Ce n’est pas parce
qu’un bâtonnier, honteusement, vous a remis sa robe, qu’un juge, se déjugeant, vous
a fait allégeance, que des intellectuels ont renié leur dignité, pour servir, bassement,
votre cour que vous devrez compter sur leur clémence quand vous serez parti.
Ils se retourneront contre vous à la même vitesse où ils vous ont rejoint. Car
depuis que les régimes militaires ont assujetti ce peuple, « les vices
sont devenus des vertus ».
Alors accrochez-vous et ne
quittez pas le pouvoir car ce qui vous attend, sera à la mesure de
l’ingratitude de vos serviteurs. Ce qui, vous vous en doutez bien, est
incommensurable.
Quelle conclusion mécanique
pourriez-vous en tirer ?
La voici : n’importe quel
juge d’instruction pourra lancer contre vous un mandat d’arrêt (international,
si nécessaire) pour détournement de biens publics, de
« génocide » économique, de fraude, de dilapidation des biens publics
et même un procès pour...coups d’Etat.
Pour vous éclairer, voici une
ébauche de plaidoirie à votre procès (par contumace ?) que n’importe quel
avocat pourrait tenir (en votre absence, bien entendu) :
«Monsieur le Président, votre
honneur, honorables assesseurs,
En prenant par la force le
pouvoir en Mauritanie, Ould Abdelaziz a balayé d’un revers de baïonnette tous
les espoirs d’un peuple.
Il a avili toute une nation, il a
miné l’administration, crée la zizanie et la division au sein de la population,
il a pillé les ressources publiques, vidé les caisses de l’Etat, soumis le pays
à la pire des pauvretés, confisqué le développement du pays, hypothéqué ses
relations économiques, corrompu ses cadres, spolié ses valeurs et réduit ses
enfants à la misère courtisane… Et voilà qu’il se réfugie en toute impunité
auprès d’un pays ami ! Ce n’est pas le culot qui manque à ce mécanicien
d’infanterie qui a si bien tripoté la machine-Etat qu’à défaut de pouvoir la
faire démarrer décide de l’abandonner sur la pente de ses méfaits.
Le général Ould Abdelaziz devra
rendre compte de tout le mal, qu’il a causé au pays durant ses deux mandats. Il
a mis le pays au banc du monde, il en a fait le pays de ceux qui ne méritent
pas la démocratie. Un peuple de berbéro-arabo-négro-africains qu’il a spolié et
réduit en détraqués chercheurs d’or fictif qui sont la risée de toute la
planète. Il en a fait un pays que les dictatures arabes et autres veulent
récupérer en en faisant l’exemple même de ce qui pourrait le mieux arriver à
ceux qui aspireraient à la Démocratie.
Le général en cavale Ould Abdel Aziz
doit rendre compte des crimes sociaux et économiques qu’il a commis. Il doit
rendre compte pénalement et martialement de ses actes de trahison à l’égard de
la nation et de ses dirigeants élus.
Pour les crimes économiques, ould
Abdel Aziz laisse un pays exsangue dont les populations se démènent dans le
dénuement le plus absolu, dont les hôpitaux sont des mouroirs et les enfants
étalés dans les rues entre mendicité, drogue, prostitution et criminalité. Il
est accusé d’avoir vidé les caisses de l’Etat et les maigres ressources de la
nation dans son ambition personnelle, démesurée et sa soif d’un pouvoir qu’il a
voulu conserver au mépris de l’intérêt de tout un peuple.
Il a encouragé une mafia de
fonctionnaires et de politiques, issus tant du législatif, de l’exécutif que du
judicaire par lesquels il s’est assuré l’assujettissement de franges entières
de la population. Il a exploité les tribus, les oulémas, et même les étrangers
pour s’allier à sa cause. Il a usé pour cela du Trésor public, de ses ministres
qui négocient des contrats déséquilibrés et qui bradent les ressources
nationales pour une reconnaissance du général et de sa junte. Il a corrompu les
médias, transformé la presse officielle en ondes et papiers de mensonges
ridiculisant jusque l’Etat lui-même
Ould Abdel Aziz doit être accusé
d’avoir dilapidé les biens publics et reconnu coupable de détournement de biens
publics et tous ceux qui ont soufferts de sa mégalomanie sont invités à se
constituer partie civile, en somme tout le peuple.
