de l’islam. Mais ce Jihad n’a été ni une guerre d’extermination des peuples, ni une guerre d’élimination des autres religions. Au contraire. Les conquêtes musulmanes ont été respectueuses des peuples conquis et de leurs religions. Il en fut ainsi des gens du livre (Juifs et chrétiens).

« Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d´entre eux a cru en Allah, au Jour dernier et accompli de bonnes œuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n´éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé[7]. »( Al-Baqara verset 62)

Les peuples qui voulaient conserver leur religion devaient payer un tribut qui servait à financer le trésor public et à assurer leur protection.

« Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n´interdisent pas ce qu´Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu´à ce qu´ils versent la capitation par leurs propres mains, avec humilité[8]. »

Dieu ne faisant la différence entre les hommes que par la piété.

« Ô hommes ! Nous vous avons créés d´un mâle et d´une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d´entre vous, auprès d´Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur[9]. » (Al-Hujurat verset 13)

Ce Que le prophète Mohamed (Paix soit sur lui) a traduit en ces termes [10] : « Aucune noblesse de l’Arabe sur le non-arabe, du non-Arabe sur l’Arabe, du blanc sur le noir ou du noir sur le blanc ne vaut que par la piété. Les gens viennent d’Adam et Adam fut créé de terre. »

Cependant, le cliché du jihad, « épée », se doit d’être revu et corrigé car, en islam, le jihad qui prend le plus de place est celui de l’acquisition de la science et du savoir. C’est ce jihad que prône l’Islam dans le monde d’aujourd’hui et qui rapproche les peuples, tel qu’il fut recommandé par le prophète Mohamed (Paix soit sur lui) en disant : « Allez chercher le savoir même en chine ».

Donc corrige ta conception étroite du Jihad dans l’Islam, tu seras plus juste dans la compréhension, de cette religion.

HF : Et la peine de mort ?

L’islamiste modéré : Dieu a dit :

«Dis : "Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N´approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu´en toute justice la vie qu´Allah a fait sacrée. Voilà ce qu´[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous[11] » (Al-An'am verset 151)

La peine de mort est interdite en islam sauf si elle est prononcée par la Justice. L’Islam excluant les exécutions sommaires et les procès informels. Toutefois, la peine de de mort n’est prononcée que si des conditions très sévères et des preuves difficiles à rapporter sont réunies.

Cependant le Coran n’interdit pas de renoncer à la peine de mort lorsque d’autres moyens de sanctions peuvent lui être substitués. Autant dire qu’il n y a de contradiction nulle part entre les prescriptions islamiques et les droits des condamnés.

HF : Couper la main du voleur appliquée en Islam, est-ce vrai ? Est-ce juste ?

L’islamiste modéré : Le coran prescrit de couper la main du voleur. Cela ne fait pas de doute. Mais ce qui ne fait pas de doute aussi c’est les détracteurs de l’Islam n’ont jamais compris trois choses essentielles à propos de cette prescription. D’abord une telle prescription a répondu à un impératif de répression du vandalisme à l’aube de l’Islam et que, cette prescription demande ensuite tellement de conditions[12] qu’il est extrêmement difficile de l’appliquer et que enfin , le gouvernant peut y surseoir et ne pas l’appliquer du tout. C’est l’exemple donné par le Calife Omar ibn el khattab, (que Dieu l’agrée) durant les périodes de disette ou de famine[13]. Ce qui signifie que cette sanction n’est ni immuable, ni permanente.

HF : Le « niqab », ce voile couvrant la femme entièrement et ne laissant apparaître que ses yeux, comment allez-vous nous prouver qu’il n’est pas obligatoire en Islam ?

L’islamiste modéré : Je ne prouve pas ce qui n’existe pas. Tu ne trouveras nulle part dans le Coran le terme « niqab ». Cet habit confectionné par les hommes n’existe ni dans ses dimensions ni dans sa couleur, ni dans sa couture dans le Coran. Ce que l’on retrouve ce sont des prescriptions quant à la façon avec laquelle la femme doit se préserver du regard des autres afin d’éviter de susciter ostensiblement une provocation ou de devenir un objet de plaisir visuel suscitant une attraction naturelle mais dont les conséquences sociales peuvent être lourdes. Dieu a dit :

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu´elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu´elles ne montrent leurs atours qu´à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu´elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu´elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l´on sache ce qu´elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès[14]. »( An-Noor verset 31)

C’est sur ce verset que l’on a confectionné le niqab. Y vois-tu un tel habit ?

D’ailleurs, les recommandations qui ont été faites aux femmes des croyants de porter le voile et de s’en couvrir avait non seulement un intérêt de respect de la pudeur mais aussi de les protéger de l’agression au temps du prophète (paix soit sur lui) et de l’offense des mécréants. Comme en témoigne la parole de Dieu :

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d´être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.[15] »  (Al-Ahzab verset 59)

On voit donc que l’essence des prescriptions de Dieu n’est pas d’enfermer la femme dans une voile opaque de la tête aux pieds mais de lui prescrire de couvrir sa nudité, de ne point porter d’habit provocateur qui peut entrainer pour elle et pour sa famille le conflit ou les désagréments.

Contrairement à l’interprétation occidentale qui est faite de ces prescriptions, et dont le crédo est la violation des droits de la femme, il s’agit davantage de montrer à la femme, être social, l’un des moyens par lequel, elle n’apparait pas comme un objet de plaisir mais comme un être respectable et respecté dans son attitude et son apparence.

Si le « niqab » est l’expression la plus extrême de traduire, dans les faits, ses moyens, il n’en est nullement une obligation pour la femme. Ainsi s’habiller et se comporter en ayant à l’esprit ces préceptes est l’objectif. A la femme de choisir son habit en conséquence. Il n’est pas de modèle imposable à une femme qui admet ces valeurs du respect de soi que le saint Coran ne fait que rappeler aux croyants.

HF : Et la polygamie en Islam ?

L’islamiste modéré : C’est encore un cliché que l’on donne de la religion musulmane à travers la polygamie.

HF : La polygamie n’existe pas en Islam ?

