jeudi 15 mai 2008

Le coup de gueule d’un compatriote :

Un témoin du temps


J’ai reçu une lettre de Khalil ould Balla Gueye, un compatriote consultant en Allemagne aux fins de publications : Vous la trouverez ici. Mais y’aura-t-il, après cette lettre, « d’après » ?


La lettre de Balla Gueye est dangereuse à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle montre par excellence le ras-le-bol de la communauté mauritanienne à l’étranger, elle met en garde ensuite contre toute croyance en ce que les voiles de l’oubli aient couvert les faits et les actes de ceux qui ont conduit notre pays où il se trouve. Elle interpelle, enfin, chaque homme libre pour réagir en secouant les poussières de lâcheté qui ensevelissent sa conscience engourdie par des années de basse gouvernance.


Khalil, a utiisé les mots de tous les jours, pour dire ce que chacun vit tous les jours. Il a utilisé le « je » de la revolte contre soi et le « moi » du rejet de ce qu’endure l’autre, son prochain. Les paroles de khalil pourraient être mise dans la bouche de chacun de nous , seulement certains les tairont, d’autres les travestiront mais tous les sentiront en travers de la gorge. Combien de Balla Gueye comptons-nous? Tous nous avons envie de crier quelque chose qui nous reste en travers de la gorge. Khalil a su le dire , image à l’appui.

Mais qu’a-t-il dit ?

En mots simples et sans passion, il a dit que ceux qui ont détruit la Mauritanie et l’on pillé sont revenu au pouvoir et que donc ce qui a changé c’est le mal en pis.C’est justement ce qui se dit dans les salons en Mauritanie..autour d’un thé. Khalil balla gueye l’a dit sur internet autour d’un clavier.

Quelle différence ?

La différence est grande. A la lacheté des salons et des alcôves administratives et politques Balla Gueye a préféré le dire haut et fort. A la manière où nous aimons le dire. Loin de la duperie et du délit de facies. Bref, en homme libre.

Qu’a-t-il apporté de nouveau ?

Un appel à temoin. Un appel international pour que ceux qui savent disent ce qu’ils savent pour que ceux qui ne savent pas sachent à quoi s’en tenir. Et ceux qui ne savent pas ce ne sont pas les mauritaniens. Ceux-là savent tout.
De la villa cossues construite sur le sang des hémorragiques de nos hôpitaux nationaux, au bolide rutilant acquis sur les hématomes pirulants sans pansements des patients de nsos mourroirs médicaux, tout est sû là-bas. Mais ceux qui doivent savoir ne sont pas les Mauritaniens mais ceux-là même qui financent ceux qui entretiennent la souffrance et qui occupent les sphères du pouvoirs et les circuits économico-financiers mauritaniens. Un appel à temoin bien à propos. Et nous sommes des temoins de la gabegie et des crimes de notre temps.


Ce que enfin, Balla Gueye a écrit. Nous aurions tous pu l’écrire, mais il y a ceux qui ne peuvent l’écrire par peur, par lachété ou par intérêts. Un certain Khalil Balla gueye l’a écrit. Il aurait pu ne pas l’écrire,Lapalissade certes, mais il est certain en l’écrivant, il est entré de plain pied dans un combat qui est fortement le sein , le notre, le votre et celui de tous ceux qui croient encore en leur pays.

Combien de nos compatriotes, pourront réagir comme khalil ? Rares, par les temps qui courent (ou ceux qui ont couru). Une chose est certaine. Khalil, remplit un devoir de conscience et en cela il est respectable.

Seulement voilà, durant tant d’années sous une chappe de plomb les mauritaniens ont acquis une déformations cruciale dans la façon de juger les choses. Il ont appris à travestir, à mentir pour sauver un intérêt quelconque. Il ont ainsi développé face à l’adversité que constitue le pouvoir corrompu, un instinct de survie qui leur dicte un comportement de conservation (voir Darwin plus bas) au mépris de leurs valeurs. Aussi , la sincérité du discours de Balla Gueye est perçuE par certains comme « un règlement de compte » (pour ceux habitués à guéter les mauvaises intentions), « un discours passionné » (pour ceux qui aime la pensée aseptisée), dont l’auteur est aveuglé par une revanche sourde, « des paroles sans lendemain » (pour ceux qui ne croient plus à rien) d’un expatrié du bout du monde. En somme mille et une perceptions de ce que Khalil a bien voulu dire , mais il a, au-delà des perceptions des uns et des autres, le mérite de l’avoir dit. Et chacun en est temoin.

Mais quelles répercussions de cette expression publique de ce que chacun pense tout bas ?

Pour son auteur d’abord. Il est désormais connu que El khalil Ould Balla Gueye n’est pas de ceux qui machent leurs mots. Qu’il a le reflèxe de dénoncer l’injustice avec véhémence et persuasion quitte à indexer bien du monde.

Pour les effets ensuite, de ce qu’il a dénoncé et pour lequel il appelle témoins. La question est de savoir quels peuvent être ces témoins ? Ce ne peut être que des personnes ayant souffert d’injustice, ou d’organisations nationales et internationales, financières, politiques ou civiles qui peuvent apporter leur témoignage pour le passé et pour le présent.
Pour les organisations civiles et politiques nationales ou internationales, beaucoup d’entre-elles sont déjà montées au créneau dénonçant les actes des régimes passés (torture, déportation etc), il reste les organisations financières, internationales notamment, pour dénoncer les détournements des biens publics, les concussions et autres malversations qui ont conduit à l’endettement du pays, au pillage de ses ressources internes et externes, bref à financer la nomenclatura des Roumouz el Vessad.


Mais personne n’est dupe de la contribution des institutions financières internationales dans le maintien, sinon la perpétuation de telles pratiques. Pratiques qu’elles connaissent et qu’elles entérinent même souvent au nom d’une complaisance politique d’endettement et d’ajustement structurel (Voir mon article « Faut-il croire le FMI » http://haut-et-fort.blogspot.com/2008/03/dclaration-de-la-mission-fond-montaire.html.)


Ce ne sont pas ces institutions là qui vont servir de témoins, biens qu’elles soient des témoins de premier rang dans la catastrophe financière que vit le pays. La falsification des chiffres fournis au FMI en 2003 et 2004 par ceux-là même qui sont encore dans les rouages du pouvoir et qui a coûté à la Mauritanie plus de 86 millions de dollars en est l’exemple le plus récent. Le FMI y ‘était partie prenante (voir mon article précité).

Alors, quels témoins ?

Les mauritaniens eux-mêmes sont soumis à une vie sociale et économique intolérables, où la recherche de la subsistance quotidienne empêche de réflèchir à autre chose que de survivre. La peur les taraude face à une police totalement orientée vers la repression et qui a trouvé dans le « filon » salafiste une boite de Pandore pour y ranger tout et n’importe qui. Peur face à une justice qui n’en a que l’ombre et qui vit les interférences quotidienne du politique dans ses prétoires. Contre qui témoigner et contre quoi ? Sinon y laisser des plumes que personne ne vous fera repousser.