Un mandat d’arrêt doit être lancé
contre lui pour avoir durant ses années embrigadé et mis tout un peuple dans un camp
de concentration en usant de la peur et de la menace et en emprisonnant à tour
de bras en manipulant, à travers des magistrats véreux, le système judiciaire.
Monsieur le Président, votre
honneur, honorables assesseurs,
D’avoir privé des populations
entières de leurs maigres ressources entrainant leur mort dans les hôpitaux
faute de soins, en les privant des infrastructures qui assurent leur protection
et leurs survies, en les réduisant à la mendicité quotidienne sans espoir de
relèvement, Ould Abdel Aziz se doit d’être poursuivi là où il se trouve !
Le taux de mortalité infantile n a fait que
croitre, l’espérance de vie s’est détériorée, l’éducation bat de l’aile, et
aucune réalisation sociale ou économique ne s’est faite. Tirant le pays encore
davantage dans les affres des pays les plus sous-développés et les plus
endettés.
Ould Abdel Aziz doit rendre
compte de ses actes devant la justice. Tant à l’échelle nationale
qu’internationale.
A l’échelle nationale, il doit
subir des sanctions que tout putschiste se doit de subir à savoir l’application
des dispositions répressives du code pénal. Et aucune amnistie, ni disposition
constitutionnelle n’est recevable à l’encontre du génocide socio-économique
d’un peuple et de son devenir.
Il doit rendre compte :
- des agissements de sa famille : un fils impuni, détenteurs d’armes à feu, ayant porté gravement atteinte à l’intégrité physique d’une personne innocente et qui court encore les rues ; mieux encore il est gestionnaire d’une association familiale appelée avec euphémisme Fondation.
- des biens et de l’usage des biens d’une fondation qui s’est fondée au mépris de toutes les lois de la gestion et des finances publiques
- de l’enrichissement faramineux de ses proches et moins proches
- des exactions subis par des centaines d’opposants à son régime
- des jugements de tribunaux auto-administrés par l’exécutif à l’encontre de mouvements politiques.
- de la criminalité qui a pris son essor en Mauritanie et qui est entretenue pour engendrer la peur des citoyens.
- de l’appauvrissement du pays et de la détérioration des revenus des ménages.
- du pillage des richesses du pays par une nomenklatura à laquelle il n’a apporté aucune limite
- de l’octroi des marchés publics à la parentèle et autres commerçants véreux
- du bradage et de la vente des institutions de l’Education et de la culture au profit de marchands d’accointance.
- de la corruption qui gangrène le pays et qu’il a laissé faire.
Monsieur le Président, votre
honneur, honorables assesseurs,
Le général Abdelaziz est coupable
jusque dans l’origine de son accès au pouvoir au mépris de toute une nation.
Ainsi, le général Ould Abdelaziz
s’étant opposé au décret du Président de la République le limogeant il soit se
voir appliquer la loi pénale notamment :
ART. 182. - Tout fonctionnaire
public, agent ou préposé du gouvernement, de quelque état et grade qu'il soit,
qui aura requis ou ordonné, fait requérir l'action ou l'emploi de la force
publique contre l'exécution d'une loi ou contre la perception d'une
contribution légale, ou contre l'exécution soit d'une ordonnance ou d'un mandat
de justice, soit de tout autre ordre émané de l'autorité légitime, sera puni de
la réclusion.
ART. 183. - Si cette réquisition
ou cet ordre ont été suivis de leur effet, la peine sera le maximum de la réclusion.