L’islamiste modéré : Rassure-toi, elle existe (sourire) mais pas dans l’objectif que tu penses et avec plus de restrictions que tu ne puisses l’imaginer. Dieu n’a-t-il pas dit :

« Et donnez aux orphelins leurs biens; n´y substituez pas le mauvais au bon. Ne mangez pas leurs biens avec les vôtres : c´est vraiment un grand péché.[16]

HF : Pourquoi me parlez-vous d’orphelins alors que ma question est sur la polygamie ?

L’islamiste modéré : C’est là le fondement du raisonnement à propos de la polygamie en Islam, que l’on a détaché de son contexte dans le Coran pour en faire une institution à part, justifiant la pluralité des épouses sans en référer à ce qui, en islam, la justifie. Et ce qui la justifie justement c’est la veuve et l’orphelin.

En effet, détachée de son contexte la polygamie en Islam est utilisée comme un droit et parfois comme une obligation sociale (signe extérieur de richesse). En fait lorsque Dieu a permis de prendre une seconde épouse, une troisième et une quatrième c’était à la fois pour répondre à une situation historique déterminée du temps des guerres saintes où les veuves se comptaient par milliers du fait de la mort de leur époux et qui sans moyens, avec des orphelins à charge, ne pouvaient être prise en charge qu’à travers les liens sacrés du mariage ; l’Islam a donc permis à ces veuves de prendre époux avec leur consentement et le consentement de la première épouse du mari . La polygamie avait donc un objectif social, qu’aujourd’hui elle a perdu.

De toute évidence, cette institution de la polygamie n’est pas encouragée par le divin car il y voit une source potentielle d’injustice à l’égard de la femme et de ses orphelins. Aussi il recommande de prendre une seule femme pour épouse car il est à craindre que l’on soit injuste dans le mariage polygame. Ainsi, Dieu dit :

« Et si vous craignez de n´être pas justes envers les orphelins, ...Il est permis d´épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n´être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d´injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).[17] » (Ennissaa versets 2 et 3).

Tu vois donc que la polygamie, « cliché » de l’Islam prôné par ses détracteurs, est en fait mal comprise. Elle fut historiquement une institution de soutien de la veuve et de l’orphelin et elle n’est pas recommandée si une injustice peut en découler.

Autant dire que la polygamie n’est pas un obligation religieuse et qu’elle peut être écartée par le droit positif sans contradiction avec l’Islam.

HF : Et en ce qui concerne l’obéissance aveugle au despote, l’islam ne le réclame-t-il pas du croyant ? L’islam, n’est pas une religion favorisant la Démocratie….

L’islamiste modéré : Ce n’est pas toi qui devais poser cette question. Ton récent article sur « la gouvernance en Islam » sur ton blog démontre tout le contraire…

HF : Expliquez-nous quand même ne dit-on pas en Islam : «Rappelle, donc, où le Rappel doit être utile. »  [18] (Al-'Ala verset 9) ?

L’islamiste modéré : C’est exact Dieu a dit aussi : « Eh bien, rappelle ! Tu n´es qu´un rappeleur.[19] » (Al-Ghashiya verset 21).

La fameux verset auquel tu dais référence et qui semble institué une gouvernance autoritaire en Islam est le suivant :

“ Ô croyants ! Obéissez à Dieu, obéissez au Prophète et à ceux d'entre vous qui détiennent le pouvoir. En cas de litige entre vous, référez-vous-en à Dieu et au Prophète, si votre croyance en Dieu et au Jugement dernier est sincère. C'est là la démarche la plus sage et la meilleure voie à choisir[20].” (Sourate Ennisaa verset 4.59)

En fait comme tu l’as montré, l’obéissance au gouvernant ne peut être que celle à un gouvernant juste. Comme le rappelle notre prophète Mohamed (Paix soit sur lui) : « l’obéissance n’est obéissance qu’au juste.” [21] .Hadith rapporté par El Boukhari[22].

Le Principe de gouvernance en Islam est donc clair et sans équivoque : il faut obéir à celui qui gouverne, faut-il cependant qu’il soit juste. Cette notion de juste est laissé démocratiquement à l’appréciation des musulmans qui élisent leur chef selon le principe démocratique islamique soulignée prescrit par Dieu : Les musulmans « se consultent entre eux à propos de leurs affaires[23] » ( Ash-Shura verset 38)

HF : La lapidation alors ? Les médias rapportent qu’elle est pratiquée en terre d’Islam par certains pays.

L’islamiste modéré : La lapidation a existé en Islam, si l’on s’en tient aux faits rapportés par l’imam El Boukhari. Cependant, curieusement, elle n’est nulle part mentionnée dans le Coran. Celui-ci s’en tenait dans un premier verset (qui fut abrogé par un autre verset ultérieur) à sanctionner la femme adultère par le confinement chez elle jusqu’à la fin de sa vie. C’est ce que l’on appelle aujourd’hui la prison à perpétuité (ou un assignement à résidence à perpétuité). Ce premier verset a été ensuite abrogé par un verset ultérieur, en punissant de 100 coups de fouet les fornicateurs (homme ou femme).

C’est dans un hadith du prophète Mohamed (Paix soit sur lui) où l’on retrouve, à côté de la flagellation, la peine de la lapidation. Lapidation qui fut exécutée même du temps du prophète. Toutefois, elle a répondu à des considérations historiques de paix et de stabilité d’une société préislamique conflictuelle et en formation où la femme était une proie et pouvait même être un objet d’héritage. La lapidation était d’autre part soumise à des conditions de preuves extrêmement sévères de l’adultère commis.

Toujours est-il que son fondement dans le Coran reste à rechercher puisqu’elle n’existe pas littéralement dans le Coran et que l’on rapporte son fondement textuel à une prescription qui ne fut pas transcrite dans le Coran lors de sa rédaction mais dont la certitude ne fait pas doute telle que transmise par l’oralité et codifiée dans leur traités par les jurisconsultes de l’Islam. Notamment El imam Moslime et El imam Elboukhari.