Quel est alors l’aboutissement final des reflexions de Balla Gueye ? En somme que faut-il faire ?


Simple. Il n ya que deux options. Respecter le régime démocratiquement élu et contribuer à son amélioration en dénonçant les déviations et en critiquant positivement afin qu’avec le temps et la prise de conscience progressive de la situation cela permettra d’améliorer les choses. Ou, seconde option, adopter le ligne dure politique ou militaire. Et Dieu sait que chacun de nous peut du jour au lendemain se transformer en opposant farouche et en guerrier indomptable qui combattrait s’il le faut les armes à la main. Cependant de ces deux options la première est la plus sage , la plus en phase avec les aspirations de chacun de nous pour un pays pacifique, se développant dans la paix avec le concours de tous ses enfants au pays et à l’étranger. Faisons que cela arrive.


Mais…


Il y a un « mais », et la réaction de Khalil, qui exprime des millions d'autres, montre que ce « mais », n’est pas à exclure. Car si avec le temps le peuple mauritanien ne trouve pas une issue au désespoir qu’il vit et que ceux qui entretiennent ce désespoir investissent encore le champ de ses espoirs politiques, alors l’imprévisible n’est pas à exclure. Comme fut imprévisble le coup de gueule de ce compatriote. Un coup de conscience au milieu d'un monde d'inconscience.


Pr ELY Mustapha

mardi 13 mai 2008

L'homme est-il issu d'une évolution?

Espèces d'humains

Nul doute que la situation de l'humanité appelle actuellement la relecture des classiques. Et de ces derniers, il en est un qui souleva une telle polémique que son auteur fut tantôt qualifié d'hérétique, tantôt de savant illuminé, toujours est-il que "l'origine (de l'évolution) des espèces" mit Darwin au centre d'un débât que beaucoup de scientifiques pensent clos.
"L'homme est issu d'un long processus d'évolution" qui du premier aquatique en passant par le quadrupède, jusqu'au primate permit d'aboutir à l'être bien pensant d'aujourd'hui.

Mais Darwin avait-il raison? Avons-nous réellement évolué d'une espèce se balançant aux arbres à celle se balançant à la gorge les unes des autres?

Tant de haine , tant de misère, tant de crimes contre l'humanité contrebalancent largement tout progrès que cette humanité croit avoir rélaisé dans son humanisme.

Avons-nous vraiment évolué?

En regardant l' orient et l'occident ensanglantés et en levant nos yeux vers les cîmes des arbres, on se rend compte qu'il ya bien plus de paix chez les singes que chez les hommes.

L'homme est-il donc vraiment issu de l'évolution des espèces?
Si les singes pouvaient parler, il vous diront certrainement que non. Et ils vous diront même que le fameux "chaînon manquant" que l'homme cherche depuis des siècles pour établir sa filiation à eux, n'existe que dans l'esprit de ceux qui veulent ennoblir l'homme en le mettant au rang du singe. Il vous diront même que si Darwin a peut-être découvert une théorie de l'évolution, c'est peut-être celle de l'évolution de l'homme non celle de l'humain.

Darwin avait-il raison?

Un ouvrage facile à lire, plein d'une rigueur scientifique et d'une méthode expérimentale remarquables qui font de ce naturaliste, au-dela de sa théorie et sa controverse, l'un des plus brillants chercheurs de son époque.

La théorie de l'évolution de Charles Darwin est à Mauritania Libris. A lire sous un arbre de préférence.


Pr ELY Mustapha

lundi 12 mai 2008

Le massage thaïlandais

Des pieds au sommet

Suivant les principes du massage thailandais, fort recommandé pour ceux dont la libido souffre de quelques écarts inattendus, il existe des points plantulaires (du pied humain) qui sont en connexion directe avec toutes les parties du corps. Les masser, fait un bien infini à ces parties là. Cependant un excès de massage donne l'effet inverse.

Le schéma plantulaire est représenté donc ici.


Et paradoxalement ce schéma est explicatif de la situation politique actuelle en Mauritanie: les Mauritaniens marchent trop souvent sur la pointe des pieds.

Evidemment: le livre "le massage thaïlandais" est à Mauritanie Libris. A consommer sans modération en se massant les pieds. Car franchement avec ce qui se passe au sommet (de l'Etat) mieux vaut s'occuper de ses pieds. Les siens.

Pr ELY Mustapha

De l'intérêt d'une thèse

Keynes dans le texte


C'est ainsi que Keynes introduisit sa fameuse "Théorie génèrale de l'emploi , de l'intérêt et de la monnaie":

"Pendant un siècle ou plus l'Économie Politique a été dominée en Angleterre par une conception orthodoxe. Ce n'est pas à dire qu'une doctrine immuable ait prévalu, bien au contraire ; la doctrine a évolué progressivement. Mais ses postulats, son esprit, sa méthode sont restés étonnamment les mêmes et une remarquable continuité se distingue à travers les changements. C'est dans cette orthodoxie en constante évolution que nous avons été élevé. Nous l'avons étudiée, enseignée, commentée dans nos écrits et sans doute les observateurs superficiels nous rangent-ils encore parmi ses adeptes. Les futurs historiens des doctrines considèreront que le présent ouvrage procède essentiellement de la même - tradition. Mais nous-mêmes, en écrivant ce livre et un autre ouvrage récent qui l'a préparé, nous avons senti que nous abandonnions cette orthodoxie, que nous réagissions fortement contre elle, que nous brisions des chaînes et conquerrions une liberté." (Préface à l'édition française de 1942)

Théorie qui fit le tour du monde, occupa les idées et les esprits, souleva mille et une contradictions, fonda des courants économiques en "neo" et en "archeo", tous keynésiens. Elle est dans la bibliothèque Mauritania Libris. Une référence incontournable pour qui veut remonter à la source.
Depuis que Keynes a d'ailleurs visité la Mauritanie, sa thèse devait forcément le suivre. (voici le lien de la visite: http://haut-et-fort.blogspot.com/2007/08/keynes-en-mauritanie.html )

Pr ELY Mustapha

dimanche 11 mai 2008

Le rire qui fait...réfléchir

Dictionnaire superflu, sans l'être.
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C'est Desproges. Celui qui disait: "L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote."

Un grand écrivain parti trop tôt et qui nous lègue l'une des plus belles collection de la littérature de l'ironie et du rire.

Son "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis" restera bien des siècles encore une référence dans la description relevée d'un humour à nul autre pareil du miasme populaire.