ART. 189. - Tout fonctionnaire
public révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement qui, après en avoir
eu connaissance officielle, aura continué l'exercice de ses fonctions, ou qui,
étant électif ou temporaire, les aura exercées après avoir été remplacé, sera
puni d'un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et d'une
amende de 5.000 à 40.000 UM. Il sera interdit de l'exercice de toute fonction
publique, pour cinq ans au moins et pour dix ans au plus à compter du jour où
il aura subi sa peine, le tout sans préjudice de plus fortes peines portées
contre les officiers ou les commandants militaires par l'article 87 du présent
code.
Et voici les articles 87 et suivants :
ART. 87. - Ceux qui, sans droit
ou motif légitime, auront pris un commandement militaire quelconque, ceux qui,
contre l'avis du gouvernement, auront retenu un tel commandement, les
commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée après que le
licenciement ou la séparation en auront été ordonnés seront punis des travaux
forcés à perpétuité.
ART. 88. - Lorsque l'une des
infractions prévues aux articles 83, 85, 86 et 87 aura été exécutée ou
simplement tentée avec usage d'armes, la peine sera la mort.
A ces dispositions s’ajoutent
celles prévues par le code militaire pour la trahison, la rébellion et la prise
des armes contre les autorités de commandement
Ould Abdel Aziz se devrait de
passer en justice et ce n’est pas en quittant son siège usurpé de chef de
l’Etat qu’il échappera à la sanction.
En effet, c’est bien plus
l’impunité dans laquelle baignent les putschistes depuis 1978 qui motive les
coups d’Etat que la soif de pouvoir elle-même.
Tous ceux qui ont fait des coups
d’Etat avaient calculé d’avance leurs « intérêts », dont le moindre est de
s’enrichir et de partir rejoindre la vie civile sans être inquiétés.
Pourquoi refait-on les coups
d’Etat ? Parce que ceux qui les réalisent reprennent le plus normalement du
monde leur vie militaire ou regagnent la vie civile avec en prime les poches
pleines et l’avenir assuré par le pillage.
Tous ceux qui ont mis à genou le
pays durant des dizaines d’années de putsch ont donné l’exemple de cette
impunité qui motive les putschistes d’aujourd’hui et qui motivera davantage
ceux de demain.
Il faut que chacun rende compte
de ses actes. Les militaires putschistes aussi bien que leurs sbires et autres
malfrats civils qui les ont soutenus dans leurs forfaits devront être jugés.
Si l’on ne jugule pas cette
impunité, la Mauritanie ne se relèvera jamais.
Monsieur le Président, votre
honneur, honorables assesseurs,
Ould Abdel Aziz ne doit pas
échapper à un procès en bonne et due forme, que toutes les forces vives de la
nation se doivent de réclamer aux juridictions nationales et internationales.
Et ce ne sera que justice pour le présent et pour l’avenir.
A l’échelle de la criminalité
punie par les juridictions internationales, ould Abdel Aziz est passible de
crimes graves.
En effet, lorsque l’on prive des
populations entières, durant des années, de leurs moyens de subsistance et
qu’on les réduise à vivre dans la misère et la maladie, n’est-ce pas
l’équivalent d’un génocide à moyen terme. Acte dont les conséquences sont aussi
désastreuses sur la vie des pauvres gens qu’un génocide froidement exécuté par
les armes.
Si l’on devait de comptabiliser
combien d’individus , hommes, femmes et enfants sont morts trop tôt ou de
maladies, de malnutrition ou de manque de soins et de médicaments du fait des
politiques prédatrices des régimes militaires précédents et actuels , le nombre
équivaudrait bien au pire des génocides, en Europe, en Asie et dans le reste de
l’Afrique.
Les putschistes ont causé des «
génocides » lents. Une mort lente de milliers de personnes dont les instruments
ne sont pas des armes mais dont les conséquences sont les mêmes : la mort et le
désarroi des populations.
C’est ainsi que les crimes
économiques commis par ces juntes, constituent des crimes contre l’humanité et
se doivent d’y être, par leurs effets similaires, assimilés. Une vie assassinée
par une balle, et une autre morte de privation des ressources élémentaires de
survie, n’est-ce pas toujours une vie que l’on a enlevée ?