Ceci dit, le prophète Mohamed, Paix soit sur lui, ne semble pas avoir voulu maintenir la lapidation tel que le rapporte le grand compagnon du prophète, Ibnou Elasse qui déclara lorsqu’il revint vers le prophète pour confirmer la transcription littérale du précepte dit : « lorsque j’ai demandé au prophète si je devais la transcrire il m’a semblé qu’il ne le voulait pas. ».[24]

Autant dire que la lapidation était une pratique historique révolue, sanctionnant une attitude qui, aujourd’hui, trouve dans le droit positif actuel une solution différente et adaptée.

HF : Et l’esclavage alors ? On dit que l’Islam est une religion esclavagiste…

L’islamiste modéré : Le constat de l’esclavage par l’Islam était lié à des considérations économiques et sociales au temps de son apparition. L’Islam l’a progressivement combattu étant dans une société où l’esclavage était le nerf moteur. Si tu lis le Coran tu verras que la parole de Dieu, expliquée et affirmée par Mohamed (Paix soit sur lui ) a posé une stratégie progressive pour éradiquer l’esclavage. Cette stratégie tenant compte de la situation socio-politique et économique de l’époque.

Tout comme à travers des versets progressifs s’abrogeant les uns les autres, Dieu a interdit, progressivement, la consommation d’alcool, il a procédé ainsi pour l’esclavage. Et cela en demandant l’affranchissement des esclaves existant dans des circonstances multiples tout en appuyant le caractère humain de leur traitement.

Le Prophète Mohamed (Paix soit sur lui) a dit: « Ce sont vos frères, ces serviteurs qu’Allah a placés sous votre autorité. Quiconque est maitre de son frère doit lui donner à manger de ce qu’il mange lui-même et doit l’habiller comme il s’habille lui-même. N’imposez point à vos serviteurs ce qui est au-dessus de leurs forces, et s’il vous arrive de le faire, venez-leur en aide»( Al-Boukharî).

De même qu’il a puni ceux qui les empêche de procréer : « Quiconque castre son esclave, nous le castrons aussi », ou qu’il leur oppose leur triste condition : « Qu’aucun de vous ne dise : mon esclave homme, mon esclave femme. Qu’il dise plutôt : mon serviteur, ma servante ou mon garçon» (Al-Boukhari).

Le prophète a même requis l’affranchissement de l’esclave giflé par son maitre ! « Quiconque frappe ou gifle son esclave doit expier cela par son affranchissement»[ Mouslim].

Allah a dit : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon, le voyageur dans le besoin et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, tout présomptueux, arrogant . » (An-Nisa verset 36)

Cela semble banal aujourd’hui de souligner de tels droits à l’égard d’humains ,mais à l’époque c’était révolutionnaire. Le prophète lui-même en a souffert du fait de l’animosité qu’il a soulevée contre lui dans la société d’alors.

Progressivement, l’Islam a multiplié les situations d’affranchissement de l’esclave. Ainsi, on était tenu d’affranchir les esclaves pour expier un bon nombre de péchés (l’homicide involontaire est racheté par le prix du sang, que l’on verse à la famille de la victime, et par l’affranchissement d’un esclave croyant, le déjugement après s’être interdit son épouse, le parjure, la relation sexuelle en pleine journée de Ramadan etc.). L’islam est allé plus loin puisque celui qui commet de tels actes et qui n’a pas d’esclave d’en acheter et de l’affranchir. Sans compter l’affranchissement posthume (par testament), l’affranchissement par contrat etc.

Cependant, au-delà de cette stratégie d’affranchissement qui a répondu à un temps et à une époque, l’essence même des versets du livre saint et des hadits du prophète Mohamed (Paix soit sur lui) montre que l’esclavage est réprouvé et que la liberté de l’esclave est une obligation pour le musulman. Et de cela témoigne la parole de Dieu :

« Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d’affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux ; et donnez-leur des biens d’Allah qu’Il vous a accordés.”

Et le prophète Mohamed (Paix soit sur lui) de dire : « Quiconque affranchit un esclave, Allah épargne de l’Enfer chaque membre équivalent de son corps jusqu’à l’organe génital »( Mouslim)

Tu vois donc que l’esclavage est reprouvé par l’Islam qui la combattu et dans son essence appelle à s’en passer.

HF :Vous ne préconisez ni la polygamie, ni le jihad, ni lapidation ni le niqab, ni la flagellation, ni la peine de mort ,ni la main coupée, ni l’esclavage? Êtes-vous encore musulman ?

L’islamiste modéré : Merci de me ressortir tes fameux clichés. N’as-tu pas fait tout le tour de la question et tu as reçu réponse ? Saches que l’Islam ne se définit pas négativement mais positivement. Il a apporté des solutions qui ont permis un monde musulman, qui a conquis le monde et à insufflé la foi à des peuples d’orient et d’occident. Il a pu y arriver par la noblesse des valeurs universelles qu’il prône mais aussi par les sanctions qu’il impose en cas de leur non-respect. L’Islam n’est cependant pas, comme le veulent certains, fermé, obscurantiste et vindicatif, mais un islam ouvert adoptant, sans jamais enfreindre et la sacralité de son livre et l’éternité de son message, les solutions les mieux à même de servir les musulmans. Sur cette terre et dans l’au-delà.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre l’Islam modéré. Non pas modéré pour déroger à l’Islam. Mais modéré parce que naturellement il l’est, et  pour continuer à maintenir la foi dans ce monde ou le doute est omniprésent.

HF : Vous avez délibérément décidé d’être modéré. Qu’est-ce qui vous a poussé à ça ?

L’islamiste modéré : D’abord mon intime conviction que l’Islam est modéré puisqu’il le prouve dans son livre fondamental, le Saint Coran et dans l’ensemble de ses sources et l’enseignement de son prophète et de ses compagnons.

Ensuite, je sais que les détracteurs de l’Islam le sont parce que soit ils ne le connaissent pas, soit qu’ils adoptent à son égard une vision tronquée issue de leur propre culture.

HF : Vous pensez donc que c’est la culture occidentale qui entraine la déformation de cette compréhension ?