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Voici dans ce fameux dictionnaire un extrait de ce que l'on retrouve à la lettre "A":


A


Afrique, célèbre continent en forme de pomme de terre nouvelle.
La superficie de l’Afrique impose le respect. A part l’Amérique, l’Asie, l’Europe et, à moindre titre, l’Océanie, peu de continents peuvent se vanter d’être aussi vastes.
Au nord, l’Afrique est peuplée de chèvres, appelées biques, et d’Arabes, appelés également biques, mais de loin, car certains sont susceptibles.
Les Arabes, fréquemment mâtiné de Berbères, forment un peuple fier et orgueilleux avec un tapis sur l’épaule. Ils envahirent la France bien avant le mildiou, mais furent arrêtés à moitié, dans le Poitou. Nous leur devons les chiffres arabes, le chewing-gum arabique et la virilité glacée de nos tours sarrasines.

Au sud, l’Afrique est peuplée de Noirs qui répondent au nom de « Mamadou », sauf au Sahel où ils ne répondent rien du tout, à cause du sable dans les oreilles et de l’intolérable souffrance irradiant sans trêve leur paroi stomacale desséchée par la faim atroce et palpitante qui les raye un à un de la carte du monde dans l’indifférence placide des nantis du Nord assoupis dans leurs excès de mauvaises graisses. "
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Impayable Desproges.

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Pr ELY Mustapha

Les extraterrestres existent !

Je vous le disais..

Pour vous en convaincre lisez la nouvelle entrée de Mauritania libris , le livre de Jean-Pierre Petit « l’enquête sur les OVNI »
Un régal extraterrestre. Les extraterrestres sont partout et pas seulement chez-nous (voir article juste en-dessous).
Enfin, c'est peut-être pas les mêmes. Peut-être que ceux-ci n'aiment ni la soupe ni les meubles. Mais lisez quand même. 2012 c'est pas loin.
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Extraits du livre:
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"Jean-Pierre Petit, directeur de recherche au CNRS, physicien théoricien, est un authentique scientifique qui se définit lui-même comme rationaliste. De singulières aventures vont l'amener à s'intéresser progressivement au sujet OVNI, et même à s'y investir totalement au point de rendre indiscernables cette quête très particulière et son activité professionnelle.
Au-delà des événements rapportés dans cet ouvrage, une hypothèse se fait jour : dans les "hautes sphères" les gens sauraient parfaitement à quoi s'en tenir, mais tenteraient d'occulter la vérité en menant des opérations de désinformation, comme la création en 1977 d'un groupe chargé officiellement d'étudier le phénomène, qui, placé dans l'incapacité de produire un constat final négatif, pour fuir les questions gênantes des chercheurs, s'est sabordé précipitamment en décembre 1988 en dissolvant son propre conseil scientifique. L'un des anciens membres de ce conseil fantôme témoigne en qualifiant cette opération de trahison intellectuelle."
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Pr ELY Mustapha

Serions-nous gouvernés par des extraterrestres ?

La Soupe est sur le Meuble
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Non, l’hypothèse n’est pas folle-dingue du tout. Il y aurait bien des extra-terrestes dans le gouvernement mauritanien. D’ailleurs le langage que l’on vient d’entendre correspond très bien à un langage qui semble bien codé et qui est inaccessible à l’humain, humainement constitué. Ainsi, on a entendu des partis d’opposition dire qu’ils ne vont pas « aller à la soupe », ce qui reste à déchiffrer. Car la question existentielle est : « où est la soupe ? » La primature n’étant pas les resto du cœur, il faut bien savoir ce que «soupe », veut bien vouloir dire.

Ce langage est d’ailleurs un langage subliminal et n’appartient pas seulement aux extra-terrestres de l’opposition. D’ailleurs pour bien répondre à l’opposition dans le même langage codé, la primature a reçu…le leader du meuble ! (Non pas le leader de l'opposition de la tour d'ivoire, mais le leader de la tour du meuble).

En effet, franchement comment comprendre qu’un PM, durant une période cruciale de concertations pour la constitution d’un gouvernement dont l’urgence pour le pays est évidente, prenne le temps de rencontrer un PDG de société de meubles ? Sinon qu’il envoie des signes extraterrestres forts et codés . Qu’est-ce que cela peut bien signifier car on le sait les extraterrestres ne parlent (et n’applaudissent pas non plus) pour rien. Enfin, c’est ce qu’on dit dans leur microcosme.

Le « leader du meuble » à la Primature. Signe fort qui pourrait signifier que le gouvernement ne parlera plus la langue de bois, mais parlera par meubles entiers ! Ainsi ceux qui voudront le déchiffrer devront être soit commodes soit pinces-monseigneurs.

Ainsi au message codé de l’opposition (ou ce qui en reste) « nous n’irons pas à la soupe », la primature répond par un autre message non moins codé: « nous recevons les meubles ».

Et comme la soupe est à la primature, et que les meubles y sont aussi, que reste-il à l’opposition ?

La seule chose que l’opposition puisse espérer c’est qu’il y ait un cheveu dans la soupe …qui est sur le meuble. Hypothèse fort probable puisque actuellement, tout le microcosme se les arrache par touffes entières. Mais seconde question existentielle (non moins codée):« le cheveu de qui ? »….

Braves extraterrestres qu’aurions-nous fait sans vous ?

Pr ELY Mustapha

samedi 10 mai 2008

Le mur de l'insconscience

La carte de l'esclavage
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En grand format est en technicolor, la carte de l'esclavage dans le monde fait honte à l'humanité.
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Elle est dans la bibliothèque numérique.
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Accrochez-là si vous le pouvez sur le mur mais prenez garde: vous ne verrez plus votre mur comme avant.
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Pr ELY Mustapha

Mido Waawi Pular! Parlez-vous Poular ?

A jaraama !

Voici, un ouvrage exceptionnel et illustré pour apprendre le poular, une de nos belles langues nationales.

Un ouvrage qui entre à Mauritanie libris accompagné par:
  • - Un dictionnaire du poular
    - Un Manuel de la langue poular
    - Une étude pour comprendre la culture poular (Fulbe)

  • En effet, comment peut-on être une nation si l’on ne parle pas les langues des uns et des autres ?

  • En ontuma ! Ñallen e jam!


    Pr ELY Mustapha

Droguez-vous sainement…sur Mauritania libris.

Les dangers du haschich


« Le cannabis est la drogue la plus utilisée dans le monde. C'est aussi celle que la médecine connaît le moins.

Les dégats que cause le cannabis semblent être sous estimés et pour beaucoup ignorés. Ainsi avons nous choisi de synthétiser au mieux les dernières publications sur cette drogue en nous donnant les connaissances nécessaires neurobiologiques et anatomiques indispensables pour la maitrise du sujet.
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C’est par cette méthode que l’on peut comprendre les effets du haschich. » (Résumé de la thèse par son auteur)
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Une thèse de plus disponible sur Mauritania libris
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Une thèse à lire comme un livre… mais à ne pas fumer.
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Pr ELY Mustapha

vendredi 9 mai 2008

Du monde sur la bibliothèque numérique !

