lundi 29 décembre 2008

Le coup....dure!

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Les journées de concertation comme si vous n’ y étiez pas.

Chaudes journées de concertation que celles qui se sont ouvertes à Nouakchott. Un débat houleux et fort fructueux qui a permis de trouver toutes les solutions possibles et imaginables à la crise institutionnelle mauritanienne. Journées colorées où chacun a pu s’exprimer, avec la ferveur qui caractérise le Mauritanien en recherche permanente de son intérêt personnel et ses préoccupations insolubles (sauf dans une nomination ou dans un projet).

Journées mémorables pour un monde à la mémoire courte. Bref, la transition dans la transition, un camp de concentration pour forcer une concertation.

Le clou (bien enfoncé) de ces journées déconcertantes fut le discours du général Ould AbdelAziz qui fut longuement applaudi (n’est-ce pas ?) et qui reçut une ovation « sans précédent » (à l’image de celles des dictateurs militaire précédents)

Voici en exclusivité, comme si vous n' y étiez pas (heureusement pour votre rate enflammée), le discours « historique » du général Ould AbdelAziz :

« Cher Compatriotes,

C’est pour moi un plaisir énorme de vous retrouver tous aujourd’hui dans ces journées de « concertation ». Comme vous le savez, leur appellation est inappropriée car étant venu par un coup d’Etat, j’ignore la concertation. J’avais bien proposé de les appeler journées de « concentration », à l’image des camps du même nom , mais j’en fus dissuadé par notre inestimable allié le président du RFD (que je ne nommerai pas , ni au sens propre ni figuré, ni au gouvernement non plus) qui ayant déjà trouvé pour moi le terme de « rectification », a trouvé celui de « concertation ». C’est pourquoi je me concentrerai à la fin de ces journées, avec l’aide de notre allié précité, sur la façon de « rectifier » la concertation.

Je remercie, toutes les organisations internationales d’être venues sauf bien sûr l’Union Africaine (hi…hi…) , les Nations-Unies .D’ailleurs franchement que va-t-on faire avec des organisations qui nous enverraient des personnages aux noms sonnant comme des casseroles : Ping ! Ban !

Ceux qui participent à ses journées de concertation traînent déjà suffisamment de casseroles pour susciter la cacophonie tant attendue pour appuyer notre légitimité sonnante et trébuchante.

Chers compatriotes,

Notre généreux coup d’Etat, est propre, courageux et digne.

Généreux, car nous avons copieusement utilisé le trésor public pour relever le niveau de vie de notre entourage mauritanien , africain et particulièrement ivoirien. Nous avons désormais la médaille d’honneur de l’observatoire International des droits de l’Homme, de l’ordre de Cocody.

Propre, parce que nous n’avons pas voulu tuer des gens. D’ailleurs il n’y en avait pas. Rien que des applaudisseurs. Et je ne pouvais massacrer la moitié du pays !

Courageux, car nous avions en face de nous un maure vivant à la présidence et qui face à la crise politique faisait le mort. Donc nous avons pris notre courage à trois mains (en comptant celle de Mohsen. L’autre étant occupée par son portable) et nous avons sauvé le pays.

Enfin notre coup d’Etat est digne. En effet contrairement, à d’autres pays comme la Guinée où ils ont fait un coup d’Etat contre un mort, nous n’avons pas attendu jusque-là pour bien faire. Quoique notre coup d’Etat s’est fait contre un maure qui faisait politiquement le mort. La seule fois où il s’est réveillé c’était pour me descendre, alors je l’ai « rectifié ».

Chers compatriotes,

Ces journées de « concentration », seront à jamais gravées dans l’histoire de notre politique, comme ayant réuni tous ceux qui, directement ou indirectement, veulent le changement. Ce changement ils l’ont déjà perçu à travers notre lutte contre la corruption, notre lutte contre la pauvreté, notre lutte contre le terrorisme, notre lutte contre l’isolement de notre pays par un bande dite "FNDD " à la solde du maure vivant encore sur ses rêves à Lemden…

Notre lutte contre la corruption s’est soldée par un bilan positif. Nous n’avons récupéré aucun sou pour l’Etat mais nous avons fait des prisons des hôtels de passages pour présumés riches dont les cautions viendront enrichir les caisses de l’Etat. Comme nous envisageons de nous débarrasser écologiquement du riz avarié (et bientôt le lait en poudre et le blé transgénique ) en le faisant avaler à ceux qui l’ont acquis par la corruption.