Ould Abdel Aziz, en partant, a laissé
les caisses de l’Etat vides, il a laissé des concessions de ressources
naturelles bradées aux compagnies étrangères. Il a laissé une administration
paralysée par des années de gestion par des fonctionnaires incompétents et véreux
nommés à la faveur d’un soutien à sa personne.
Ould Abdel Aziz en partant, aura
creusé davantage le sous-développement du pays, réduit encore pour plusieurs
années les chances d’un quelconque développement, et a fait du pays l’otage futur
des grands argentiers de la planète qui ne manqueront pas, vus ses besoins en
ressources, à le mettre à genou sous l’endettement que Ould Abdelaziz n’a fait
qu’aggraver.
En effet durant tout ce temps
passé par la force à la tête de l’Etat, le taux de croissance effectif du pays fut
et reste encore largement négatif, un pays dont le revenu national (provenant
d’une rente minière et halieutique) a fondu comme neige au soleil, dont les
réserves en devises (surévaluées) rivalisent avec le niveau de la mer et dont
les entreprises ne produisent plus rien et où le chômage toutes catégories
confondues est une catastrophe et une menace pour le lendemain. La crise frappant
toute la planète, la Mauritanie a été plongée dans les abysses de la mendicité
à venir et de la dépendance perpétuelle.
Monsieur le Président, votre
honneur, honorables assesseurs,
En trente ans, et suite aux coups
d’Etats successifs que Ould Abdelaziz a perpétués, la société mauritanienne a
été dénaturée
La société mauritanienne était
bâtie sur une universalité de codes éthiques et de valeurs sociales qui lui
donnaient sa dimension de respect et de tolérance. Celle où l’on se devait
d’être bon, sage et meilleur en tout. Non pas seulement pour soi mais aussi
pour sa famille et pour son pays. Il y avait dans cette société une fierté et
une dignité qui prenaient leurs sources non pas dans l’appropriation
matérielle, mais dans la possession de l’éducation et du savoir. Cadres et
repères de l’homme en société.
Cette société où la parole était d’or et où
l’attachement se faisait plus à la personne elle-même, à son origine, à son
savoir, à son éducation qu’à ses biens et ses atours.
Une société matériellement pauvre
et spirituellement gigantesque. Cette société où s’entremêlaient la foi, la
dignité et le courage. Une société où le courage n’ignorait pas la tolérance et
la dignité le pardon.
A cause de ces régimes militaires
qui ont perpétué, la violence, la cupidité et la misère, la société
mauritanienne d’aujourd’hui, s’entre-déchire autour d’une personne, d’un bien,
d’une autorité, d’un pouvoir. Elle a perdu la foi qui maintenait sa cohésion et
la conviction en un devenir commun. La société, à force de faire du pouvoir son
centre d’intérêt et son ultime sujet, est devenue le reflet de ce pouvoir. Elle
a confectionné ses attitudes, ses valeurs et son mode de vie à l’image de ce
qui la préoccupe depuis des décennies : le pouvoir.
Ce n’est pas la société qui a
imprimé ses valeurs au politique mais l’inverse. Entrainant ainsi une
reproduction jusque dans la sphère sociale, des tensions qui l’animent et des
tares qui le minent. Les dissensions, l’agressivité partisane, la corruption,
le népotisme, l’inimitié, l’esprit revanchard et l’intolérance ont conquis une
société entièrement assujettie au politique.
Les conséquences en sont une
perte de repère pour toute une société et, à travers elle, sa jeunesse. Les
batailles qui se livrent au sommet trouvent leur reproduction dans la violence
sociale et la criminalité galopante. Le respect n’a plus de sens puisque ce
sont ces personnes qui au pouvoir donnent le mauvais exemple et qui montrent
les formes les plus évidentes de l’intolérance et de la cupidité.
Brassée durant des décennies par
des régimes politiques entièrement extravertis ne se préoccupant que de
conquérir, d’assujettir et de s’enrichir, au mépris du peuple et de sa culture,
au mépris de son idéal et de ses valeurs, la société en est devenue le reflet.