Une grande satisfaction et des projets à venir

Depuis son lancement, il y a une semaine, la bibliothèque numérique en ligne Mauritania libris, est un succès retentissant plus de 300 inscrits déjà !!! Et plus de 180 titres consultés .
De L’université du kentucky à celle du Maryland en passant par la SNIM, le ministère du pétrole, mauritel , toptechnologie , plusieurs administrations "gov.mr", mais aussi beaucoup d’utilisateurs employant des adresses mails d’annuaires etc…Bref, un monde de plus en plus important et cela nous ravit beaucoup.
Car nous avons la sensation que dans chaque livre que quelqu’un lit et que nous aurions aidé à mettre à sa disposition, il y a un savoir partagé qui nous rapproche davantage dans la communauté d’un savoir immense.

Tant il est vrai que le savoir qui n’est pas partagé ne saurait valoir.

Aussi nous avons augmenté la bande passante sur le serveur de la bibliothèque de 2 Megas mercredi au soir et nous sommes en train de "mirrorer" la bibliothèque sur un second serveur pour donner encore davantage d’accès aux utilisateurs qui vont en nombre croissant.

Enfin, nous annonçons incessamment la mise en ligne de l’une des plus grandes bibliothèques de références en texte intégral de la culture arabo-islamique avec plus de 1800 titres.

Les grandes références (550 titres) :

Abi daoud, Abi zoubeir el makki, Abou walid al andalousi, Al askalani, Al bayhaki, Al Boukhary, Al drami, Al hakem, Al Kortobi, Al shafi3i, Al sheibani, Al Tabarani, chankatli, Darghoutli, Ibn Al Kaym, Ibn Asaker, Ibn Daoud, Ibn haban, Ibn hishem, Ibn ishak, ibn jarir Altabari, Ibn Kathir, Ibn khazmiya, Ibn Maga, Ibn Rajeb Al Hanbaly, Ibn Taimiya, Imam Malek, Imam Muslem, Imam Nisaii, imam Tirmithi, Imem Ahmed Ibn Hambel, Med Naceur eddine al albani…

Les guides islamiques ( 400), les encyclopédies (50), les livres rares et précieux de la philosophie de la culture arabo-islamique ( plus de 500 ouvrages) sans compter les manuels scolaires d’instruction morale et réligieuse, d’enseignement du figh, d’oussoul eddine, de figh el gadda (jurisprudence) etc.

Cette biblithèque est intégralement en langue arabe et sera interfacée avec le blog que nous avions lancé en langue arabe (à l’adresse : http://alli-sawtak.blogspot.com/).

Le projet qui suivra est une bibliothèque de livres pour enfants. C’est une biliothèque à contenu bilingue (arabe-français). 186 ouvrages on déjà été obtenus. Elle sera une précieuse source bibliographique pour les parents et les enseignants des écoles primaires. Les collections dont nous disposons regroupent plusieurs titres chacune :

: أدب مكتبه ألأسرهla bibliothèque de la famille
أدب
عدد الكتب: 101
تكنولوجيا
عدد الكتب: 8
تاريخ
عدد الكتب: 24
جغرافيا
عدد الكتب: 11

ديانات
عدد الكتب: 16
علوم
عدد الكتب: 26

Cette bibliothèque ira en s’enrichissant. Et, comme, toutes les autres, enrichira chacun de nous.

Pr ELY Mustapha

jeudi 8 mai 2008

Les philosophes de la timidité

La thèse de doctorat de Karl Marx à Mauritania Libris.


« La différence dans la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure ». The Difference Between the Democritean and Epicurean Philosophy of Nature) 1841.

C’est une thèse qui fut présentée par Karl Marx pour l’obtention de son Doctorat et redigée ..en grec ancien. (Comme quoi, de nos jours, l’esprit de la recherche universitaire s’est évanoui.)

Marx écrit dans la préface de sa thèse:

« Maintenant seulement le moment est venu dans lequel les systèmes des Epicuriens, des Stoïciens et des Scepticiens peuvent être compris. Ils sont les philosophes de la timidité. Ces lignes montreront en tout cas à quel point si peu a été jusqu'ici réalisé pour résoudre ce problème.” (Extrait de la préface écrite en 1841) (Differenz der demokritischen und epikureischen Naturphilosophie)

N’ y a-t-il pas chez ces philosophes de la timidité une certaine ressemblance avec quelque opposition et ses leaders…dans un pays arabo-afro-bérbèrique d’Afrique de l’Ouest ?

Pr ELY Mustapha

N'attendez pas, lisez!

En attendant le prochain gouvernement, lisons.

30 romans classiques français en version intégrale viennent d'entrer à Mauritanie libris.

De Flaubert à Mirabeau. Lire pour ne pas se faire gouverner idiot.
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Pr ELY Mustapha

mercredi 7 mai 2008

Billet à chaud:

De la continuité du travail gouvernemental


La plus grande difficulté que rencontrent les gouvernements des Etats modernes est la continuité du travail gouvernemental.

Dans certains pays européens comme la Suisse, la volonté d’assurer dans les gouvernements à venir « la continuité gouvernementale » dicte même le choix des modes éléctifs. Ainsi dans ce pays, le Grand conseil avait récemment déclaré que : « Le système d’élection des membres du Conseil-exécutif a été discuté à plusieurs reprises dans le canton de Berne. La nouvelle Constitution cantonale confirme le choix du mode majoritaire, puisque l’élection des membres du gouvernement doit porter en tout premier lieu sur des personnalités. Le mode majoritaire est mieux fait que le mode proportionnel pour garantir la continuité et la stabilité du travail gouvernemental. Le système majoritaire est appliqué dans 24 cantons et demi-cantons. »

En effet, certains pays souffrent de façon dramatique de l’instabilité de leurs gouvernements empéchant ainsi toute possibilité d’un développement durable à travers l’exécution continue des politiques publiques.
C’est le cas de façon structurelle pour l’Italie avec sa pleiade de partis atomisés autour du pouvoir, c’est le cas récemment de la Belgique avec le « dilemme » Wallons-flamands à propos duquel un Démocrate-socialiste belge avait écrit :

« Le mensonge et l’instabilité gouvernementale, l’incapacité d’ assumer et de redresser l’incurie générale par faiblesse de pouvoir, voilà ce que nous propose le prochain gouvernement...!
Les vrais hommes d’Etat existent-ils encore dans notre pays ?
La rigueur belge est occupée à sombrer à une vitesse grandissante et laisse place à l’anarchie progressive, un manque d’autorité et de sécurité pour tous, dont le monde politicien de petits esprits, fortement limités, ne prévoient même pas la gravité de la situation, qu’ils s’imposent à eux-mêmes... Tristes sires... ! »[1]

Ne voyons-nous pas une certaine ressemblance avec ce qui arrive en Mauritanie ? Certes. Mais si en Belgique, ils ont les moyens économiques, sociaux et financiers de leur politique et peuvent se permettre une discontinuité gouvernementale, en Mauritanie, c’est l’hypothèque d’un développement qui tarde à venir. Parce que toute stabilité dans nos politiques publiques et dans ceux qui les exécutent est encore une affaire d’individus[2]. Pas d’hommes d’Etat.