L’islamiste modéré : C’est certain. Et particulièrement la conception individualiste et ethnocentriste du monde qu’elle véhicule. Or pour comprendre l’Islam, il ne faut pas se placer dans une vision individualiste de la société mais dans une vision communautariste et solidaire.

Prenons un sujet dont on vient de parler : la femme. L’occidental se dit pourquoi l’Islam veut-il régir le comportement de la femme ? Pourquoi au nom de la liberté et du libre arbitre ne pas la laisser faire ce qu’elle veut, agir et s’habiller comme elle veut ? C’est son droit non ?

En fait, ce raisonnement est issu d’une conception individualiste de la société. Un raisonnement qui prône la liberté de l’individu contre celle de tous. C’est d’ailleurs sur cette philosophie individualiste que s’est bâtie, le droit, l’économie et la politique dans les pays occidentaux. L’individu est au centre de cette philosophie.

En Islam, le musulman ne se conçoit pas tout seul, il fait partie intégrante d’une société dont il est le membre et plus globalement d’une nation. Et en tant que membre il a des droits et des obligations à l’égard de tous mais aussi à l’égard de chacun.

Cette conception explique pourquoi le Coran régit jusque le comportement du musulman, non pas pris à part mais pour le mettre en phase avec ceux des autres. Ainsi quand l’Islam a prescrit à la femme de cacher sa nudité et de ne pas exposer ostensiblement ses charmes, c’est à la fois pour la protéger et protéger la société. Le coran décrit même les musulmans comme une « construction stable » dont chaque élément doit soutenir l’autre[25]. Et l’on comprend que dans une construction la défaillance d’un élément peut entrainer l’effondrement de l’édifice.

En cela l’approche islamique de l’Individu dans la société est une approche systémique (au sens que Von Bertalanffy[26] donne à cette notion). Dans la conception islamique le système « Nation » est composé de deux sous-systèmes « la société musulmane » et « la famille musulmane » (foyer familial). Ce système et ces sous-systèmes obéissent aux principes systémiques tels que systématisés par Von Bertalanffy dans sa théorie générale.

Ces principes sont ceux que l’Islam avait déjà inauguré pour bâtir l’édifice islamique. Celui-ci obéit aux principes systémiques. Le premier principe systémique : « le système est composé d’un ensemble d’éléments (musulmans) », second principe :« le changement d’un comportement d’un élément (le musulman)du système, entraine le changement de comportement de tous les autres éléments du système (« nation », « société », « famille ») ».

On comprend donc pourquoi l’Islam décrit  les musulmans comme une « construction stable » dont chaque élément doit soutenir l’autre. Il introduit une conception de destinée commune qui fait que chaque musulman est responsable du devenir de la société et est, à ce titre, redevable de son comportement à l’égard des autres. Et il a donc un droit de regard sur le comportement des autres musulmans. C’est en ce sens que l’Islam a demandé à chaque musulman de prêcher le bien et de dénoncer le mal. Dieu a dit :

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d´entre eux sont des pervers. [27]» (Aal Imran verset 110)

Tu comprends donc pourquoi le musulman s’inscrivant dans le système islamique se sent concerné par tout ce qui touche les musulmans partant de sa propre famille jusqu’au monde musulman. Il se sentirait aussi bien concerné par la condition de sa propre famille, que par la condition politique et sociale des autres musulmans à travers le monde.

Cette approche systémique et ce communautarisme et cette fraternité de fait, empêche les occidentaux, adoptant une conception individualiste, et libertaire, de comprendre l’attitude du musulman et sa conception du monde. Et surtout cette démarche de s’intéresser à son prochain et à sa situation sociale, économique et politique.

En effet, l’Envoyé de Dieu, Mohamed (paix soit sur lui) a dit : « Dieu n’aura pas de compassion vis-à-vis de ceux qui ne l’auront pas pour leurs semblables. »

HF : Et que pensez- vous-même de la miséricorde de Dieu à l’égard de ceux qui ne sont pas musulmans ?

L’islamiste modéré : Dieu a dit :

« C´est Lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses anges, - afin qu’Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux envers les croyants.[28] » (Al-Ahzab verset 43)

Il suffit de croire en lui et suivre ses préceptes.

HF : Qu’en est-il de l’humilité ?

L’islamiste modéré : L’Islam est une religion de la modération en tout et du juste milieu en tout acte. Dieu a dit :

« Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous.[29]»( Al-Baqara verset 143)

« Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront.[30] » (Aal Imran verset 104)

Dieu a même invité le croyant à l’humilité et à la discrétion dans les prières et l’invocation :

« Et invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix, le matin et le soir, et ne sois pas du nombre des insouciants.[31] » (Al-A'raf verset 205)

HF : Pensez-vous qu’en Mauritanie, un islam modéré est possible ?

L’islamiste modéré : La Mauritanie fait partie de la nation musulmane. Et la modération est l’essence même de l’Islam.

HF : Une dernière question personnelle. La permettez-vous ?

L’islamiste modéré : Vas-y. Rien de ce qui concerne un musulman n’est étranger à un autre musulman.

HF : Pourquoi tout au long de cette interview vous m’avez tutoyé alors que le « vous » est de rigueur entre personnes sans familiarités ?

L’islamiste modéré : Parce que le musulman quand il s’adresse à Dieu, il le tutoie. Pourquoi voudriez-vous que je vous vouvoies ?

HF : Humm.. C’est bien encore une preuve de la modération et de l’humilité dans l’Islam. J’ai encore bien des choses à apprendre. Essalamou aleika .

L’islamiste modéré : Wa aleika essalam !

Pr ELY Mustapha

Note: Cet “islamiste modéré” n’ a été interviewé nulle part. Il existe probablement. Il existe surement. Nous l’avons rencontré dans notre pérégrination intellectuelle quelque part dans notre imaginaire.   Mais “d'impossibles à imaginaires, d'imaginaires à complexes. Combien d'idées, de systèmes politiques, de théories, de procédés ont suivi ce chemin pour devenir "réalité" !” (Denis, Guedj- Mathématicien et romancier français).