Notre lutte contre la pauvreté rencontre un succès retentissant. Elle a introduit l’égalité des chances économiques pour tous les citoyens. Grâce à nos représailles, il y a de moins en moins de riches. Ce qui réduit les différences sociales et met tout le monde à égalité. Donc plus de justice sociale.

Notre lutte contre le terrorisme est un exemple. Il n y a pas plus un seul terroriste dans ce pays. Ils sont tous aux frontières. Non pas que nous ayons fait quelque chose pour cela, mais parce que, depuis notre coup d’Etat, tout le monde est terrorisé. Donc j’ai déjà fait tout le boulot.

Notre lutte contre l’isolement de notre pays, en isolant cette bande dite FNDD à la solde du maure vivant à Lemden. Notre stratégie pour les isoler est infaillible. Nous les laissons crier dehors et nous nous renforçons dedans. Ils appellent la communauté internationale à la rescousse, nous appelons la communauté nationale avec nos ressources. La communauté internationale ne connaît qu’un droit proportionnel à ses intérêts, la communauté nationale n’a que des intérêts proportionnels à la capacité du Trésor public.

Chers compatriotes,

Ainsi donc, je déclare ouvertes ces journées de concertation en souhaitant qu’elles aboutissent à des conclusions qui nous permettrons d’allant de l’avant. C’est-à-dire vers une transition qui, après rectification de la démocratie, permettra d’élire un nouveau président que nous aurons trouvé pour vous et qui sera insensible aux putschs à venir, au cas où lui viendrait l’idée de prendre un certain décret. Votre réflexion pendant ces journées de concertation devra nous permettre de mieux asseoir une « démocratie rectifiable » à volonté dans le courage, la propreté et la dignité.

Aussi je vous invite à bien vous concerter. A gagner en expérience en concertation pour que vous soyez encore plus à l’aise lors des prochaines journées de concertation au cours des autres transitions à venir à l’occasion des rectifications futures.

Enfin, Je salue votre présence à ces journées de concertation en sacrifiant votre dignité et en acceptant un coup de force qui vous enlève vos institutions et votre démocratie . C’est pourquoi je suis fier d’avoir fait ce coup d’Etat, car vous le méritez bien."

(Applaudissements sonores de ceux qui le méritent bien….très bien)

Ainsi "commencèrent" ces journées de concertation, qui reprendront....prochainement. Avec la venue du prochain rectificateur.



Pr ELY Mustapha

mercredi 24 décembre 2008

Incubes et Succubes du pouvoir

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Et si le « Sénateur » Mohsen Ould Hadj avait raison ?

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En prenant la peine d’écrire (ou de se faire écrire) un article (dans le Calame), le « sénateur » Mohsen Ould Hadj a décidé d’apporter publiquement sa « contribution » à la question de la légitimité de Sidioca.

De sa démonstration, au-delà de son éparpillement, on retiendra « l’idée force » : SIDIOCA serait sa propre Création

Hélas, et comme tout homme inconséquent, Mohsen a exactement produit l’effet inverse de ce qu’il pensait résulter de ses propos. Il a apporté la preuve de sa propre culpabilité et de celle des militaires.

En effet, contrairement à l’objectif que s’est assigné Mohsen Ould Hadj, son article publié dans le Calame, vient accuser sans équivoque les militaires.

On y apprend en effet, que les militaires de la transition ont induit tout un peuple en erreur en utilisant « Mohsen » pour leur trouver un candidat malléable et corvéable à merci. Qu’ils ont dilapidé les ressources publiques pour ce faire et qu’ils ont engagé durant 19 mois une grande mascarade faisant croire en un candidat ayant un programme, indépendant et qu’ils ont été totalement neutres dans cette élection.