Pr ELY Mustapha

[1] http://jorismichel.skynetblogs.be/post/5650456/instabilite-gouvernementale-la-fin-des-moyens
[2] Voir pour la définition "d’individus" en politique, mon article :

vendredi 2 mai 2008

Nul n'est sensé ignorer la loi

Tous les codes mauritaniens sont sur Mauritania libris!
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Pour vous inscrire sur la première bibliothèque numérique en ligne de Mauritanie cliquez ici.

Pr ELY Mustapha

jeudi 1 mai 2008

Mauritania libris

Mauritania Libris est une bibliothèque numérique que nous mettons en ligne au profit des étudiants, enseignants et chercheurs mauritaniens. Elle regroupe quelques centaines d'ouvrages toutes disciplines confondues.
Cette première bibliothèque numérique mauritanienne pluridisciplinaire s'enrichira chaque jour d'ouvrages et de références qui, nous l'espérons, contribueront au renforcement du savoir et de sa diffusion dans notre pays.


L'inscription, donnant accès à toutes les ressources de la bibliothèque est libre.


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Pr ELY Mustapha

lundi 28 avril 2008

Une semelle sénatoriale


La savate de Maalouma

En giflant un ministre avec sa chaussure on ne peut repartir avec l’arme du crime. Maalouma giflant le ministre avec sa chaussure serait repartie pieds nus. Extrêmement rare , en effet, dans l’actualité parlementaire internationale un ministre giflé avec une chaussure. Une gifle de la paume de la main, c’est plus commun. Mais une gifle avec une chaussure c’est rarissime. Alors pourquoi Maalouma s’est-elle référée à sa chaussure quand elle exprima l’intention ou plutôt l’expectative de gifler le ministre ? Et d'abord, pourquoi la chaussure tout court ?

I- Pourquoi utilise-ton la chaussure pour se défendre ?

La chaussure a, en psychologie, une haute valeur fétichiste. Elle exprime un attachement à soi, à sa stabilité et à son équilibre. Une chaussure qui se dérobe, un talon qui se casse et la dignité peut y prendre un grand coup proportionnnellement au nombre de personnes qui vous regardent.

Ôter sa chaussure pour accomplir un geste violent se traduit simplement par la volonté implicite de renoncer à la protection momentanée de son pied pour l’aplatir sur la figure de son prochain. Entrainant ainsi symboliquement, mais efficacement, un geste qui place la tête de l’adversaire à la hauteur du pied de son agresseur , ce qui n’est rien d’autre que l’attitude de celui qui marche sur le crâne de l’autre.
Cette symbolique de la rencontre de la chaussure et de la joue n’est pas dénuée de sens puisqu’elle prend sa source à l’origine dans le sentiment de celui qui s’arme de sa chaussure, qu’il a été agressé ou avilit par celui pour lequel le plat de la semelle est destiné. La chaussure, n’est donc pas seulement une continuite de l’habit mais un moyen d’expression de son ressentiment et une arme de rétablissement de la dignité bafouée au prorata de la dureté de la semelle.

II- Pourquoi une sénatrice utilise-t-elle sa chaussure ?

1. Ce qui est apparent

Lorsqu’on examine de plus prêt la situation dans laquelle notre éminente sénatrice a proposé d’utliser sa chaussure contre le faciès du ministre de la République, on ne peut que se dire qu’il s’agit d’une réaction d’une représentatrice d’une collectivité territoriale à l’encontre d’un ministre qui ne re présente que son département.
En somme, une réaction populaire contre une attitude bureaucratique. Seule la savate de Maalouma pouvait permettre d’en découdre. Et la sénatrice en choisissant sa chaussure a voulu exprimer, au-delà de la baffe, la situation de mépris dans laquelle on l’a placée et l’attitude méprisante des organisateurs. La chaussure est alors la plus indiquée pour confondre le chef du ministre avec la ligne basse des pâquerettes. Si la sénatrice n’a traduit son geste que dans ses paroles, il n’en demeure pas moins que même une tête à claques qui n’en reçoit pas reste, pour l'agressée, une tête à claques.

2. Ce qui transparaît

La savate de maalouma exprime bien plus qu’un simple geste non accompli à l’égard d’une personne qui fâche. La savate de Maalouma , c’est l’expression d’un ras-le-bol d’un mépris dans lequel est placée l’opposition en général et particulièrement ses militants. Les dirigeants quant à eux naviguent dans une autre sphère déconnéctée d’un réel qui les surprend.
Quand dans une opposition , des militants ne répondent même plus aux injonctions de leur direction (affaire maire de Tevragh zeina) ou quand un parti de l’opposition crie vengeance à l’éagrd d’un autre parti de l’opposition (Cas de tawassoul contre le RFD), quand l’opposition est prise dans le tourbillon de ses contradictions, de ses dissensions et de sa mauvaise gestion des évènements (engourdie par les concertations infinies avec le pouvoir) , il y a un affaiblissement généralisé, un vent de dissenssion dont profite le pouvoir en place. Une opposition neutralisée et qui se déchire, n’engendre pas le respect. Un irrespect qui se traduit jusque dans le mépris affiché à l’égard de ses militants laissés aux portes d’un palais des congrès.

La savate de maalouma, est une interpellation médiatisée sur une situation de fait qui, si elle perdure, aurait des conséquences fâcheuses sur l’image de l’opposition ou ce qu’il en reste.
Faudrait-il qu'une sénatrice brandisse dans une république démocratique sa chaussure pour prendre conscience de la dérive partisane ? Son talon d’Achille.

Pr ELY Mustapha

samedi 26 avril 2008

Le descendant de Antar Ibnou Cheddad a dit:

La Mauritanie, un pays qui vit sur ses ancêtres


كن ابن من شئت واكتسب أدباً
يغنيك محمـوده عن النسـب

إن الفتى من يقول : ها أنـا ذا
ليس الفتى من يقول : كان أبي


Il est étonnant de vouloir être quelque chose en se référant à sa lignée. La Mauritanie, un pays extrémement pauvre, qui vit une misère sociale, économique et humaine de tous les jours et tout le monde se targue d'une noblesse qui sied mal à son environnement et à ses actes.

La question existentielle est : peut-on être si noble et vivre dans un pays si appauvri par sa « noblesse »?
La noblesse est-elle dans la lignée ou dans les actes ?