 


[1] وَذَرِ ٱلَّذِينَ ٱتَّخَذُوا۟ دِينَهُمْ لَعِبًا وَلَهْوًا وَغَرَّتْهُمُ ٱلْحَيَوٰةُ ٱلدُّنْيَا ۚ وَذَكِّرْ بِهِۦٓ أَن تُبْسَلَ نَفْسٌۢ بِمَا كَسَبَتْ لَيْسَ لَهَا مِن دُونِ ٱللَّهِ وَلِىٌّ وَلَا شَفِيعٌ وَإِن تَعْدِلْ كُلَّ عَدْلٍ لَّا يُؤْخَذْ مِنْهَآ َ

[2] وَمَن لَّا يُجِبْ دَاعِىَ ٱللَّهِ فَلَيْسَ بِمُعْجِزٍ فِى ٱلْأَرْضِ وَلَيْسَ لَهُۥ مِن دُونِهِۦٓ أَوْلِيَآءُ ۚ أُو۟لَٰٓئِكَ فِى ضَلَٰلٍ مُّبِينٍ

[3] وَأَنذِرْ بِهِ ٱلَّذِينَ يَخَافُونَ أَن يُحْشَرُوٓا۟ إِلَىٰ رَبِّهِمْ ۙ لَيْسَ لَهُم مِّن دُونِهِۦ وَلِىٌّ وَلَا شَفِيعٌ لَّعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ

[4] لَآ إِكْرَاهَ فِى ٱلدِّينِ ۖ قَد تَّبَيَّنَ ٱلرُّشْدُ مِنَ ٱلْغَىِّ ۚ فَمَن يَكْفُرْ بِٱلطَّٰغُوتِ وَيُؤْمِنۢ بِٱللَّهِ فَقَدِ ٱسْتَمْسَكَ بِٱلْعُرْوَةِ ٱلْوُثْقَىٰ لَا ٱنفِصَامَ لَهَا ۗ وَٱللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ

[5] وَٱقْتُلُوهُمْ حَيْثُ ثَقِفْتُمُوهُمْ وَأَخْرِجُوهُم مِّنْ حَيْثُ أَخْرَجُوكُمْ ۚ وَٱلْفِتْنَةُ أَشَدُّ مِنَ ٱلْقَتْلِ ۚ وَلَا تُقَٰتِلُوهُمْ عِندَ ٱلْمَسْجِدِ ٱلْحَرَامِ حَتَّىٰ يُقَٰتِلُوكُمْ فِيهِ ۖ فَإِن قَٰتَلُوكُمْ فَٱقْتُلُوهُمْ ۗ كَذَٰلِكَ جَزَآءُ ٱلْكَٰفِرِينَ

[6] إِنَّمَا يَنْهَىٰكُمُ ٱللَّهُ عَنِ ٱلَّذِينَ قَٰتَلُوكُمْ فِى ٱلدِّينِ وَأَخْرَجُوكُم مِّن دِيَٰرِكُمْ وَظَٰهَرُوا۟ عَلَىٰٓ إِخْرَاجِكُمْ أَن تَوَلَّوْهُمْ ۚ وَمَن يَتَوَلَّهُمْ فَأُو۟لَٰٓئِكَ هُمُ ٱلظَّٰلِمُونَ

[7] إِنَّ ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ وَٱلَّذِينَ هَادُوا۟ وَٱلنَّصَٰرَىٰ وَٱلصَّٰبِـِٔينَ مَنْ ءَامَنَ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلْءَاخِرِ وَعَمِلَ صَٰلِحًا فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِندَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ

[8] قَٰتِلُوا۟ ٱلَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ بِٱللَّهِ وَلَا بِٱلْيَوْمِ ٱلْءَاخِرِ وَلَا يُحَرِّمُونَ مَا حَرَّمَ ٱللَّهُ وَرَسُولُهُۥ وَلَا يَدِينُونَ دِينَ ٱلْحَقِّ مِنَ ٱلَّذِينَ أُوتُوا۟ ٱلْكِتَٰبَ حَتَّىٰ يُعْطُوا۟ ٱلْجِزْيَةَ عَن يَدٍ وَهُمْ صَٰغِرُونَ

[9] يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَٰكُم مِّن ذَكَرٍ وَأُنثَىٰ وَجَعَلْنَٰكُمْ شُعُوبًا وَقَبَآئِلَ لِتَعَارَفُوٓا۟ ۚ إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ ٱللَّهِ أَتْقَىٰكُمْ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ

[10] وقال صلى الله عليه وسلم : ( لا فضل لعربي على عجمي ، ولا لعجمى على عربي ، ولا لأبيض على أسود . ولا لأسود على أبيض ، إلا بالتقوى ، الناس من آدم ، وآدم من تراب ) رواه الترمذي (3270) وحسنه

[11] قُلْ تَعَالَوْا۟ أَتْلُ مَا حَرَّمَ رَبُّكُمْ عَلَيْكُمْ ۖ أَلَّا تُشْرِكُوا۟ بِهِۦ شَيْـًٔا ۖ وَبِٱلْوَٰلِدَيْنِ إِحْسَٰنًا ۖ وَلَا تَقْتُلُوٓا۟ أَوْلَٰدَكُم مِّنْ إِمْلَٰقٍ ۖ نَّحْنُ نَرْزُقُكُمْ وَإِيَّاهُمْ ۖ وَلَا تَقْرَبُوا۟ ٱلْفَوَٰحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ ۖ وَلَا تَقْتُلُوا۟ ٱلنَّفْسَ ٱلَّتِى حَرَّمَ ٱللَّهُ إِلَّا بِٱلْحَقِّ ۚ ذَٰلِكُمْ وَصَّىٰكُم بِهِۦ لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ

[12] يشترط لقطع يد السارق تسعة شروط :

السرقة ، وهي : أخذ المال مختفياً ، فإن اختطفه أو اختلسه : فلا قطع عليه .

أن يكون السارق مكلَّفاً ، فلا يجب الحد على الصبي ، ولا المجنون .