Ce qu’avoue Mohsen, met les militaires dans une situation d’accusation qui explique exactement le pourquoi de leur retour au pouvoir. Ils ont tout manipulé depuis le 3 août 2005 et ils ont piétine la dignité et dénaturé la volonté de tout un peuple.

Et quand leur accusation sans équivoque vient de l’une de leur créatures« Mohsen » ,alors cela pèse lourd dans le témoignage à charge à verser au dossier du complot ourdi par les militaires contre la Mauritanie , son peuple et ses institutions depuis plus de 30 ans.

Alors la question qui résulte pour tout esprit doué de raison, après avoir lu Mohsen est la suivante :

Comment peut-on croire aujourd’hui, des militaires qui ont menti à tout un peuple, qui ont manigancé leurs coups, qui ont manipulé des élections et des électeurs et qui ont usé de trafic d’influence à tous les échelons du pouvoir pour faire élire un homme au mépris de tout un peuple ?

En somme, Mohsen en révélant ce que les militaires ont fait depuis le 3 Août 2005, vient aussi bêtement que cela nous dire que :

- Les militaires à la tête desquels se trouve Aziz sont de fieffés menteurs, que ce sont des traitres à la cause de leur pays, qu’ils ont tout trafiqué et qu’il a été leur propre « instrument » criminel.

- Le coup d’Etat du 6 Août 2008, est une continuité de cette mascarade et que tout ce qu'a dit Ould AbdelAziz dont notamment de « sauver le pays » est un mensonge éhonté visant uniquement à sauver son grade. Car tout ce qu’il a fait, précédemment, en trafic et manipulations montre que c’est un homme indigne de confiance. Car comment faire aujourd’hui confiance à ce même homme qui a fait tout cela ?

Conséquences : la « nouvelle transition » prônée par Aziz , et auxquelles appellent les "journées de concertation" sera encore une réutilisation de Mohsen et autres personnages similaires pour aboutir au même résultat de Mars 2007. Une nouvelle marionnette élue président, avec Aziz aux commandes.

Mohsen en avouant tout ce qu’il a dit contrairement à ce qu’il croit est bien tombé dans son propre piège. Car dans sa précipitation de montrer que Sidioca est sa « créature », il prouve davantage qu’il est lui-même une créature des militaires et qu’il a tout simplement accusé ses «amis » les militaires d’être manipulateurs et coupables de tous les malheurs institutionnels.

Voilà ce qui s’appelle mordre la main de celui qui vous nourrit. Même la race canine ne le fait point.

Et paradoxalement, c’est Mohsen Bel Hadj qui doit certainement prier pour que ce qu’il a dit ne soit pas vrai.

Car si cela était vrai, qui serait alors passible de la Haute Cour de Justice , de la Cour Criminelle , de la Cour martiale, de la forfaiture parlementaire et de la trahison électorale ?

Aziz, Mohsen et leurs créatures. Inccubes et succubes du pouvoir, au pouvoir. Un viol collectif de la dignité d’un peuple.

Pr ELY Mustapha

jeudi 18 décembre 2008

Des mules qui font des émules

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Une chaussure pour Bush ou comment les arabes ratent tout.



« Marche avec des sandales jusqu'à ce que la sagesse te procure des souliers. »

(Ibn Sina - Avicenne)



Bush l’avait bien dit à la suite de la CIA, il y avait bien une arme de destruction massive cachée en Irak. Il vient d’ailleurs de l’éviter de justesse. Un jet de sandales en pleine figure. Et il l’a esquivé dans un mouvement de haut en bas qui rappelle si bien la mimique d’un lapin de garenne.

Le Président de la première puissance du monde, vient d’expérimenter l’arme de destruction massive des irakiens. Et dire qu’il a envahi l’Irak, fait des millions de morts et pendu le président d’un pays indépendant, pour une paire de godasses.