Chaque mauritanien a son arbre généalogique pour faire de l'ombre à son prochain. Un pays désert où il y a tellement d'arbres qui ne produisent aucun fruit. Sinon celui d'une noblesse déplacée d'un pays déclassé dans le concert des nations.
Les mauritaniens ont excélé dans leurs références généalogiques pour prouver on ne sait plus quoi. Peut-être qu’à défaut de devenir, ils veulent être...ce qu'ils furent. Il est plus facile (sinon plus lache) de vivre dans le passé que dans le présent. Surtout quand le présent exige des sacrifices.

Pourquoi se référe-t-on à son arbre généalogique en Mauritanie ?

a- La fonction socio-psychologique de vouloir prouver qu’on est bien né.

En Mauritanie, personne ne s’aventurerait à se présenter comme un znagui, ou un elheimi ou même comme un forgeron. C’est une sous race, des "intouchables , des moins que rien. Des sous-hommes et des sous-femmes… Par contre se présenter comme" d’une lignée guérrière, zouaya, chérifienne et autres c’est plus acceptable. Quand on est fils ou fille de personne, on ne doit ni apparaître ni paraître.

Il faut dire que l’ancien régime avait exarcerbé cette situation où on accusait une tribu de monopoliser le pouvoir et donc la tribu a pris une importance institutionnelle particulière. Elle était devenue le refuge et le bouclier que l’on utilisait pour se défendre.
La revalorisation de l’appartenace à la tribu a éclipsé celle de l’appartenance à la nation. Mais la tribu n’est pas en elle-même un danger ce qui l’est par contre c’est de croire que par sa lignée on est plus précieux que d’ autres, qu’on a un "plus" par rapport à d’autres et pire encore, qu’on est dans les grâces Dieu. Et qu’en s'annonçant comme tel on est forcément sous la bénédiction divine. Ainsi par sa descendance guerrière on sera plus aptes à guerroyer que d’autres ou par sa descendance chérifienne on est de facto béni par l’éternel.

b- Charité bien ordonnée commence par soi-même : le descendant de guerrier.

Je sus à 25 ans que j’étais de la tribu guérrière des Oulad Nasser de la fraction des « Laa'natra ». Donc que j’étais un descendant direct de sa seigneurie "Antarata el Abbsy". L’inénarrable guerrier et poête , celui qui déroutait les armées par son sabre et les poêtes par sa langue.

Je le sus, hélas tardivement (car ça aurait expliqué pourquoi je terrorisais mes petits amis d’enfance), que j’étais de sang royal et que je l’étais d’une noblesse à toute épreuve. Prouvée et signée. Donc , il n y avait rien à dire, j’étais de la race des seigneurs. Seulement voilà, je n’avais ni cour ni de droit de cuissage sur qui ce soit.
Et je me demandais d’ailleurs si, à force de l’éloignement de génération en génération depuis la lointaine Arabie et les croisements multiples de mes ancêtres traversant les mille et une contrées afro-berbères, en multipliant les épousailles et les alliances, si donc mon sang royal n’était pas tellement dilué que l’on n’y retrouverait à peine un globule rouge appartenant à mon illustre arrière (exponentiel) ancêtre.
Mais c’était confortable d’être de la race des seigneurs et de se dire qu’après tout c’est le nom qui compte. Et je devrais d’ailleurs réclamer à cors et à cris qu’il y a une erreur dans mon état civil et que mon vrai nom était « Mustapha Ibnou Cheddad », ou « Ould Cheddad » pour rester un peu Mauritanien; car à vrai dire si nous nous rattachions tous aux abbassides ou aux ommeyades, nous devrions émigrer ("rebrousser chemin" serait mieux) au Moyen orient. Et nous devons faire vite pour au moins profiter du pétrole qui nous reste là-bas puisque le pétrole du pays dans lequel nous nous sommes installés est de mauvaise qualité ou plutôt la qualité de ceux qui en profitent est mauvaise.

Mais voilà, je sus aussi que ce n’est pas mon aieul qui viendra m’appporter mon pain quotidien et qu’un nom quel qu’il soit ne nourrit pas son homme. A quoi servait-il de déclamer que l’on est fils de seigneur si l’on n'agit pas comme les seigneurs. A quoi sert-il de dire que l’on est descendant d’une noblesse quelconque si nos actes n’expriment ni la noblesse du geste , ni moins encore la noblesse du cœur.

Les mauritaniens devraient adopter un emblème national similaire à celui des français. : Le coq. Le coq est, dît-on, le seul animal qui chante avec les pattes dans la boue.

Se rattacher à une tribu quoraichites quelconque si ce n’est du grand Hijjaz ou tout au moins du lointain Cham ne sert à rien, car même si cela était prouvé, cela ne donnerait à aucun Mauritanien le droit d’un visa pour aller en pélérinage…chez ses ancêtres.

Mais qu’est-ce que cela rapporte à notre pays, cette continuelle volonté de vouloir être descendant d’un "grand quelqu’un" ?

c- Des exemples publics récents : les chérifs dans les medias.

Deux cas de déclaration de lignée publiquement déclarée récemment se retrouvent dans l’interview accordée par la l’épouse du Président de la République à un journal et dans un article d’un ancien directeur général de la Snim .
A une question posée par un journal qui l’interviewait la première dame répondît ainsi :

« Vous conviendrez avec moi qu’il n’est point aisé de se présenter soi-même, mais je tâcherai quand même de le faire. Je suis Khattou Bint El boukhary, descendante d’une lignée Chérif ».

Un ancien directeur général de la Snim parlant de lui-même à l’occasion d’une réponse au chef de l’Etat : «(...) C’est cependant toujours le même homme, fier de son origine Quraïchite par son aïeul éponyme paternel Abderrahmane Rakkaz et son aïeul Menny (pseudonyme de Fatimetou), fille de l’Imam El Hadramy, de l’épopée de Boubakar Ben Amer et ses compagnons et de l’histoire de la confédération tribale Idoïch ( …) »

Mais les exemples peuvent être multipliés car chaque mauritanien s’attache à son origine et peut souvent remonter très loin dans son arbre généalogique.
Connaître ses racines est une bonne chose. Car on ne peut, dît-on, connaître où l’on va si l’on ne sait pas d’où l’on vient.

Cependant, le Mauritanien s’en sert pour entrainer une présomption de bonne foi à son égard.
On est de telle lignée ou de telle autre donc forcèment on est dans une situation meilleure que les autres. Si ce n'était pas le cas, pourquoi s’évertue-t-on alors à déclamer sa lignée patriarcale ou matriarcale ?

La question est d’autant plus grave qu’elle peut même être constitutive d’une hérésie car Dieu n’a-t-il pas dît que le plus proche de Dieu est le plus croyant d’entre-vous. (إن أكرمكم عند اللهِ أتقاكم )
Et cette croyance en Dieu, signifie que l’on souscrit à toutes les prescriptions de notre sainte réligion.
Prescriptions qui mettent l’homme dans un perpétuel jugement par rapport à ses actes et non par rapport à sa lignée ou à sa descendance...
Que vous soyez descendant direct de tous les rois d’orient ou d’occident ou de tous les saints de la terre, vous ne pouvez vous prévaloir de cette lignée pour justifier vos actes ni devant Dieu ni devant les hommes.