. أن يكون المسروق نِصاباً ، فلا قطع فيما دونه ، والنصاب : ربع دينار من الذهب ، أو ما قيمته ذلك من غيره .

. أن يكون المسروق مما يتمول عادة .

أن يكون المسروق مما لا شبهة فيه .

أن يسرق مِن حرز .

أن يُخرجه مِن الحرز .

أن تثبت السرقة عند الحاكم بشهادة عدلين ، أو إقرار من السارق .

. أن يأتي مالك المسروق ويدعيه .

والنظر في هذه الشروط , وتنزيلها على السرقة راجع إلى القضاء الشرعي

[13] قال السعدي : حدثنا هارون بن إسماعيل الخراز ثنا علي بن المبارك نا يحيى بن أبي كثير حدثني حسان بن زاهر أن ابن حدير حدثه عن عُمر رضي الله عنه قال : لا تُقْطَع اليد في عِذق ولا عام سَنَة . قال السعدي : سألت احمد بن حنبل عن هذا الحديث ، فقال : العِذق النخلة ، وعام سَنة المجاعة . فقلت لأحمد : تقول به ؟ فقال : إي لعمري ! قلت : إن سرق في مجاعة لا تقطعه ؟ فقال : لا ، إذا حملته الحاجة على ذلك والناس في مجاعة وشدة .

[14] وَقُل لِّلْمُؤْمِنَٰتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَٰرِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا ۖ وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَىٰ جُيُوبِهِنَّ ۖ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ ءَابَآئِهِنَّ أَوْ ءَابَآءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَآئِهِنَّ أَوْ أَبْنَآءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَٰنِهِنَّ أَوْ بَنِىٓ إِخْوَٰنِهِنَّ أَوْ بَنِىٓ أَخَوَٰتِهِنَّ أَوْ نِسَآئِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَٰنُهُنَّ أَوِ ٱلتَّٰبِعِينَ غَيْرِ أُو۟لِى ٱلْإِرْبَةِ مِنَ ٱلرِّجَالِ أَوِ ٱلطِّفْلِ ٱلَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا۟ عَلَىٰ عَوْرَٰتِ ٱلنِّسَآءِ ۖ وَلَا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِن زِينَتِهِنَّ ۚ وَتُوبُوٓا۟ إِلَى ٱللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَ ٱلْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ

[15] يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِىُّ قُل لِّأَزْوَٰجِكَ وَبَنَاتِكَ وَنِسَآءِ ٱلْمُؤْمِنِينَ يُدْنِينَ عَلَيْهِنَّ مِن جَلَٰبِيبِهِنَّ ۚ ذَٰلِكَ أَدْنَىٰٓ أَن يُعْرَفْنَ فَلَا يُؤْذَيْنَ ۗ وَكَانَ ٱللَّهُ غَفُورًا رَّحِيمًا

[16] وَءَاتُوا۟ ٱلْيَتَٰمَىٰٓ أَمْوَٰلَهُمْ ۖ وَلَا تَتَبَدَّلُوا۟ ٱلْخَبِيثَ بِٱلطَّيِّبِ ۖ وَلَا تَأْكُلُوٓا۟ أَمْوَٰلَهُمْ إِلَىٰٓ أَمْوَٰلِكُمْ ۚ إِنَّهُۥ كَانَ حُوبًا كَبِيرًا

[17] وَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تُقْسِطُوا۟ فِى ٱلْيَتَٰمَىٰ فَٱنكِحُوا۟ مَا طَابَ لَكُم مِّنَ ٱلنِّسَآءِ مَثْنَىٰ وَثُلَٰثَ وَرُبَٰعَ ۖ فَإِنْ خِفْتُمْ أَلَّا تَعْدِلُوا۟ فَوَٰحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَٰنُكُمْ ۚ ذَٰلِكَ أَدْنَىٰٓ أَلَّا تَعُولُوا۟

[18] فَذَكِّرْ إِن نَّفَعَتِ ٱلذِّكْرَىٰ

[19] فَذَكِّرْ إِنَّمَآ أَنتَ مُذَكِّرٌ

[20] يا أيها الذين آمنوا أطيعوا الله وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم فإن تنازعتم في شيء فردوه إلى الله والرسول إن كنتم تؤمنون بالله واليوم الآخر ذلك خير وأحسن

[21] إنما الطاعة في المعروف

[22] قال البخاري: حدثنا عمر بن حفص بن غياث، حدثنا أبي، حدثنا الأعمش، حدثنا سعد بن عبيدة، عن أبي عبد الرحمن، عن علي - رضي الله عنه - قال: بعث النبي - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - سرية وأمّر عليهم رجلاً من الأنصار، وأمرهم أن يطيعوه، فغضب وقال: أليس قد أمر النبي - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - أن تطيعوني؟ قالوا: بلى، قال: قد عزمت عليكم لما جمعتم حطبا وأوقدتم نارا ثم دخلتم فيها. فجمعوا حطبا فأوقدوا نارا، فلما همّوا بالدخول فقاموا ينظر بعضهم إلى بعض فقال بعضهم: إنما تبعنا النبي - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - فراراً من النار أفندخلها؟ فبينما هم كذلك إذ خمدت النار وسكن غضبه، فذكر للنبي - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - فقال: "لو دخلوها ما خرجو منها أبداً، إنما الطاعة في المعروف"

[23] وَٱلَّذِينَ ٱسْتَجَابُوا۟ لِرَبِّهِمْ وَأَقَامُوا۟ ٱلصَّلَوٰةَ وَأَمْرُهُمْ شُورَىٰ بَيْنَهُمْ وَمِمَّا رَزَقْنَٰهُمْ يُنفِقُونَ

[24]الشيخ حمد بن إبراهيم العثمان :

وقال الإمام أحمد في المسند (5/183): ثنا محمد بن جعفر، ثنا شعبة عن قتادة عن يونس بن جبير، عن كثير بن الصلت قال: كان ابن العاص وزيد بن ثابت يكتبان المصحف، فمروا على هذه الآية، فقال زيد: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: (الشيخ والشيخة إذا زنيا فارجموهما البتة)، فقال عمر: لما أنزلت هذه أتيت رسول الله صلى الله عليه وسلم فقلت: أكتبنها. قال شعبة: فكأنه كره ذلك.