Aussi tout ce que se passe
actuellement au sommet de l’Etat et tout ce qui s’y est passé durant ces
dernières années n’a pu trouver une réaction de rejet du profond de la société,
car elle en est une fidèle reproduction. La société n’est plus le frein au
rejet des valeurs, elle accompagne ce rejet, l’applaudit et l’admet. Et tous
ceux qui ont conquis le pouvoir par la force savent pertinemment qu’ils peuvent
compter sur l’immobilisme de cette société qui « accusera le coup » et qu’ils
sauront l’associer à leurs méfaits.
Ould Abdel Aziz a été le continuateur
et le fidèle reflet de ce génocide d’un peuple par la strangulation de ses valeurs.
Maintenant devenue une société
conditionné, préparée à l’assujettissement et dont « l’élite » cupide et
intéressée, véritable courroie néfaste de transmission entre la société et le
pouvoir, la mettra dans l’escarcelle de ce dernier. Une élite participant à
l’instrumentalisation politique d’une société sans repères et sans idéal.
Cette société est « rétroactivement »
morte ! Car tolérer toutes les
violences qu’on lui fait depuis tant d’années à travers des putschs successifs
hypothéquant sa volonté, son développement et son devenir est la preuve
évidente de son décès !
Ould Abdelaziz a continué l’enterrement
des valeurs au nom des vices qui sont devenus des vertus prônés par son
pouvoir !
Cette société est définitivement
classable dans les rayons de l’ethnologie sous l’étiquette : « société détruite
par absorption de son énergie vitale par un pouvoir parasite ».
Ould Abdel Aziz devra-t-il au nom
d’une quelconque manœuvre politique partir comme il est venu ?
Non. Ni notre conscience d’humain,
ni celle de tout Mauritanien ne permettra une telle impunité.
Et ce n’est pas en faisant jouer
des concessions pour sortir de la crise, et dont notamment son départ, qui fera
oublier qu’il est responsable depuis plusieurs années et notamment depuis
l’exécrable putsch qu’il a commis le 6 Août 2008 des malheurs que vit notre
pays.
Le général limogé Ould Abdel Aziz
devra rendre compte devant le peuple et la justice du gouffre dans lequel il a
jeté, avec ses compagnons, le pays. Et à travers lui tous les putschistes qui
ont détruit le pays.
Car si Ould Abdel Aziz quitte en
toute impunité, on ne résoudra pas la véritable crise qui est celle de tout un
pays pris aujourd’hui en otage et qui le restera encore et toujours.
Aussi nous demandons aux
autorités judicaires, conformément aux dispositions 109 et suivantes du code de
procédure pénale mauritanien, qu’un mandat d’arrêt soit immédiatement lancé
contre Ould Abdelaziz.
Nous refusons l’impunité, car
l’impunité est, et restera toujours le gage des putschistes d’hier,
d’aujourd’hui et de demain.
Ainsi nous avons dit. » (Fin de plaidoirie)
Notez, cependant monsieur le général
Aziz que l’avocat qui fera cette plaidoirie et le juge d’instruction qui
lancera le mandat d’arrêt contre vous se sont tus pendant toutes ces années où
vous étiez au pouvoir.
Agissez ! Demandez à
supprimer le Sénat, ou n’importe quelle autre institution constitutionnelle
pourvu que cela vous permette de réviser la constitution. Révision, belle
occasion, qui permettra à vos juristes, en service commandé, de faire une
pirouette juridique, insérant une disposition, qui sera favorable à votre maintien
au pouvoir.
Ne quittez pas le pouvoir !
Dialoguez et « faites dialoguer »
l’opposition jusqu’à épuisement. Faîtes-lui croire que vous êtes sincère et
qu’elle aura une portion du « gâteau-Etat ». Mais surtout ne cherchez
pas l’avocat qui aurait à prononcer, en votre absence, cette plaidoirie. Il est
quelque part dans le subconscient de toute un Nation meurtrie. Introuvable,
jusqu’au jour dit.
Pr ELY Mustapha
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