Que les Mauritaniens comprennent que les puissantes nations d’aujourd’hui se sont bâties justement en reconnaissant que tout développement se doit d’être bâti sur l’humain et autour de l’humain, détaché de tout préjugé quant à ses origines ou à sa descendance. Et que le plus valeureux de leurs ancêtres n’est pas un prétexte pour justifier une mauvaise guerre et que le plus chérif de leurs ancêtre n’est pas un prétexte pour prouver sa bonne foi. Car qu'adviendrait-il alors des lois, de la nation et de l'Etat ?
Sinon une concentration d’humains qui chantent les louanges de leur lignée ancestrale dans une misère qu'ils tirent directement de la lignée de leurs actes .

Pr ELY Mustapha (Ould Antar Ibnou Cheddad)

vendredi 25 avril 2008

L’ambassade qui a perdu la mémoire

40 ans d’archives diplomatiques et consulaires détruites


Lorsque les archives disparaissent , la mémoire s’en va et personne ne plus dire ce qui fut faux et ce qui fut vrai.






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Dans l’administration des affaires humaines que réalise l’Etat au profit des ses citoyens, les archives ne sont pas seulement des liasses de papiers ou des rames d’écrits empilés, c’est ce qui prouve l’existence de l’évènement, du fait, de l’acte. En somme ce qui rattache le citoyen à son Etat. Sans les archives, les citoyens n’existent pas car rien ne prouverait qu’ils le sont. Sans les archives aucune situtaion de droit ne peut être prouvée ni dans le temps ni le dans l’espace. Les archives sont le rattachement à une situation juridique (de naissance, de nationalité, de fonction) sans laquelle, c’est le vide existentiel. C’est la porte ouverte à la contestation permanente d’un droit, d’un acquis, d’une situation dont nul ne peut prouver l’inexistence faute d’archive. Sans les archives, enfin, l’Etat lui-même est contestable. Et les institutions qui le réprésentent le sont encore davantage.



L’ambassade de mauritanie en Tunisie, n’a plus d’archives. 40 ans d’archives réduites à néant. 40 ans d’une mémoire de coopération, de gestion de relations diplomatique et consulaire consignant les actes juridiques au profit des mauritaniens en Tunisie depuis l’indépendance à nos jours, de gestion budgétaire et comptables représentant les précieux documents de contrôle de finances publiques du poste diplomatique et consulaire, toutes les archives sont dans un état de destruction avancée sinon complétement détruites. (Nous avions consacré un article précédent à la situation de la résidence de l'ambassade où se trouvent ces archives: voir lien:





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Il est urgent que l’Etat prenne des mesures pour que les ambassades accordent plus d’importance à leurs archives. Car sans les archives, il n’ y a plus de mémoire et une ambassade qui a perdu sa mémoire ne peut plus reconnaître les ressortissants du pays qu’elle représente.

Si la maladie d’Alzheimer « est une maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales »(wikipedia), il ne fait pas de doute que la destruction des archives entraine chez les administrations publiques la perte progressive et irréversible de leurs fonctions vitales : servir le citoyen et conserver la mémoire de la nation.
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Pr ELY Mustapha

jeudi 24 avril 2008

Les perles hebdomadaires de la république

Des ministres qui font de l'effet.


Palme de bronze au conseil des ministres du mercredi : effet placebo.

« Le Ministre de l'Intérieur a présenté une communication relative à la situation intérieure. ».

Voilà un ministre de l’intérieur, enfermé à l’intérieur de son département qui connait bien la situation de l’intérieur, mais pas celle de l’extérieur.
Ce que l’on devrait désormais demander au ministre de l’intérieur c’est de présenter « une communication sur la situation extérieure ».

Aux pays des émirs qui se baladent à l’extérieur, que pourrait dire un ministre qui confond la situation intérieure du pays avec la situation intérieure de son département. C’est l’effet placebo.

L’effet « placebo » est, le procédé par lequel une personne guérit de sa maladie parce qu’elle croit en la valeur « guérissante » d’un produit dont on lui fait croire que c’était un médicament,alors qu’il n’en était pas un !
C’est l’existence même du ministre qui nous protége pas ce qu’il fait.

Donc , laissons le ministre de l’intérieur à l’intérieur car on retrouvera les émirs à l’extérieur en restant à l’intérieur.

Palme d’argent au Ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile : effet Mayo

Refutant des « déclarations irresponsables» qui lui ont été attribuées par les parlementaires du RFD , le ministre a dit :
«Les propos que j’ai tenus dans une plénière du Sénat sont consultables dans les archives de la Télévision de Mauritanie. Je représentais le Gouvernement dans cette pleiniere et j’ai abordé les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les débats sur le projet de loi relatif au statut l’Opposition démocratique. Ce que j’ai dit, je vais vous le répéter. A vous de juger !
J’ai dit que l’Opposition a échoué à trouver un compromis sur une vision commune concernant le projet de loi sur l’Opposition démocratique
. Un Sénateur ou une Sénatrice de l’Opposition m’a alors demandé de retirer mes propos.»

Le plus important, chez ce ministre ce n’est pas qu’il sache qu’il a provoqué l’opposition (dont il n’a que faire), mais plus important pour lui : c’est qu’il sait qu’il etait filmé. C’est l’effet Mayo

En psychologie, l'effet Mayo décrit la situation dans laquelle les résultats d'une expérience ne sont pas dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets ont conscience de participer à une expérience dans laquelle ils sont testés, ce qui se traduit généralement par une plus grande motivation.(wikipedia)

Un individu se sentant filmé développe forcément des comportement différents, le Ministre l’a bien compris « il est dans les archives de la télévision » . Donc infaillible. Même s'il ne sait pas si c'est "un Sénateur" ou c'est une "sénatrice" qui lui a demandé de retirer ses propos. Une star en tournage ne s'occupe pas du sexe des anges....

La palme d’or revient à la ministre de l’éducation nationale : Aphasie polyglotte

A la télévison, Madame Nebghouha Mint Mohamed Vall, ministre de l'Education Nationale a ainsi répondu à un journaliste qui avait posé sa question en français et qui désirait qu’elle lui réponde dans la même langue :

"Je peux parler en français, j'ai pas de problème. Mais j'estime que les autres (les Arabes ou arabophones) ont besoin de comprendre ce que je dis!"

Donc les arabes ne comprendraient pas si la ministre répondait en français et les négro-africains ne comprendraient pas si elle parlait en arabe. Donc que faire ? Simple : Répondre en arabe. C’est l’aphasie polyglotte.

L’aphasie polyglotte consiste, subitement ou à la suite d’un évenement ,à perdre l’usage momentané ou permanent d’une langue que l’on connaissait.