فقال عمر: ألا ترى أن الشيخ إذا لم يحصن جلد، وأن الشاب إذا زنى وقد أحصن رجم.

ورواه كل من: الدرامي (2/179)، أخبرنا محمد بن يزيد الرفاعي، ثنا العقدي، ثنا شعبة به.

والنسائي في الكبرى (4/270)، أخبرنا محمد بن المثني، حدثنا محمد به.

وإسناده حسن، وابن العاص هو سعيد، وقتادة أحد الثلاثة الذين كفانا شعبة تدليسهم، على أنه قد صرح بالتحديث من يونس بن جبير، كما في "السنن الكبرى" للبيهقي (8/211).

قال ابن حزم في "المحلى" (11/235): "وهذا إسناد جيد" اهـ

http://www.burhanukum.com/article1546.html

[25] (إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ إِخْوَةٌ فَأَصْلِحُوا بَيْنَ أَخَوَيْكُمْ وَاتَّقُوا اللَّهَ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ) (الحجرات:10).

[26] Karl Ludwig von Bertalanffy (19 septembre 1901, Atzgersdorf près de Vienne, Autriche - 12 juin 1972, Buffalo, New York, États-Unis) était un biologiste d'origine autrichienne connu comme le fondateur de la théorie générale des systèmes grâce à son œuvre « General System Theory ». (Wikipedia)

[27] كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِٱلْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ ٱلْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِٱللَّهِ ۗ وَلَوْ ءَامَنَ أَهْلُ ٱلْكِتَٰبِ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُم ۚ مِّنْهُمُ ٱلْمُؤْمِنُونَ وَأَكْثَرُهُمُ ٱلْفَٰسِقُونَ

[28] هُوَ ٱلَّذِى يُصَلِّى عَلَيْكُمْ وَمَلَٰٓئِكَتُهُۥ لِيُخْرِجَكُم مِّنَ ٱلظُّلُمَٰتِ إِلَى ٱلنُّورِ ۚ وَكَانَ بِٱلْمُؤْمِنِينَ رَحِيمًا

[29] وَكَذَٰلِكَ جَعَلْنَٰكُمْ أُمَّةً وَسَطًا لِّتَكُونُوا۟ شُهَدَآءَ عَلَى ٱلنَّاسِ وَيَكُونَ ٱلرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًا ٌ

[30] وَلْتَكُن مِّنكُمْ أُمَّةٌ يَدْعُونَ إِلَى ٱلْخَيْرِ وَيَأْمُرُونَ بِٱلْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ ٱلْمُنكَرِ ۚ وَأُو۟لَٰٓئِكَ هُمُ ٱلْمُفْلِحُونَ

[31] وَٱذْكُر رَّبَّكَ فِى نَفْسِكَ تَضَرُّعًا وَخِيفَةً وَدُونَ ٱلْجَهْرِ مِنَ ٱلْقَوْلِ بِٱلْغُدُوِّ وَٱلْءَاصَالِ وَلَا تَكُن مِّنَ ٱلْغَٰفِلِينَ

dimanche 30 octobre 2011

Daddah Iznogoud

La valse des émirs 
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IZNO_CRIAhmed Daddah serait-il myope?  Ne voit-il pas venir la vague qui risque de l’emporter? Pourtant, sans être devin, nous lui avons récemment adressé une lettre ouverte (voir ici) . Même Sarkozy nous avons répondu à la lettre ouverte que nous lui avons adressée (voir ici). Daddah non. Pourquoi ? Parce que c’est Daddah. Un homme à œillères politiques qui a raté des virages historiques et croit toujours que la route à la présidentielle est droite. Il sait qu’il n’est plus dans la course et pourtant il cavale toujours.
Nous avions écrit en l’occurrence : « Nous savons pourquoi vous êtes opposant mais vous êtes-vous posé la question: “pourquoi suis-je toujours dans l’opposition?”.
A moins que vous n’ayez décidé d’inventer l’opposition professionnelle, vous devez savoir qu’une opposition ne peut être que conjoncturelle et que vous devez forcément en sortir et en sortir ceux qui depuis des décennies militent avec vous et qui croient en vous. Sinon laisser la place. »
Aujourd’hui, même les émirs prennent la poudre d’escampette. Et pas n’importe lesquels. Parmi eux l’émir du Trarza. Le chef traditionnel du fief de Daddah.
Au-delà de la migration opportuniste que ce genre de comportement inspire, il n’en reste pas moins que la symbolique d’un tel geste est fort « cruelle » politiquement. Un lâchage de ce type ne passant pas inaperçu, Daddah, n’a-t-il pas vu venir une telle défection ? Nous ne saurions le dire. Ce qui est certain c’est que le RFD fuit quelque part. Un émir s’en va, dix de retrouvés, pourrait-on dire, mais quand il s’agit de l’émir de son fief, bien des questions se posent. N’ont pas que l’émir soit une force politique en soit mais qu’il peut générer un sentiment local de désaffection programmé du RFD dans les populations de l’intérieur tant les alliances et les préjugés tribaux sont encore forts.
Un émir pour Aziz
Ce qui est curieux c’est que l’émir du Trarza s’en est allé directement se jeter dans les bras d’Aziz. Curieux ? Pas autant que cela si l’on connait la politique de « la terre brulée » inaugurée par le général depuis qu’il est au pouvoir (voir l’article à ce propos ici ). L’émir est victime de la phagocytose du général et de la « satisfactose » de l’opposant. Alors il a plié bagage et s’est rendu chez le personnage le plus « idéologiquement »…rentable. Aziz a le Trésor public et Daddah, le Trésor à vide. Et tous les deux sont avides de pouvoir. Donc choisir celui qui a les moyens de s’y maintenir, à défaut de choisir celui qui promet d’y arriver, est une sagesse politique qui dicte désormais les « alliances » politiques mauritanienne.
On appelle cela « retournement de veste » et juste retour des choses à l’égard de Daddah , qui depuis l’arrivée des militaires en 2005 essaye de la retourner sans grands succès.
Et depuis le temps que Daddah  déclare  qu’il veut “être Calife à la place du Calife”, il a fini par faire fuir même son émir. C’est sûr, Daddah Iznogoud (1).
Haroun el-Poussah reste le bien aimé de Baghdad à… Dar Ennaim. Et l’émir se Dilat Laraht.
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Pr ELY Mustapha
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Note :
(1) Iznogoud est une série de bande dessinée créée par René Goscinny (scénario) et Jean Tabary (dessin) en 1961 dans Record sous le titre Les aventures du calife Haroun El Poussah.
Au temps des Mille et une nuits, Haroun el-Poussah est le Calife bien aimé de Bagdad, et Iznogoud son dévoué vizir. Iznogoud est assisté de Dilat Laraht, son homme à tout faire. Iznogoud a une idée fixe : « devenir calife à la place du calife ! ». (Wikipédia)