Que Bush esquive une rafale de sandales sans coup férir, cela s’explique. Un cowboy c’est fait pour. Habitué aux coups de bottes , une sandale c’est du vent.

Mais si tout le monde s’attache à saluer le courage de ce journaliste et veut le défendre à cors et à cris, ce qui doit, au contraire, nous préoccuper davantage c’est comment il a raté bush !

Rater un éléphant dans un couloir était plus facile que de rater bush devant son micro.

Deux salves de sandales et pas une seule n’atteigne le capitaliste. IL esquive, se redresse. Esquive encore et se redresse. Et notre fier journaliste est plaqué au sol par l’armada de la sécurité.

Les arabes ne se battent plus qu’avec les sandales On devrait déclarer cela à la ligue arabe. L’arme absolue du mode arabe : les sandales. Leur dignité se conçoit désormais de bas en haut.

Mais même avec les sandales l’arabe rate sa cible. A moins de sandales avec des lunettes de visée ou à guidage infrarouge, les arabes rateront décidément tout.

Bush, grosse tête notoire, en costume sombre très voyant, à moins de trois mètres, sans protection nucléaire ni écran magnétique et notre journaliste le rate !

Ce journaliste se devrait d’être poursuivi, pour avoir , au nom des martyrs irakiens et d’autres peuples raté la baffe qu’il devait donner à Bush et montré, par la même, l’incapacité des arabes à réussir leurs objectifs même ceux qui consistent à manier l’une de leur redoutable arme de destruction massive : leurs sandales.

Mais au-delà de ce ratage spectaculaire, une chose reste désormais certaine

Le lancer de sandales de ce journaliste prouve que la grandeur d’un homme peut désormais se mesurer à l’impact de ses sandales,



Ce lancer de sandales à fait en une seconde ce que la ligue arabe depuis sa création n’a jamais pu faire : un geste de fierté.

Alors quelles leçons pour nous autres mauritaniens, habitués au jet occasionnel de chaussures de notre gente féminine effarouchée par notre goujaterie institutionnelle ?

Première leçon : les sandales du peuple peuvent contrer les bottes des militaires. Une sandale serait plus« rectificative » de la démocratie que les bottes de Aziz.

Deuxième leçon : Que le Front de défense de la démocratie fasse le compte de ses grosse pointures et s’en serve.

Troisième leçon : Empêcher le pouvoir traine-savate de réquisitionner les sandales de nos journalistes. Bien que ces dernier son plus enclins à jeter leur dévolu sur le pouvoir que leurs chaussures , l’exemple du journaliste irakien peut faire des é…mules.

Quatrième leçon : Ne compter que sur soi. Pas sur le monde arabe. On y trouve des sandales, au sens propre et figuré. On y trouve des journalistes au sens propre et figuré. Mais on n'y trouve pas de bons jeteurs de sandales. Et pour l’esquive, s’adresser à bush.

Et quand la dignité de nations tient à leurs sandales, il devient patriotique de s’en servir.

Le jet de sandales à inscrire désormais dans la Déclaration universelle des droits de l’homme :

« Tout peuple avili peut jeter sur celui qui l’avilit ses sandales. Ce droit est , contrairement aux sandales, inaliénable. »

Pr ELY Mustapha

mardi 9 décembre 2008

Pas si loin le Congo...

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Bonne fête à toutes et à tous.

Merci pour celles et ceux qui m'ont envoyé leurs messages de voeux. Je leur souhaite beaucoup de joie et de bonheur.

Tout comme je souhaite que notre pays puisse se sortir rapidement de l'impasse dans laquelle il se trouve grâce aux efforts des bonnes consciences. Et il n'en manque pas dans notre cher pays.

Enfin, si je n'ai pu répondre rapidement à tous, c'est que je travaille depuis quelques semaines pour la lutte judiciaire sous la bannière des Nations-Unies au Congo (RDC). Et souvent dans des zones inaccessibles au net.

Un article est cependant en cours. Et je vous remercie pour votre visite.

Pr ELY Mustapha

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Poésie de la douleur.