Diagnostic et remède par un psycholinguiste : « …il est important que le patient soit examiné par un monolingue dans chacune de ses langues et par un bilingue lorsqu’on étudie deux langues simultanément. Cela a pour but que, lorsqu’on évalue une langue du patient, l’autre soit totalement désactivée puisque le patient sait qu’il a une personne monolingue en face de lui, alors que s’il avait une personne bilingue en face de lui, il pourrait mettre en place une stratégie communicative de mélange entre les langues. Par contre, lorsque le patient est étudié en mode bilingue, il est important qu’il ait une personne bilingue en face de lui pour qu’il se sente totalement libre dans les mélanges qu’il va réaliser.[1] »

Mais sommes-nous là en face d’une aphasie polyglotte ou d’une aphasie politique ?
En Mauritanie, la première moins fréquente est guérissable. La seconde non guérissable est une endémie.
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Pr ELY Mustapha
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[1] http://pontt.over-blog.org/article-2990233.html et travaux du professeur Francois Grosjean (Université de Neuchâtel) sur l’aphasie. Voir aussi : http://www.francoisgrosjean.ch/aphasia_en.html

mercredi 23 avril 2008

Les lectures du blog

T H I N K -A G A I N
Israel
By Gershom Gorenberg

"Israel Is a Successful Democracy"

- Sort of.

"Israel Is a Jewish State"

- Not in the way you think.

"Israel Was Born of the Holocaust"

- No.

"Israel’s Existence Is in Danger"

- Not anymore.

"A Nuclear Iran Would Destroy Israel"

- No.

"The Israel Lobby Controls U.S. Policy"

- Never.


Conclusion:
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At 60, Israel is neither a perfect democracy, nor a Jewish ghetto imperiled by Iranian Nazis, nor a puppet master indirectly controlling Washington. It is more democratic than its neighbors, more reliably pro-Western, and more successful economically and militarily. Nonetheless, it faces the classic dilemmas of a nation-state dealing with minorities, borders, and neighbors. In other words, it is best understood as a real place, not a country of myth.


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Israël est une forme de démocratie , Israel est un Etat juif mais pas comme on le pense; Israël n'est pas né de l'holocauste; Israël n'est pas en danger; un Iran nucléaire ne detruira pas Israël; le lobby israélien ne contrôle pas la politique des Etats-Unis...
Après 60 ans, Israël n'est pas une démocratie parfaite, ni un ghetto juif menacé par les nazis iraniens, ni non plus une marionette contrôlée indirectement par Washington. Israël est plus démocratique que ses voisins, sûrement plus pro-occidental, et a plus de succès économiques et militaires. Toutefois, Israël est confronté au dilemme classique de l'Etat-nation avec ses minorités, ses frontières et ses voisins.
En d'autres termes, on comprend mieux, Israël comme un vrai endroit (une réalité), pas un pays-mythe.

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Comme on le constate, l'auteur de cet article n' y va pas de main morte. Mais qu'ont fait les arabes pour démentir tout cela? Think Twice.


Pr ELY Mustapha.
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Ps: Pour respecter le copyright, ceci n'est qu'un extrait de l'article susvisé paru à la Revue Foreign Policy . Quant à la traduction, elle est faîte à nos risques et périls.

lundi 21 avril 2008

De la gestion du patrimoine de l'Etat

Où sont les crédits alloués à la restauration de l’ambassade de Mauritanie à Tunis ?















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L’Etat mauritanien gère mal son patrimoine. L’exemple le plus frappant est celui des locaux de l’ambassade de Mauritanie à Tunis. En effet, depuis 2004, laissée en « jachère », la somptueuse villa qui depuis plus de trente ans abrite l’ambassade de Mauritanie à Tunis est dans un état des plus déplorables. Entrainant à la fois des effets sur l’image du pays et des questionnements quant à sa capacité à gérer son patrimoine.



I- L’Etat des lieux : une image que l’on ternit, un patrimoine que l’on gaspille.

Les locaux que l’ambasssade a abandonnés sont en réalité une spacieuse résidence , appartenant à l’Etat Mauritanien et qui est depuis cinq ans laissée dans un état de délabrement avancé. Située dans l’un des plus riches et des plus beaux quartiers de Tunis, cette Villa a été du jour au lendemain abandonnée pour une location à quelques encablures plus loin.











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Cette villa de très haut standing a donc été tout simplement laissée à l’abandon, portes et fenêtres ouvertes au vent

Aujourd’hui les intempéries ont réduit à néant les précieuses boiseries, les vitraux ont éclaté, son beau jardin, complétement détruit, est laissé aux ronces et les plantes sauvages occupent jusque les vérandas. Tout l’équipement mobilier à été dérobé, les radiateurs centraux l’ont été aussi. Il ne reste plus que des murs noircis.Les armoires électriques ont été pillées , les arroseurs et les canalisations de jardin ont disparu. Les portails se sont rouillés et la cour renferme des amas de détritus qui dénotent de l’insalubrité avancée des lieux. Un laisser-aller qui ne profite ni au patrimoine du pays ni à son image.






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En effet, ce qui ajoute encore à la gravité des choses , c’est qu’il est notoirement connu qu’il s’agit depuis toujours des locaux de l’ambassade de la République Islamique de Mauritanie. En effet cette villa a été occupée par l’ambassade depuis plus de trente cinq ans . Ce qui ternit l’image du pays quant à son incapacité à gérer son patrimoine même en terre étrangère

II-Les crédits existent: qu'attend-t-on pour réhabiliter les locaux de l’ambassade ?
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Cela fait quatre mois déjà que la loi de finances pour la gestion 2008 a été votée. Et dans cette loi de finances figure une importante allocation budgétaire destinée à la restauration des locaux de l’ambassade de Mauritanie à Tunis.
En effet, le budget de l’Etat pour 2008 prévoit un sous-chapitre 02 « Réhabilitation et extension des batiments diplomatiques de Tunis et de Madrid. » (du chapitre 13 (Direction des batiments) du budget d’investissement du Ministère de l’Equipement de l’urbanisme et de l’habitat-Titre 60) . Ce sous chapitre alloue 300 millions d’ouguiyas à ces deux ambassades. Et pourtant rien n’ a encore été fait. Un appel d’offres a été semble-t-il réalisé et adjugé il y a trois ans à un cabinet d’architecture et de batiment mais depuis c’est le silence total.
En attendant, c’est ce coûteux patrimoine de l’Etat mauritanien qui va en se détériorant et c’est toujours l’Etat mauritanien qui continue à supporter les lourds frais locatifs de son ambassade à Tunis.
Est-ce cela la bonne gestion dans un Etat qui a aujourd'hui plus que jamais besoin de ses ressources? De toutes ses ressources.
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Pr ELY Mustapha

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Poésie de la douleur.