jeudi 27 octobre 2011

Lois à l’attention de nos compatriotes en France

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Si nul n’étant censé ignorer la loi, à l’étranger c’est insensé .

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codeAussi pour nos compatriotes en France (et pour tous ceux qui s’y trouvent), les textes fondamentaux à garder auprès de soi et chez soi (en format PDF universel, Epub pour iphone, et Ipad et en Xhtml pour l’édition web). (Clic droit sur le format pour télécharger.)

Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile  PDF | ePub | xHTML

Code de déontologie de la police nationale  PDF | ePub | xHTML

Code de déontologie des agents de police municipale  PDF | ePub | xHTML

Code de l'organisation judiciaire  PDF | ePub | xHTML

Code pénal  PDF | ePub | xHTML

Code de procédure pénale  PDF | ePub | xHTML
Code civil  PDF | ePub | xHTML
Code de procédure civile  PDF | ePub | xHTML

Code du travail  PDF | ePub | xHTML

Code du travail maritime PDF | ePub | xHTML
Code de justice administrative PDF | ePub | xHTML

Code de justice militaire (nouveau) (PDF | ePub | xHTML

Code des juridictions financières PDF | ePub | xHTML

Code de l'action sociale et des familles PDF | ePub | xHTML

Code de la famille et de l'aide sociale PDF | ePub | xHTML
Code de la sécurité sociale PDF | ePub | xHTML
Code de la santé publique PDF | ePub | xHTML

Code de l'éducation PDF | ePub | xHTML

Code des pensions civiles et militaires de retraite PDF | ePub | xHTML

Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre PDF | ePub | xHTML
Livre des procédures fiscales PDF | ePub | xHTML
Code de la route PDF | ePub | xHTML
Code de la voirie routière PDF | ePub | xHTML
Code général des collectivités territoriales PDF | ePub | xHTML
Code des communes PDF | ePub | xHTML
 
Code général des impôts PDF | ePub | xHTML
Code de commerce PDF | ePub | xHTML

Code des assurances PDF | ePub | xHTML

Code des douanes PDF | ePub | xHTML

Code de l'urbanisme PDF | ePub | xHTML
Code de l'environnement PDF | ePub | xHTML
Code de la construction et de l'habitation PDF | ePub | xHTML
Code Rural nouveau  PDF | xHTML
Code monétaire et financier PDF | ePub | xHTML
Code de la consommation PDF | ePub | xHTML
Code de la propriété intellectuelle  PDF | ePub | xHTML
Code de la mutualité PDF | ePub | xHTML

Code général des impôts, PDF | ePub | xHTML
Code général des impôts, annexe 1 PDF | ePub | xHTML

Code général des impôts, annexe 2 PDF | ePub | xHTML

Code général des impôts, annexe 3 PDF | ePub | xHTML
Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique PDF | ePub | xHTML
Code général de la propriété des personnes publiques PDF | ePub | xHTML
Code du tourisme  PDF | ePub | xHTML
Code du patrimoine PDF | ePub | xHTML
Code forestier PDF | ePub | xHTML
Code des postes et des communications électroniques PDF | ePub | xHTML
Code minier PDF | ePub | xHTML

Code du domaine de l'Etat PDF | ePub | xHTML
Code de déontologie des professionnels de l'expertise comptable PDF | ePub | xHTML

Code de la recherche PDF | ePub | xHTML
Code des pensions de retraite des marins français du commerce, de pêche ou de plaisance PDF | ePub | xHTML
Code disciplinaire et pénal de la marine marchande PDF | ePub | xHTML
Code de déontologie des architectes PDF | ePub | xHTML
Code de la légion d'honneur et de la médaille militaire PDF | ePub | xHTML
Code de l'artisanat  PDF | ePub | xHTML
Code du service national PDF | ePub | xHTML
Code du domaine public fluvial et de la navigation intérieure PDF | ePub | xHTML
Code forestier de Mayotte PDF | ePub | xHTML
Code du domaine de l'Etat et des collectivités publiques applicable à la collectivité territoriale de Mayotte PDF | ePub | xHTML
Code des douanes de Mayotte PDF | ePub | xHTML
Code du travail applicable à Mayotte PDF | ePub | xHTML
Code des communes de la Nouvelle-Calédonie PDF | ePub | xHTML
Code des instruments monétaires et des médailles PDF | ePub | xHTML

Code du sport  PDF | ePub | xHTML
 
Code électoral PDF | ePub | xHTML

Code de la défense  PDF | ePub | xHTML
Code des ports maritimes PDF | ePub | xHTML
Code des marchés publics (édition 2006) PDF | ePub | xHTML

Code de l'aviation civile PDF | ePub | xHTML

Industrie cinématographique  PDF | xHTML

Cette compilation est l’œuvre du site Droit.org faisant partie du mouvement pour l'accès libre au droit, sur lequel figurent aussi les textes parus au Journal officiel français.

Pr ELY Mustapha

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Poésie de la douleur.